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GHANA : Pourquoi la Compagnie Ghanéenne d’Eau vend toujours à perte ?

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Des statiques de la Compagnie Ghanéenne de l’Eau (GWCL), il ressort que sur une population de plus de 24 millions d’habitants seulement environ 438.034 personnes sont officiellement reconnues comme des abonnés de la société.

Pour Enoch Teye Mensah, le ministre de l’Eau, des Travaux publics et de l’Habitat, qui a révélé ce chiffre le mardi dernier à Accra, même avec les 438.034 abonnés officiels, seuls 72 % des clients qui vivent dans les zones urbaines payent leurs factures alors que les 28% restant sont des clients endettés.
A la lumière de ces données rendues publiques, il va sans dire que la Compagnie Ghanéenne d’Eau dépense plus qu’elle ne gagne. Quand bien même la prestation des services de la compagnie est une œuvre sociale, le manque à gagner se creuse au jour le jour.

Comme conséquence directe, malgré la volonté des autorités étatiques de rendre l’eau accessible sur toute l’étendue du territoire ghanéen pose parfois des problèmes. En effet la faible participation des abonnés quant à ce qui concerne la paye de leurs factures pour les uns et la mise en veilleuse de ces mêmes factures par les autres, fausse les comptes des operateurs..
Ajouté à ces deux cas de figure, il une catégorie de consommateurs d’eau (peut être les plus nombreux) qui sont liés aux réseaux de distribution mais de manière frauduleuse.

Pour résoudre ces problèmes, les agents de la compagnie, après découverte des branchements anarchiques, procèdent à une vérification des tuyaux et parfois à la coupure d’eau dans certains milieux. Ce fait quoique salutaire, prive parfois des clients fidèles qui payent leurs factures.
En somme, amener aujourd’hui tous les abonnés à payer leurs factures reviendra à mener une campagne de sensibilisation auprès de la population pour qu’elle aide la compagnie d’eau à mieux servir tous les citoyens.
Au delà de cet appel, signalons qu’une partie de la perte de l’eau résulte de l’activité des tracteurs qui font des grands travaux routiers et creusent des rigoles qui endommagent la plupart du temps les canalisations d’eau souterraines. A ce niveau un plan de développement à long terme des villes ghanéennes doit être conçu pour qu’on ne soit pas au point d’un eternel recommencement de l’urbanisation des grandes agglomérations.

CA


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