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REVUE DE PRESSE TOGOLAISE

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Les implications de la dissolution du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et la naissance du nouveau parti de Faure Gnassingbé, dénommé Union pour la République, l’écho des préparatifs pour les élections législatives et locales en perspectives, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Reporté à plusieurs reprises, la dissolution du rassemblement du Peuple Togolais (RPT) en faveur de l’Union pour la République (UNIR), est effective. En effet, c’est à Blitta que Faure Gnassingbé et ses amis ont décidé d’abattre le RPT. Pour le jeune Président, les actifs du vieux parti qui l’a vu naître et qui l’a porté au pouvoir, sont trop lourds pour lui à gérer. Selon Faure, pour continuer à faire mains basses sur le Togo, il vaut la peine de créer sa propre dynamique.

Abordant ce sujet, «Liberté, n°1193 du 16 avril 2012» qui titre en manchette : «Congrès extraordinaire de Blitta : Le RPT dissout, un nouveau parti porté sur les fonts baptismaux, dans un flou kafkaïen», écrit : «Annoncé à plusieurs reprises mais toujours reporté au dernier moment, à cause des réticences, le 5e congrès extraordinaire du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) a finalement eu lie samedi à Blitta, ville située à 273 km au Nord de Lomé. Et les choses sont allées très vite. L’ancien parti unique fondé en 1969 a été dissous et ses actifs devraient aller à une certaine Fondation Gnassingbé Eyadema, et un autre, l’Union pour la République (UNIR) porté sur les fonts baptismaux. C’est la fin d’une époque. Mais il faut relever le flou kafkaïen qui a entouré ce congrès».

S’intéressant au même sujet, «Le Correcteur, n°336 du 16 avril 2012», titre en manchette : «De Blitta à Atakpamé, création de l’UNIR sur les cendres du RPT : Yne naissance dans la confusion qui met en déroute les barons réfractaires».

Suite à la naissance de UNIR, «Courrier de la République, n°274 du 16 avril 2012» qui titre à la Une : «De la refondation espérée à la dissolution imposée : Le corps cadavérique du RPT enfin enterré à Blitta», note : «Il est de la nécessité, au regard des enjeux nouveaux nationaux et internationaux de créer un nouveau cadre d’expression politique pour permettre à tous les Togolais quelles que soient leur conviction politique, leur origine, leur situation sociale de se sentir les bienvenus, de se sentir à l’aise».

Parlant plutôt du forcing qu’a fait Faure pour dissoudre le RPT, «Le Potentiel, n°93 du 17 avril 2012», titre en couverture : «De la dissolution du RPT à la création de UNIR : Comment Faure Gnassingbé s’est servi de la naïveté des barons pour arriver à ses fins» et indique : «Après son tout premier discours d’ouverture du congrès dans lequel il a invité les congressistes à mettre à profit les assises pour repenser l’avenir avec audace, Faure Gnassingbé a été invité à se retirer pour laisser les congressistes à contiuer les travaux de la pour ouvrir le parti à d’autres entités politiques ou à des personnalités de tous les secteurs de la société togolaise. Mais, c’était sans compter avec le plan du fils de la nation qui ne voulait pas laisser le temps aux barons et aux réticents d’adopter d’autres résolutions qui seront contraires à l’objectif qu’il s’est assigné en allant à Blitta. En bon Gnassingbé, Faure sait toujours comment s’y prendre pour avoir ce qu’il veut. Ce qui explique son refus de sortir. Il d’ailleurs présidé les travaux quoi ont finalement abouti o la dissolution tacite du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) qui a cessé d’exister depuis la fin du congrès. C’est naïvement que les barons et autres militants ont concédé à Faure l’idée de fusion –création alors que l’objectif assigné au congrès n’était qu’une simple refondation qui doit permettre l’ouverture du parti à d’autres mouvements ou entités politiques à l’instar des multiples associations qui onyt battu campagne pour Faure Gnassingbé en 2010».

Abordant aussi ce sujet, « L’Alternative, n°137 du 17 avril 2012» qui titre à la Une : «UNIR sortie des entrailles du RPT : On prend les mêmes et on recommence», souligne : «A part les transhumants de la trempe de Georges Aîdam (qu’on ne présente plus pour ses promenades dans certains partis de l’opposition avant d’atterrir à la mangeoire) qu’on a parachuté dans l’organe directoire provisoire du parti (premier vice-présidentde UNIR), ce dernier ne regorge que des amis qui ont toujours tourné autour de Faure Gnassingbé et dont le changement de comportement pourrait surprendre les Togolais. On parle de Gilbert Bawara qui aurait peaufiné les textes du parti. La gestion du Togo avec ces « amis du Président» est pire que ce qu’on avait connu avec le fondateur du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) dont on a organisé les cérémonies funéraires le week-end passé. Aujourd’hui, ce sont ces mêmes personnages qui peuplent l’UNIR de Faure Gnassingbé. Une façon de déshabiller donc Pierre pour habiller Paul».

