pub
International

Affaire Robert Guei revient sur le tapis en Cote d’Ivoire

Advertisement
On en finit toujours pas avec la justice Ivoirienne à moins une semaine, avant que la prescription décennale ne frappe le dossier de l’assassinat du général Robert Gueï, ex-chef de junte tué dans des circonstances obscures, le 19 septembre 2002, le jour même du déclenchement de la rébellion des Forces nouvelles contre Laurent Gbagbo.
 
 
Suite à la plainte de la famille et des ayants-droit du général Gueï, le parquet militaire d’Abidjan a ouvert mardi 11 septembre une enquête sur l’affaire qui déchaîne les passions depuis dix ans. «J’ai commencé les auditions ce matin», a déclaré le procureur militaire Ange Kessi.
 
 
Malgré les promesses de l’ancien président Laurent Gbagbo, la précédente plainte déposée par le parti fondé par le général Gueï, l’Union pour la Démocratie et pour la Paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), n’avait jamais abouti. L’ouverture de l’enquête a donc été bien accueillie par le parti. «C’est une joie immense qui nous anime à l’annonce de cette nouvelle. Nous souhaitons que l’enquête aboutisse pour connaître les mains obscures qui ont commandité cet assassinat», a expliqué Jean Blé Guirao, secrétaire général adjoint de l’UDPCI.
 
 
Pour rappel,Robert Gueï avait été battu par Laurent Gbagbo à la présidentielle d’octobre 2000, et c’est la rue qui avait réussi à le chasser du pouvoir alors qu’il tentait de s’y maintenir.
 
 
 
 
Il était âgé de 61 ans quand il avait été assassiné, ainsi que son épouse, le 19 septembre 2002. Ce jour-là, un putsch manqué contre Laurent Gbagbo avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l’ouest du pays par la rébellion des Forces nouvelles, dirigée par Guillaume Soro.
 
 
Robert Gueï avait été accusé par le pouvoir de Laurent Gbagbo d’être derrière le coup de force. Et les partisans de Gueï ont toujours attribué à l’ancien président la responsabilité de la mort de leur chef, ce que le camp Gbagbo a toujours récusé. Selon une source proche du dossier, le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », ancien responsable de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, est considéré comme le suspect numéro un.
 
 
Celui-ci est également considéré comme suspect dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer, survenue en 2004 à Abidjan, et dans la mise en place des « escadrons de la mort », des groupes accusés d’exécutions extrajudiciaires.
 
Firmin Teko Agbo
 
Togoportail, toute l’information à votre portée
 
Advertisement