pub
International

Présidentielle française/Scandale du 2ème tour : Nicolas Sarkozy guetté par le sort de Valéry Giscard d’Estaing

Advertisement

Les Français sont dans la fièvre de la campagne présidentielle qui les conduira à choisir le dimanche 6 mai, le nouveau locataire de l’Elysée. Depuis la Vè République entamée en 1958, c’est seulement la deuxième fois qu’un candidat socialiste est en pôle position pour se faire élire Président de la République française. Ironie du sort, Nicolas Sarkozy risque de se faire sanctionner comme l’ancien Président-candidat de la Droite Valéry Giscard d’Estaing de 1981.

Les Français et les Françaises vont élire leur Président de la République ce dimanche 6 mai. Si dans les différents sondages, Nicolas Sarkozy part vaincu, un scandale vient trahir publiquement sa profession de foi de rompre définitivement avec les relations ténébreuses avec la Françafrique. Les révélations de plus en plus persistantes de financement de sa précédente campagne présidentielle par les fonds libyens à hauteur de «50 millions d’euros » risquent de peser lourd dans la décision des électeurs, même y compris dans son propre électorat voire dans son parti, l’Union pour un mouvement populaire (Ump). Visiblement, le traditionnel débat d’entre-les deux tours du mercredi 02 mai entre les deux aspirants au fauteuil présidentiel ne modifierait pas profondément les intentions de vote.

Selon un document révélé par le site d’information ancré dans la «neutralité», « Mediapart », la campagne présidentielle de 2007 de l’ancien ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d’un soutien du Guide libyen Mouammar Kadhafi estimé à « 50 millions d’euros ». Une source en arabe révèle le pot aux roses.

Un « accord de principe pour appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy, pour un montant d’une valeur de cinquante millions d’euros » y mentionne l’ex-chef des services de renseignement extérieur libyen Moussa Koussa. Si le moment choisi pour la publication de ce scoop est délicat et peut être interprété comme une manœuvre de contre-campagne à Nicolas Sarkozy, les démentis tous azimuts du Président sortant et ses compères dissipent mal l’apport du «commerce lucratif» de la Françafrique à son élection de 2007.

Du qualificatif «grotesque» à l’intention de porter plainte avant la fin de la campagne en passant par la mise en branle de la machine de démentis de l’Ump et l’agression de la journaliste Marine Turchi de « Mediapart » lors du meeting de Trocadéro le 1er mai dernier, le Président-candidat aurait démontré qu’il est tourmenté par cette affaire. Des signes de son quinquennat prouveraient qu’il peut bénéficier de ces fonds occultes en mallette ou en Djembé, pour reprendre les expressions de Robert Bourgi qui avait voulu tronquer son habit de Nessus contre la bonne conscience en brisant la loi de l’omerta.

De 2007 à 2012, Nicolas Sarkozy aura contribué à perpétuer la Françafrique. Les interventions françaises en 2008 au Tchad lorsqu’ Idriss Deby Itno était acculé par les rebelles, en Côte d’Ivoire et en Libye pour des raisons autres qu’humanitaires sont en contradiction avec la volonté de façade de rompre avec rupture avec la Françafrique. Le soutien aux dictateurs africains qui sont dociles comme les cas camerounais, gabonais, togolais, burkinabé…
expliquent la contrepartie en mallette en destination de la métropole.

Que dire de la description avec force détails de Robert Bourgi et du remerciement sans vergogne de Jean-Marie Bokel du ministère de la Coopération? Le quotidien français «Le Monde» n’écrivait-il pas au lendemain de son éviction dudit ministère que « Jean-Marie Bockel doit sans doute son passage de la Coopération à la Défense et aux Anciens combattants à sa position sur la “Françafrique” dont il voulait “signer l’acte de décès”. Une position peu appréciée par certains…(responsables à l’Elysée et en Afrique surtout un certain Omar Bongo Ondimba, ndlr) » ?

Cette affaire de «50 millions d’euros» rappelle une autre révélée pratiquement à la même période électorale en 1981 et fit perdre le Président-candidat de la Droite d’alors, Valéry Giscard d’Estaing face à François Mitterrand. Karl Marx semble avoir raison lorsqu’il écrivit que l’histoire ne se répète pas mais bégaie.

En 1981, le Président-candidat Valéry Giscard d’Estaing avait perdu l’élection présidentielle face à François Mitterrand, le 1er Président socialiste de la Vè République, après que le journal satirique « Canard Enchaîné » a révélé que VGE avait reçu des diamants en guise de présent du bouffon Jean-Bedel Bokassa lorsqu’il était ministre. Les Français n’ont pas pardonné à leur Président-candidat, mieux, il a été sanctionné. Les électeurs de l’Hexagone vont-ils récidiver ?

La réponse au soir du 6 mai. En attendant, les organisations comme Survie qui luttent contre le système Françafricain, peuvent se réconforter dans leur travail.

Ametbao

Togoportail, toute l’information à votre portée

Advertisement