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Le Nord-Mali meurt de faim

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Ça ne va pas au Nord- Mali. Les villes occupées par les Islamistes sombrent dans l’asphyxie économique. Les habitants vivent sous le poids de plus en plus pesant de la domination jihadiste; l’essoufflement, aussi, dû aux efforts fournis pour vivre, ou pour survivre, « alors que tout manque», rapporte Abdu, un commerçant.

 

«Les étals du marché « Washington » et de celui aux légumes, les deux lieux de ravitaillement de la ville, sont quasiment vides ou fermés. Les familles les plus démunies ne mangent plus qu’une fois par jour. »

 

Quelques sacs de riz envoyés par le Haut Conseil Islamique du Mali ou le Collectif des ressortissants du nord (Coren), une organisation de la société civile qui regroupe des déplacés parviennent de Bamako. Le reste des vivres arrive par camion de l’Algérie : des pâtes alimentaires, de l’huile, du sucre, du lait en poudre…

 

Comme à Tombouctou, le soutien économique des islamistes armés est désormais restreint; l’électricité, jusqu’à récemment pourvue gratuitement 12 heures par jour, n’est plus disponible qu’entre 18 heures et minuit. Économie de guerre en vue de la reprise des affrontements? « Aux portes de la ville, les bruits de tirs sont plus fréquents ces derniers jours », assure Abdu. La police islamique est nerveuse, les contrôles de routine sont plus pressants.

 

Firmin Teko Agbo

 

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