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Politique

Meeting dispersé du CST ; « le gouvernement a pris ses responsabilités »

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Le meeting du collectif « Sauvons le Togo » prévu pour hier dimanche 1er juillet a été dispersé par les forces de l’ordre et de sécurité. Le stade Terrainvi lieu de la rencontre était bouclé avant même l’arrivée des manifestants. Et comme d’habitude mes bombes lacrymogènes ont retenti pour vider les lieux. Les organisateurs s’étonnent de la réaction des hommes en uniforme car toutes les formalités administratives pour le bon déroulement du meeting seraient respectées. Une équipe de reportage de togoportail a recueilli les impressions des togolais sur le sujet.

« C’était juste un meeting de sensibilisation il n’y a pas de quoi l’interdire alors qu’au même moment les militant de l’UFC jubilent à Kévé. Le gouvernement doit laisser tout le monde s’exprimer comme il le veut. Il faut éviter de diviser les togolais », nous a confié une manifestante déçue de la fermeture du stade.

« Les dernières manifestions du CST ont été émaillées de violences. Les organisateurs n’ont pas su identifier les fouteurs de trouble. Comment le gouvernement peut-il encore laisser ces messieurs semer le désordre à Lomé, » nous a déclaré un habitant du quartier de Bè Gakpoto.

« Le gouvernement a pris ses responsabilités. Le CST est dotée de mauvaises intentions. Comment un collectif d’avocats tristement célèbres peut demander la démission d’un président légalement élu ? Ils pensent que le gouvernement va les laisser s’amuser ? Ils veulent créer une situation d’insurrection dans le pays. C’est le devoir du gouvernement d’assurer le maintien de l’ordre. La déclaration liminaire du CST qui annonce les manifestations n’apporte aucune garantie quant au caractère pacifique de celles-ci. Quoi de plus normal de les maitriser » nous explique un enseignant des cours primaires hostile aux marches du CST.

Précisons que trois des responsables du CST (Me Kpandé Adjaré, Me Gil Benoit Afangbedji, Me Zeus Ajavon) ont comparu devant le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Lomé. Ils sont tous les trois inculpés par la juridiction. Ils sont accusés de « complicité pour violences volontaires, destructions et dégradations volontaires ».

Roger ADZAFO


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