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Médias

REVUE DE PRESSE

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Les implications de la publication du rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), la manifestation des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) pour exiger la démission du Gouvernement Fossoun Houngbo, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

La publication du rapport authentique de la Commission Nationale des Droits de l’Homme par Koffi Kounté, président de cette Institution, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans le microcosme médiatique togolais. En effet, il se révèle que Faure Gnassingbé et ses sbires font des pieds et des mains pour convaincre Koffi Kounté refugié en France, après la publication du rapport vrai, à regagner le bercail.

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 125 du 06 mars 2012» titre en manchette : «Affaire CNDH : Le pouvoir en tractations avec Koffi Kounté pour le convaincre de rentrer». Indiquant que le Quai d’Orsay suit de près la situation, le confrère écrit : «Le pouvoir togolais a pris langue avec le Président de la CNDH depuis Paris où il a trouvé refuge suite aux menaces exercées sur sa personne par certains conseillers de Faure Gnassingbé dans ce qui est désormais appelé «CNDH Gate». Les tractations, selon des sources concordantes, visent à convaincre Monsieur Koffi Kounté de regagner le bercail où le gouvernement s’engage à assurer sa sécurité et celle de sa famille. Selon toujours les mêmes sources, un discret émissaire en direction de la capitale française pour rencontrer et discuter de vive voix avec celui qui, selon ses propres termes, s’est mis à l’abri pour éviter la fureur des mis en cause du rapport de son institution».

S’intéressant au même sujet, «Le Potentiel, n° 87 du 06 mars 2012» titre en manchette : «Suite de l’affaire CNDH : Des tractations seraient en cours pour faire revenir Koffi Kounté au Togo». Révélant que sa maison à Lomé est sous une très haute surveillante, le confrère précise : «Le scénario du feuilleton à suspense ayant pour titre ‘‘CNDH : Affaire de rapport truqué’’ continue de s’écrire dans les couloirs du Palais de la Présidence. Selon les informations qui nous sont parvenues, le nouvel épisode de ce triste film aura pour titre ’Koffi Kounté, ler retour triomphal’’. En effet, selon les indiscrétions, toujours dans la logique de flouer l’opinion, le prochain méfait des tenants de l’ordre ancien serait de faire revenir au Togo Koffi Kounté, le président de la CNDH. L’objectif, faire croire qu’il n’a été et n’est l’objet d’aucune menace».

Suite à l’affaire CNDH, «La Dépêche, n° 612 du 07 mars 2012» titre en couverture : «Suite du rapport de la CNDH : Malgré la bonne foi du gouvernement, le doute persiste» et précise : «En Conseil des ministres du mercredi 29 février 2012, le gouvernement a pris 13 mesures allant dans le sens des 13 recommandations du rapport de la CNDH. Entre autres mesures le Conseil des ministres a instruit le haut commandement militaire pour des procédures disciplinaires immédiates contre les personnes mises en cause. Il est prévu la réorganisation de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Celle-ci ne doit plus garder dans ses locaux des personnes appréhendées que ce soit pour une détention provisoire ou une garde à vue. Cette prérogative est dévolue à la police judiciaire… Toutefois, il faut être circonspect et ne pas penser de façon péremptoire que le gouvernement comblera les attentes en exécutant ces recommandations».

