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Economie

Opération de séduction des agriculteurs et les pêcheurs togolais à la 10eme Foire Internationale de Lomé

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Ils n’ont pas voulu rester en marge de ce grand rendez-vous commercial du Togo. Sur invitation de leur ministère de tutelle, les agriculteurs et pêcheurs togolais sont venus vanter leurs produits sans état d’âmes.

 

Contrairement aux autres stands, les leurs ont connu moins d’affluence. ourtant Ils sont garnis de produits bio : maïs, fonio, riz et quelques tubercules tel que l’igname, du manioc.. Dans une ambiance de jour ordinaire, ils échangent avec les visiteurs qui essaient de s’approcher d’eux pour essayer de savoir les raisons de leur présence à ladite foire. Leur réponse reste la même : faire connaître à leurs compatriotes leurs cultures puis les commercialisées.

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Une fois près de ces stands, on est saisi par l’ingéniosité des membres des différentes coopératives venues de toutes les régions du Togo. Le travail se fait de manière professionnelle. Chacune d’elles faute d’usine de transformation est obligée de les transformer pour éviter qu’ils pourrissent. C’est le cas de la coopérative TEKAWU de Hiheatro.

Spécialisés dans la culture du niébé, du fonio du riz et soja ses membres ont trouvé une solution pour conserver les produits afin de les exporter dans des conditions optimales. C’est le cas du soja et du niébé.

 

La FRUPA /M, (faitière régionale de l’union des producteurs d’ananas de la région maritime) tout comme la coopérative de TEKAWU, elle transforme l’ananas en jus embouteillé dans les normes pour l’exportation et la commercialisation sur place.

 

 Les difficultés n’en manquent pas

Les arguments pour convaincre les clients sont légion. « Nos récoltes sont sans engrais chimique et leurs système de production n’est pas biologique et n’a aucun effet sur l’environnement et l’homme. » a laissé attendre M.Tekawu Mensah président de la coopérative TEKAWU, avec beaucoup de sérénité. Il a beau avoir des de beaux arguments mais ceux-ci ne semble pas retenir l’attention de tous les consommateurs locaux. Lesquels préfèrent plutôt les produits importés.

A ce problème vient s’ajouter ceux des moyens de produits, toujours rudimentaires, celui de stockage et surtout de transformation. De la côte de la FRUPA/M, c’est la même situation. Faute d’usine de transformation, il lui est obligé de vendre ces récoltes par tas à la bonne femme au lieu du kilo. Cela représente pour lui une énorme perte financière. Le seul appui dont ils bénéficient est : l’encadrement de l’INTRA et de l’UAR (union des agriculteurs de la région des plateaux).

 Le secteur de la pêche n’est pas épargné.

Dans leur stand un impressionnant dispositif de réfrigération. Et pour cause, l’Union des Coopératives de Pêche Maritime,(UNICOOPEMA) est venue à cette foire avec leurs prises dans le souci de les faire connaître. Les prises sont impressionnantes. Une variété de poissons mis au frais pour d’éventuel client. Malgré les moyens artisanaux utilisés, le rendement est plus ou moins acceptable. Douze (12) milles tonnes par an. Cela ne réjouit tout de même pas le gestionnaire d’UNICOOPEMA, Emmanuel Tokpo.

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Pour lui, les moyens qu’ils utilisent sont rudimentaires il aimerait de cet fait avoir plus de moyens pour investir dans le matériel plus professionnels. Tout comme les autres ils font face à la concurrence des produits aléthiques importés. « Peu de personne achète nos produits »  explique t-il. Mais cela ne les a pas empêché de réaliser certains projets. Au rang desquels : la maison des pêcheurs, une poissonnerie et un magasin de vente des articles de pêche à la poissonnerie.

 

Daniel Addeh

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