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Politique

Révolution Kpatima, Acte II : Le CST et le gouvernement tiennent un langage de sourd

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Dans un communiqué rendu public, le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales a précisé aux membres du CST que les manifestations publiques prévues par ce mois d’Août n’auront pas lieu, à certains points stratégiques de Lomé y compris le carrefour Deckon, lieu prévu pour le Sit-in. Ceci pour permettre au togolais et opérateurs économiques de vaquer librement à leurs occupations et à la liberté de circulation des populations.

Ceci « dans le souci de prémunir l’ensemble des citoyens non concernés par les manifestations contre les risques d’incidents et en vue de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations » précise le communiqué. Le Collectif Sauvons le Togo, de son coté maintien son programme et son itinéraire.

Voici le communiqué du ministère de l’Administration territoriale

Le ministre de l’Administration territoriale et ses collègues de la sécurité et des Droits de l’Homme ont reçu ce 14 août 2012 une délégation du collectif « Sauvons le Togo » (CST).
Cette rencontre fait suite à une invitation des autorités pour une prise de contact pour des échanges.
L’ordre du jour a porté essentiellement sur les activités du collectif et en particulier l’organisation des manifestations sur la voie publique.
Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère empreinte de courtoisie, de convivialité et de respect mutuel.

Au cours des échanges, la délégation du CST a fait part de ses préoccupations relatives aux difficultés rencontrées dans le cadre de l’organisation des manifestations publiques.
Après en avoir pris bonne note, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, a attiré l’attention de la délégation du CST sur la nécessité de préserver l’ordre public ainsi que la sécurité des personnes et des biens lors des manifestations sur la voie publique.
Les membres du gouvernement ont à cet égard souligné les risques sérieux de violences et de dégradations des biens et des édifices publics et puis ceux encourus par l’ensemble des concitoyens lors des sit-in et autres manifestations publiques organisées dans des emplacements où sont concentrées des activités commerciales et où le trafic est intense.

Il en est ainsi de la place dite Deckon de même que les abords et autres endroits proches du marché.
En effet, ces emplacements comportent des risques avérés de dérapages et de dégradation de biens publics et privés, mais ils présentent également de réelles difficultés en matière du maintien de l’ordre et de la sécurité comme on a pu le constater lors des précédentes manifestations.
Par conséquent et dans le souci de prémunir l’ensemble des citoyens non concernés par les manifestations contre les risques d’incidents et en vue de leur permettre de vaquer librement à leurs occupations, le ministre de l’administration, des collectivités locales et ses collègues ont indiqué à la délégation du CST l’interdiction d’organiser dorénavant les manifestations publiques notamment les sit-in dans les endroits précités.

Toutefois et dans le souci constant de garantir au CST la jouissance de la liberté de réunion et de manifestation publique et pacifique, les membres du gouvernement ont exhorté le CST dans le cadre du cadre de leurs manifestations et activités d’autres lieux ou endroits qui de part de leur nature et leur emplacement ne présente pas les mêmes risques pour le maintien de l’ordre public et la préservation de la sécurité des personnes et des biens.
Les membres du gouvernement et la délégation du CST ont déploré dans un même élan les récents incidents survenus à Kara lors du passage du CST.

Aussi les deux parties ont-elles convenu de la nécessité pour tous d’œuvrer de concert afin d’éviter à l’avenir des situations similaires.
Les ministres ont réaffirmé la détermination du gouvernement à prendre les dispositions requises à cet effet.
Le ministre de l’Administration, de la Décentralisation et des Collectivités locales et ses collègues ont par ailleurs saisi l’occasion pour réitérer la ferme volonté du gouvernement de privilégier le dialogue et la concertation avec le CST ainsi que les autres acteurs politiques et sociaux afin de préserver le libre exercice du droit de manifester dans le respect de la loi.

Emmanuel Vitus AGBENONWOSSI

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