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Politique

Kwessi Séléagodji Ahoomey-Zunu, le 1er ministre sapeur pompier du Togo

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Une fois encore la surprise aura été générale. La presse togolaise ainsi que les observateurs de la politique togolaise ne l’ont pas vu venir. M. Kwessi Séléagodji Ahoomey vient d’être nommé premier ministre de la République du Togo par le chef de l’Etat Faure Gnassingbé.

L’actuel locataire de la primature avant sa nomination était ministre du commerce. Le successeur du technocrate Gilbert Fossoun Houngbo aura pour mission l’organisation des prochaines élections législatives et locales. On parle déjà d’un gouvernement de « mission ». II formera son équipe mais les chances d’y voir des représentants de l’opposition togolaise sont moindres. L’ANC de Jean Pierre Fabre, la CDPA et le CAR avaient déjà décliné l’offre. Si tous évoquent des conditions pour aller au gouvernement, il faut préciser que l’une des craintes et non des moindres qui pèse sur ces derniers est de se voir associer à l’UNIR, à quelques jours des échéances électorales.

Cependant il est fort possible de retrouver dans le nouveau gouvernement les ministres de l’Union des Forces du Changement, qui a scellé des liens avec l’ancien RPT.

Un communiqué de la présidence, définit le cahier de charge du nouveau gouvernement qui s’articule autour de quatre principaux point.

Voici le communiqué de la Présidence

“Au moment où prend fin la mission du gouvernement Houngbo, le président de la République tient à féliciter le Premier ministre et les ministres sortants pour les efforts accomplis dans la gestion.

Il est dans le même temps défini la feuille de route pour le nouveau gouvernement. Cette feuille de route repose sur 4 piliers.

Premier pilier : L’approfondissement du dialogue démocratique. La plus large participation de tous à la gestion des affaires du pays doit être constamment recherchée, les droits de l’opposition doivent être respectés, l’administration doit être impartial, la justice doit être respectée ainsi que les règles de l’Etat de droit.

2ème pilier : Le respect des règles de bonne gouvernance. Il convient de poursuivre l‘assainissement des finances publiques pour obtenir le meilleur fonctionnement de l’Etat au moindre coût. Il faut appliquer scrupuleusement les textes relatifs à la lutte contre la corruption ; il faut simplifier les formalités administratives pour rendre plus facile la vie des citoyens et des opérateurs économiques.

3è pilier : La promotion d’une société internationale pacifique et la promotion des citoyens contre l’insécurité. Dans l’optique troublée et alors que se développe la crise au Sahel, les forces de sécurité doivent être sans cesse modernisées pour faire face aux défis extérieurs.

Le Togo poursuivra, notamment, ses efforts au Conseil de sécurité de l’ONU pour le maintien de la paix et pour une société internationale ouverte et juste. Il développera sa coopération avec les puissances amies.

Sur le plan interne, les forces de sécurité doivent permettre à chacun de vaquer librement à ses occupations et de protéger les personnes et les biens. L’exercice des libertés doit être développé. Il conviendra de développer la personne humaine contre des attaques personnelles et les agressions verbales ou écrites.

4è pilier : Le développement de l’économie de proximité. Le Togo a fait un grand effort pour la modernisation des équipements publics ; cet effort doit être poursuivit pour les routes, ports, aéroports, hôpitaux et écoles. Nous devons contribuer à la préservation de ces acquis en évitant la destruction des édifices publics. Il convient également de développer une économie de proximité permettant à chaque citoyen de profiter de l’essor économique.

C’est vers tous les togolais que doivent se concentrer les actions du gouvernement pour améliorer les conditions de vie de toute la population.”

Roger Adzafo

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