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Quelques retouches a certaines institutions de la République Sénégalaise

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Le sénat et la Vice-présidence de la République en voie de suppression au Senegal. Hier, des projets de lois très importants pour l’organisation des pouvoirs de la République ont été adoptés. Adoptés à la majorité des présents, ceux-ci prévoient rien de moins que la suppression du Sénat et de la vice-présidence, deux institutions très décriées car elles coûtent beaucoup d’argent en ces temps de crise financière et de restrictions budgétaires.

 

Selon un Député de la majorité, le Sénat et la vice-présidence n’ont été d’aucune valeur ajoutée pour la démocratie sénégalaise.
 
Les projets de lois seront prochainement présentés au Sénat, qui devra voter en quelque sorte son auto-dissolution, puis au Congrès, c’est à dire à la réunion des deux chambres de la représentation nationale. Enfin, ce sera au président de la République en personne, Macky Sall, de valider les modifications apportées par les élus.
 
Il faut retenir que les 45 membres du Sénat étaient élus par les grands électeurs et 55 étaient nommés par le chef de l’État. Les élections prévues dimanche le 16 septembre pour renouveler cette chambre dont ont été de fait annulées.
 
Le 29 août dernier, Macky Sall avait annoncé vouloir procéder à la suppression du Sénat pour redéployer son budget – pas loin de 8 milliards de F CFA ( plus de 12 millions d’euros) afin de lutter contre les inondations qui ont fait de nombreuses victimes ces dernières semaines au Sénégal.
 
 
En ce qui concerne le poste  de vice-président auquel était affecté un budget annuel de deux milliards de francs CFA (plus de 3 millions d’euros), il n’a jamais été occupé depuis sa création en juin 2009.
 
 
L’institution avait été au cœur d’une immense polémique en juin 2011 quand l’ancien président, Abdoulaye Wade, avait essayé de faire adopter un projet de loi prévoyant qu’en cas de démission, d’empêchement définitif ou de décès en cours de mandat, le président de la République serait remplacé par le vice-président.
 
 
Beaucoup avaient alors soupçonné Wade de vouloir nommer son fils et ministre, Karim Wade, à ce poste stratégique.
 
Firmin Teko Agbo
 
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