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Justice

Ghana : Un député de l’opposition sous les verrous pour propos génocidaire contre les Ewé

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Les Service de la Police ghanéenne ont procédé le lundi dernier à Accra à l’audition puis à l’arrestation de Kennedy Agyepong, un député du NPP, le principal parti de l’opposition au Ghana pour des propos guerriers visant au nettoyage ethnique des Ewé dans la région Ashanti. Les jeunes militants du parti qui ont tenté d’arracher le député des mains de la Police n’ont pas réussi leur coup et il s’en était suivi des échanges de pierres contre des canons à eau. Inculpé pour trahison, Kennedy Agyepong comparait devant la justice ce mercredi à Accra pour répondre des faits qui lui sont reprochés par la Police.

Du vendredi au lundi dernier à Accra, tout s’est passé si vite à tel enseigne que le très controversé député Kennedy Agyepong du Nouveau Parti Patriotique (NPP) s’est vu privé de sa liberté d’aller et de venir malgré la détermination en fin de journée de lundi de certains de ses partisans qui entonnaient des chants guerriers en signe de solidarité pour exiger la relaxe immédiate de leur champion.

De l’origine des faits qui remontent au vendredi 13 avril 2012, il s’avère que sur les ondes de sa radio privée Oman Fm émettant à partir d’Accra, le député en question a juré de lyncher tout agent de sécurité dans la circonscription électorale d’Odododiodoo (Accra) actuellement sous tension entre des jeunes pros NDC au pouvoir et pro NPP opposition. Sa déclaration fait suite aux coups de mains que certaines personnes ont porté sur Ursula Owusu et Abou Jinapor, respectivement candidate du NPP aux élections parlementaires dans le circonscription d’ Ablekuma (Accra) et un collaborateur de Nana Addo Akufo-Addo, le candidat du NPP à la présidentielle de 2012.

Profitant de l’antenne de sa radio, le député a d’abord appelé en des termes musclés aux membres de sa formation politique à tuer tous les Ewé et les Guins dans la région Ashanti avant de poursuivre que « aujourd’hui, je déclare la guerre dans ce pays à Gbevlo-Lartey et à ses frères de la communauté Ewé, l’Inspecteur Générale de la Police (IGP) doit le savoir. Les Voltarians dans la région d’Ashanti ne seront pas épargnés. Si quelqu’un vous touche, enfoncez-lui un couteau… ».
Par la suite, le député NPP aurait ajouté qu’il allait organiser les partisans de son parti à se défendre parce que les agents des services de sécurité auraient échoué de les protéger.

La déclaration du député a provoqué une tôlée d’indignations dans le pays et une série de condamnations venant des partis politiques, des associations religieuses et des leaders d’opinion.

Le NPP, le parti auquel appartient le député, s’est distancé de ces propos guerriers et appelle à l’application de la loi si le concerné est fautif mais crie au même moment à l’exécution d’une politique sélective de la loi au Ghana.

C.A.

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