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La Tunisie confrontée à la vague de violences

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Stupeur en Tunisie. Malgré la trêve de l’Aïd el-Kébir, les salafistes n’hésitent pas à recourir à l’ultra-violence pour faire régner leur ordre moral à Douar Hicher, en banlieue de Tunis. Pendant ce temps, les tensions entre partis politiques se font plus vives que jamais, sur fond de première lecture à l’Assemblée du projet de Constitution.
 
 
Les salafistes n’hésitent pas à recourir à l’ultra-violence pour faire régner leur ordre moral à Douar Hicher, en banlieue de Tunis Les habitants de Douar Hicher, quartier populaire en périphérie de Tunis, sont abasourdis. Depuis mardi 30 octobre au soir, leur quartier est bouclé par les salafistes qui ont perdu au moins deux des leurs dans des affrontements avec les forces de l’ordre.
 
 
Tirs à balles réelles et gaz lacrymogène de la police répondent aux cocktails Molotov et aux assauts à l’arme blanche des jihadistes.
 
 
Precisons que tout a commencé le second jour de l’Aïd el-Kébir, quand les partisans d’Abou Iyadh s’en sont pris à des débiteurs clandestins d’alcool. Dans un déchaînement de violence barbare, inattendue et inhabituelle en Tunisie, ils ont coupé trois doigts à un vendeur et gravement blessé un agent de la garde nationale. Depuis, les tensions se sont exacerbées et la surenchère dans la violence semble sans limites.
 
 
Ils  n’ont pas de revendications précises ces Salafistes. Avec un argumentaire confus, ils accusent le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, ancien parti au pouvoir, dissous) ainsi que la formation Nidaa Tounes de Beji Caïd Essebsi de vouloir semer le trouble. Mais ils s’en prennent aussi au gouvernement. Il faut dire que la situation leur profite : ils gagnent en visibilité dans les médias et les prêches en leur faveur abondent dans les mosquées qui sont sous leur coupe.
 
 
Firmin teko Agbo
 
 
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