Allant dans la même logique, «Liberté, n°1194 du 17 avril 2012», titre en manchette : «Dissolution de l’ « encombrant » RPT et récupération de ses militants : Faure Gnassiongbé ou l’escroquerie politique incarnée»

Les ékections législatives 2012, c’est dans quelques mois. Pour ce faire, certains partis ménentdéjà des actions sur le terrain. Pendant ce temps, certains partis de l’opposition s’agrippent au problème des neuf députés de l’ANC. Ils seront certainement surpris et crieront à rompre les oreilles aux populations avec les mêmes slogans : « Les élections sont frauduleuses ».

S’intéressant à ce sujet, «Courrier de la république, n°274 du 16 avril 2012» qui titre à la Une : «Législatives et locales prochaines : L’opposition en hibernation, le pouvoir peaufine ses stratégies», écrit : «Dans six (06)mois exactement, le Togo connaîtra deux importantes échéances électorales : ce sont les locales et les législatives prévues par notre Constitution. Des discussions sont initiées à cet effet en vue de l’amélioration du cadre électoral. Le redécoupage électoral, la recomposition de la Commission Electorale Nationale Insépendante (CENI) et bien d’autres. Mais ces réformes qui sont des conditions pour la transparence et plus de crédibilité dans les élections en vue, ont toujours du plomb dans les ailes et peinent à se concrétiser faute du consensus. D’où l’inquiétude, si le Togo peut-il réussir cette fois-ci le pari des échéances électorales bien organisées ?….Selon des indiscrétions, le gouvernement togolais entend lui-même financer lesdites élections à hauteur de 1 milliards de FCFA. Une raison qui justifie la lenteur dans les réformes ?».

Abordant le même sujet, «Le Correcteur, n°336 du 16 avril 2012», titre en couverture : «Organisation frauduleuse et unilatérale des élections législatives et locales : Vers une trahison fatale du CAR et de la CDPA en passe de servir de béquille au nouveau parti de Faure», et précise : «Les observateurs qui doutaient de la bonne foi et de la sincérité de Faure Gnassingbé et compagnie à l’entame du dialogue entre le pouvoir et l’opposition parlementaire avaient vu juste. Après avoir échoué à imposer ses désidérata dans les discussions sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, le régime Gnassingbé s’apprête à utiliser son arme favorite, celle de touver un ou plusieurs partis béquilles de l’opposition pour justifier ses coups de force. Faure Gnassingbé aurait jeté son dévolu sur le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) et la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) afin que ces deux partis politiques lui servent de caution lors des élections que le régime cherche à organiser sans au préalable obtenir le consensus au sein de toute la classe politique sur les réformes».

Mais suite à la mise en garde de l’UE de ne pas financer les élections si le pouvoir en place ne s’ouvrait pas aux réformes, «L’Indépendant Express, n°207 du 17 avril 2012» titre en couverture : «Conditions d’élections législatives et locales : L’UE attentive aux inquiétudes de la société civile», et souligne : «La 12e réunion entre le gouvernement togolais et l’Union Européenne (UE) s’est déroulée le 13 avril dernier au ministère des Affaires Etrangères. Les participants ont évoqué les préparatifs des élections législatives et locales prévues en fin d’année. Cette réunion a connu la présence de Pascal Bodjona et le ministre Elliot OHIN du côté gouvernemental et une délégation européenne conduite par l’Ambassadeur Patrick Spirlet. Du côté gouvernemental on estime que les conditions seront réunies pour d’ici à octobre 2012. Mais l’Union Européenne ne partage pas la même vision de la chose avec le gouvernement. Elle évoque le facteur temps qui risque de jouer contre la crédibilité des élections qu’elle s’apprête à financer. Cette divergence de points de vue persiste ; la réunion du 13 avril pouvait servir à aplanir les divergences mais rien n’y fit. Le gouvernement s’évertue unilatéralement à faire de qui seront favorables au parti présidentiel au détriment de l’opposition».

Par Mawu K

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