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Politique

Le vote du nouveau code électoral par l’Assemblée Nationale Togolaise : Les partis de l’opposition et le Collectif “Sauvons le Togo” montent au créneau pour dénoncer la démarche

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Après les partis politiques (notamment le CAR, le PRR, la CDPA…) c’est le tour du Collectif “Sauvons le Togo” de monter au créneau pour dénoncer lundi ce qu’il appelle, un “passage en force” du gouvernement; allusion faite au vote du nouveau code électoral par l’Assemblée Nationale togolaise le 25 mai dernier. Un vote fait en majorité par les députés du Groupe Parlementaire Majoritaire et l’Union des Forces de Changement (UFC) dont le président est Gilchrist Olympio (en photo à droite avec le président de la République Faure Gnassingbé).

Le nouveau code électoral du Togo qui compte 294 articles regroupés sous 8 titres a été voté vendredi 25 mai 2012 par les députés de l’Union des Forces pour le Changement UFC et ceux du groupe parlementaire de la majorité présidentielle.

Ce document qui selon le gouvernement a été conçu compte tenu des observations de l’Union Européenne d’une part, et des résultats des discussions avec les partis politiques et le gouvernement d’autre part, n’a toujours pas fait l’unanimité au sein de la classe politique et des défenseurs des droits humains.

Dans une déclaration, le collectif présidé par Me Zeus Ajavon, « … note avec la plus grande indignation que le Chef de l’Etat, Faure Essozimna Gnassingbé n’a tiré aucune leçon de la boucherie humaine d’avril 2005 et le rend personnellement responsable de toutes les conséquences qui découleront de cet énième coup de force».

Le vote de cette loi qui a tant «remué le cocotier» nous amène à nous interroger sur le type de pays que nous voulons construire. Quel principe démocratique le gouvernement et le parlement ont violé en faisant passer cette loi? Certes certains auraient souhaité avoir un large consensus autour du sujet. Il faut cependant reconnaître que ce débat est purement politique. Si les togolais souhaitent la démocratie, alors ils doivent aussi accepter le fait que la voix de la majorité l’emporte sur la minorité. Le ministre de la communication et 3ème vice président de l’Union des Forces du Changement, M. Dimon Oré l’a bien précisé. Les lois étant susceptibles de modification, les mécontents ne devraient-ils pas lutter pour avoir la majorité au parlement afin de faire passer leur volonté ?

Notons que ce nouveau code aura entre autres, pour mérite de transformer le secrétariat permanent de la CENI en secrétariat exécutif, ceci dans le but d’élargir ses compétences même à la fin des élections.

La Rédaction

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