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Politique

Nouveau locataire de la Primature / Une mission à haut risque pour Ahoomey-Zunu

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Depuis la démission volontaire ou non du « pnudien » Gilbert Fossoun Houngbo le 11 juillet, Faure Gnassingbé a entendu une semaine avant de nommer son successeur en la personne de Kwesi Séléagodji Ahoomey-Zunu (54 ans), l’un de ses fidèles parmi les fidèles. Cette nomination intervient dans un climat politique délétère.

Au regard du CV de l’ancien membre de la CPP, il n’y a pas de raison de douter de sa capacité à bien conduire les actions gouvernementales malgré le climat politique tendu dans lequel les acteurs politiques « se combattent ». En effet, le nouveau Premier ministre aurait fait des études juridiques assorties d’une maîtrise en droit, de relations internationales et deux thèses de doctorat en droit public et en aménagement du territoire.

Ce qui lui a permis d’être successivement Secrétaire administratif de la Commission Nationale des droits de l’homme, membre de la Commission des droits de l’homme de l’Assemblée Nationale, membre et Président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), ministre de l’Administration territoriale, Secrétaire général de la Présidence et depuis mars 2011, ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé.

Si géopolitiquement le Premier ministre doit être un sudiste, la tâche qui attend Kwesi Ahoomey-Zunu n’est du tout facile. Non seulement il a la charge de faire former un nouveau gouvernement à même de préparer les prochaines élections législatives couplées des locales, mais également il doit faire face aux revendications du Collectif « Sauvons le Togo » d’une part et, les doléances d’autres partis qui ne se reconnaissent pas dans les actions revendicatives de ce Collectif d’autre part. C’est dire que l’ancien ministre du Commerce et du Secteur privé a du pain sur la planche et beaucoup d’acteurs politiques ne souhaiteraient pas être à sa place.

L’autre énigme demeure la volonté de la majorité de procéder aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et la mise en place des différentes recommandations des partenaires financiers du Togo. Tout porte à croire que là où les technocrates dépêchés des organisations internationales n’ont pas réussi, ce ne serait pas ceux qui sont trempés du pied jusqu’au cou qui en réussiraient. Tout serait donc question de la volonté politique d’un système à procéder rapidement aux réformes.

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