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Politique

CVJR : Mission accomplie!!!

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Installée le 29 mai 2009 pour une durée de 18 mois prorogeable à deux ans, la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) est arrivée, le mardi 3 avril 2012, au bout de son mandat après 34 mois d’activités. Pour ce faire, elle a tenu une conférence de presse à son siège après avoir officiellement remis le rapport final de ses travaux à Faure Gnassingbé, président de la République togolaise.

Au cours de cette conférence placée sous le thème : «Rapport final de la CVJR, contenu et perspectives», Mgr Nicodème Barrigah-bénissan, président de la Commission a précisé que par la remise de ce rapport au Chef de l’Etat, la Commission met un terme à sa mission dont les étapes majeures, après celle préparatoires, furent le recueil et le traitement des dépositions, la constitution d’une base de données sécurisées, les investigations, les audiences et l’élaboration du programme de réparation. «A la vérité, cette charge à laquelle nous nous sommes attelés avec dévouement, n’est pas la première tentative de réconciliation entreprise au Togo.

Cependant ce qui fait sa particularité c’est la longueur de la période de fonctionnement de la CVJR, l’étendue du temps soumis aux investigations et surtout le mécanisme de justice transitionnelle qui repse sur quatre piliers essentiels, à savoir la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non répétition», a-t-il soutenu, avant d’ajouter que tout au long de ces mois consacrés à leurs travaux, les membres de la commission ont eu à rencontrer et à écouter des milliers de victimes : « L’étape des audiences représente le moment le plus visible des activités de la commission. Sur un total de 8.080 dossiers présélectionnés, la commission a pu auditionner 425 en séances publiques, 30 en séances in camera, 50 en privé, 5 en Vidéoconférence et 13 en audiences spéciales », a-t-il précisé.

Ce chiffre, poursuit-il, paraît sans doute assez faible par rapport au nombre de dépositions recueillies, mais pour recevoir en audience toutes les personnes qui nous ont saisis, il aurait fallu 210 mois, soit 17 ans en travaillant les samedis et dimanches comme ce fut le cas lors de la phase des auditions.

Revenant sur le nombre de dépositions, Mgr Barrigah a souligné qu’il y eu 22. 415. Il a justifié ce nombre à travers une statistique de dépositions par antennes régionale, par internet, de la Diaspora, par grands témoins et par plaintes. Ainsi à Aného il ye eu 719 dépositions, à Kara 3786, à Atakpamé 4677, à Kpalimé 1098, à Lomé Commune 2243, à Sokodé 2766, à Tsévié 818. Il y a eu également 17 de la Diaspora, 28 par internet, 53 par grands témoins, 298 par plaintes et 2748 dépositions collectives.

Dans la présentation de la synthèse du rapport aux médias par le 1er vice président de la commission, M. Ahadji Nono, il ressort que la CVJR a suggéré au gouvernement d’adopter dès que possible un «Livre Blanc» dans lequel il indiquera la manière concrète dont il entend prendre en compte les recommandations que la commission a formulé, en particulier pour les victimes.

«Elle a également proposé la création ou la désignation d’un e instance à laquelle sera confiée la mise en œuvre du programme de réparation et de réformes nécessaires au renforcement de l’Etat de droit. Elle a enfin proposé que des investigations ultérieures soient menées par les instances appropriées en vue d’éventuelles poursuites à engager contre les auteurs présumés des violences les plus graves», précise le rapport dans lequel la commission a aussi émis le vœu selon lequel ces actions du gouvernement ne remplacent l’engagement individuel et courageux de tous les citoyens et citoyennes dans le sens du changement de mentalité nécessaire à tout processus de réconciliation.

D.M.

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