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L’opposition Congolaise loin de s’entendre en ce moment crucial

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Des mésententes constatées au sein de l’opposition Congolaise. La présidentielle et les législatives du 28 novembre 2011 ont donné lieu à de nombreuses et virulentes contestations qui continuent d’alimenter les conversations. Le fait le plus marquant de la présidentielle à un tour aura été l’incapacité de l’opposition à se mettre d’accord pour présenter un seul candidat. La guerre des ego entre les Tshisekedi, Kamerhe et Kengo a en effet empêché tout dialogue constructif, donnant raison à ceux qui pensent que, dans cette opposition, chacun privilégie d’abord ses propres intérêts.

 

Pis, cette difficulté des ténors de l’opposition à s’entendre a incité des observateurs à conclure que certains opposants amusaient la galerie et n’avaient aucune intention d’accéder au pouvoir, tandis que d’autres faisaient tout simplement le jeu de la majorité.

 

Pour Étienne Tshisekedi wa Mulumba, c’est  le ralliement des autres à sa personne. « Tshisekedi, c’est le manichéisme absolu », commente l’un de ses anciens collaborateurs. « Quand il ne trouve pas son compte, rien ne lui importe. Le consensus ayant été impossible à établir, les conditions de la défaite étaient réunies. »

 

Il faut noter que, avant les élections, on a aussi vu le principal parti d’opposition d’alors, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), adopter une attitude étrange en décidant de présenter la candidature de son président, Jean-Pierre Bemba, pourtant détenu à La Haye. Cette posture a conduit au départ de François Muamba, son secrétaire général, qui s’attendait à défendre les couleurs du MLC. « Dans ce pays, ce qu’on appelle un parti politique ne se forme pas autour d’un projet de société », déplore-t-il.

 

Firmin Teko Agbo

 

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