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Politique

Togo: Le CAR a soufflé sa 21ème bougie

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Vingt et un ans d’existence. Le CAR les a célébrés ce 30 avril autour d’une réception et d’une conférence débat organisées en présence de plusieurs représentants de partis politiques dont le PRR, l’Ex-RPT, OBUST… Echanges, petites blagues ont agrémenté la fin de la soirée.

Mais tout commence avec une conférence-débat présidée par le Président d’honneur du parti Me Yawovi Agboyibor. Il s’est agit de réfléchir sur le déverrouillage des Institutions de régulation de la gouvernance du Togo comme le grand défi à relever. Un sujet qui passionne les interlocuteurs de l’ex-Président du Comité d’Action pour le Renouveau. Un sujet qui attire l’attention des Leaders de l’ex-RPT le Ministre Pascal Bodjona et Esso Solitoki.

Pour le Conférencier, le Régime RPT a tout verrouillé à partir de son congrès de 1976. Et que les grandes Institutions de régulation sont concentrées entre les mains du général Eyadéma, Président de la République d’alors. Jusqu’à présent, souligne Me Agbéyobor, on assiste encore à cette situation puisque les Institutions de régulation sont soumises à une certaine discipline qui les empêche de dire certaines vérités. « si de son coté, la Cour Constitutionnelle a depuis des années vidé les élections de tout sens, c’est à cause de sa composition. Le pouvoir exécutif y dispose d’un quota qui lui en garantit d’avance le contrôle. Le RPT n’a pas encore disparu, on a juste changé de nom.» ajoute le Conférencier qui avance qu’il faut véritablement prendre au sérieux le parlement car selon lui, les membres de ces Institutions doivent être élus par les Députés afin qu’ils puissent contrôler l’administration dans tout son ensemble.

Revenant à plusieurs reprises sur la dissolution du Rassemblement du Peuple Togolais, le responsable du CAR déclare qu’il serait naïf de prendre à la lettre le terme juridique dissolution dont il a été question à Blitta. «La dissolution, c’est la fin d’une entité. Or à Blitta, le RPT n’a pas disparu. Les militants qui l’incarnaient y étaient tous. Il s’est agi en réalité de rénovation par changement de nom en attendant les changements aux postes de structures».

Après 21 ans de luttes, le parti de Me Apévon croit à une union de l’opposition togolaise et il conclue «le problème de l’union de l’opposition est un problème majeur que nous devons absolument régler. L’union de l’opposition est possible».

Firmin Teko-Agbo

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