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Politique

Ghana/ Atta Mills : «Je ne suis pas un policier»

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Le Président ghanéen John Atta Mills a déclaré la semaine dernière aux chefs traditionnels de la région centrale du Ghana qu’il n’est pas un agent des services de sécurité et qu’il n’est pas de son devoir d’arrêter ou de poursuivre les fauteurs de troubles qui perturbent l’opération du recensement électoral dans le pays.

Cette réponse d’Atta Mills est une suite aux demandes de certaines personnes qui ont appelé le Président à tout faire pour mettre fin à la violence qui caractérise le recensement qui doit déboucher au vote des citoyens aux élections générales de décembre 2012.

En prenant à cœur la nécessité d’investiguer sur les troubles sporadiques qui perturbent le recensement dans certaines circonscriptions électorales au Ghana, Atta Mills s’est rendu dans le centre du pays pour constater les faits. Il a assuré ses hôtes du milieu que les agents de la police sont en mesure de s’acquitter du rôle qui leur a été mandaté par la Constitution ghanéenne sans aucune ingérence de sa part.

Selon les adversaires du Congrès National Démocratique (NDC), le parti au pouvoir, les fauteurs de troubles proviendraient du parti du Président Atta Mills. Sur la base de cette accusation, Nana Akufo Addo , le candidat du NPP, le principal parti de l’opposition a exhorté le Président de la République à aller au delà de ses discours de bonnes intentions pour assurer de meilleurs préparatifs pour la tenue pacifique, libre et équitable du scrutin à venir.

En citant un exemple qui contredit le discours du Président, le candidat de l’opposition à la présidentielle a cité le cas de Ursula Owusu, une militante NPP candidate aux législatives et de Samuel Abu Jinapor, un membre NPP de son équipe de campagne qui ont été agressés dans la circonscription d’Ododiodiodoo par certains jeunes gens qui défendent la cause de Nii Vanderpuye Lantey, un proche collaborateur du Président Atta Mills.

A l’opposé, le NDC au pouvoir a aussi formulé des accusations contre des militants de l’opposition qui sèmeraient du désordre dans les centres de recensement en empêchant certaines personnes de s’inscrire.

Mais en vue d’assurer une bonne continuation du recensement, les officiels de la Police ont réaffirmé leur rôle dans le processus électoral et appelé tous à se soumettre à la loi et à s’éloigner des actes et propos qui incitent à la violence.

C.A.

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