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Ghana / Election 2012 : L’Union syndicale demande un arrêt ciblé du processus électoral

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L’Union des Syndicats du Ghana (GTUC) appelle à la suspension des élections dans les 45 nouvelles circonscriptions électorales  à créer dans le pays jusqu’à ce que le processus électoral en cours ne s’achève.

 

Pour le GTUC qui a fait cette demande le jeudi dernier à Accra par la voix de son secrétaire général, Kofi Asamoah, la loi juridique qui permettra l’organisation des élections dans les dites nouvelles circonscriptions électorales ne pourra pas être mise en vigueur à deux mois du scrutin. Pour toute raison, l’Union soutient que qu’il sera difficile à la Commission Electorale (EC) et les partis politiques de déployer de la logistique adéquate et du personnel pour veiller à la supervision des élections dans ces localités.

 

De la polémique qui entoure la décision de la CE de créer  les 45 nouvelles circonscriptions électorales au Ghana, l’Union des syndicats vient de faire connaitre sa position en demandant aux acteurs concernés par les préparatifs et l’organisation des élections à faire marche arrière.

 

En parlant des conséquences regrettables post-électorales qu’on voit souvent ailleurs, Kofi Asamoah a reconnu que la violence qui résulte souvent de l’issue des élections est la perception d’une forme d’injustice nourrie par l’idée que le système électoral  favorise d’un côté le parti au pouvoir et de l’autre coté, il crée un manque de confiance chez les autres acteurs dans le processus électoral.

 

Apres avoir formulé sa demande de suspension du vote dans les milieux concernés, le GTUC a indiqué que dans le but de préserver la paix avant, pendant et après les élections de décembre 2012, il est de son ressort qu’elle fasse cette mise au point au sujet de la création des 45 nouvelles circonscriptions électorales.

 

Rappelons qu’à quelques semaines de la tenue des élections générales au Ghana, le projet de la création des 45 nouvelles circonspections électorales ne requiert toujours pas l’assentiment de certains ghanéens et partis politiques de l’opposition.  Le projet de loi est toujours en débat au parlement.

 

A ceux qui ont récemment menacé de tuer Afari Gyan, le président de la Commission Electorale, l’intéressé a répondu que personne ne peut l’intimider et qu’il continuera d’exercer ses fonctions comme prescrit par la loi. En ce sens Afari Gyan ajoutera que la Commission ira de l’avant pour créer les 45 nouvelles circonscriptions électorales afin de s’acquitter de son mandat constitutionnel.

 

C.A.

 

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