Dans cette affaire de rapport de la CNDH où le Lt-Colonel Massina est indexé comme tortionnaire, on susurre que le fameux Massina est mis aux arrêts. «Supposée arrestation du Col. Massina : Pure diversion organisée pour couvrir l’impunité», titre à la Une «L’Indépendant Express, n° 200 du 06 mars 2012» qui note : «Depuis la publication du rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) le 20 février dernier, de plus en plus de voix s’élèvent pour exiger la mise en œuvre des recommandations contenues dans ce rapport. Les Chefs de file étaient les défenseurs des droits humains qui ont félicité la CNDH et réclamé du gouvernement la mise en exécution de ces recommandations. Dans la foulée, le gouvernement s’est réuni en Conseil des ministres le mercredi 29 février et a laissé croire à l’opinion sa bonne volonté de se conformer aux recommandations à lui adressées par la CNDH. C’est dans cette attente que le peuple se trouvait quand l’information a surgi l’on ne sait d’où que le Directeur Général de l’ANR, le Lt-Colonel Yotroféi Massina est ‘‘mis aux arrêts le jeudi 1er mars 2012 et placé sur la bonne garde des para-commandos de la CETAP… Toutefois, les recoupements que nous avions faits au niveau de l’Etat-major des FAT et au niveau de la gendarmerie font état de ce que cette information n’est pas vérifiée. Le Commandant de la Gendarmerie Nationale, interrogé sur le sujet de l’arrestation de Massina, nous a tout simplement répondu : ‘‘Massina arrêté ? Vous m’informez. En tout cas, même s’il est arrêté, il n’est pas à notre niveau’’».

Abordant ce sujet, «Le Regard, n° 773 du 07 mars 2012» s’interroge «Le tortionnaire en Chef aux arrêts de rigueur ? : Une fausse alerte pour flouer l’opinion». Indiquant que Massina circule librement et rend visite à Faure, le confrère indique : «Une fausse alerte court les rues de Lomé faisant croire à un prétendu arrêt de rigueur du tortionnaire en chef Massina et ses apprentis sorciers. Mais il nous revient que c’est l’intéressé lui-même qui fait propager ce canular alors qu’il circule librement à Lomé. Il est reçu tous les matins par Faure à la Présidence et en sort même sourire aux lèvres, sans doute convaincu que son patron lui garantira l’impunité pour toujours… Faure a tellement habitué les Togolais aux fausses promesses que même si on montrait les images de Massina en train d’être décapité en direct sur l’écran de télévision, ils en concluraient plutôt à un montage ubuesque. Tout le monde sait que c’est du bout des lèvres que le pouvoir avait pris l’engagement de mettre en œuvre les recommandations du rapport authentique de la CNDH puisque aussitôt après on a voulu faire croire que notre législation ne prévoit pas de peines en cas de tortures».

Par rapport à la garantie de protection que Faure Gnassingbé donne à ces tortionnaires, «Actu Express, n+ 184 du 06 mars 2012» titre en couverture : «Suite des recommandations du rapport de la CNDH : Faure Gnassingbé étale sa canardise en envisageant des sanctions à minima contre les tortionnaires» et souligne : «Très attendu sur les sanctions exemplaires à infliger aux personnes mises en cause dans le rapport de la CNDH, Faure Gnassingbé a une fois encore déçu plus d’un Togolais. Au-delà des sanctions administrations qu’il préconise, la gravité des faits incriminés recommande pourtant des sanctions judiciaires pour décourager de potentiels tortionnaires».

Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) et des partis politiques étaient dans les rues de Lomé le jeudi 02 mars dernier pour exiger la démission du gouvernement Houngbo suite au double jeu qu’il a joué en publiant le rapport de la CNDH qu’il a falsifié avant de reconnaître l’authentique publié par Koffi Kounté via le site Internet de cette structure de Droit de l’Homme.

S’intéressant à ce sujet, «L’Indépendant Express, n° 200 du 06 mars 2012» titre en couverture : «Lutte contre l’impunité au Togo : Les ODDH mettent la pression et menacent le gouvernement» et écrit : «Les Organisations de Défense des Droits de l’Homme au Togo (ODDH) ne faiblissent pas dans leur quête de l’instauration au Togo de la démocratie. Cette détermination a été prouvée une fois de plus le 02 mars dernier où une marche suivie de sit-in a drainé des milliers de Togolais ayant répondu à l’appel de ces organisations. Carrefour des activités commerciales, Déckon, un endroit très animé, a servi de point de chute pour les manifestants qui y ont passé plus de quatre heures à l’issue de la longue marche débutée à Bè-Château».

Abordant le même sujet, «Actu Express, n° 184 du 06 mars 2012» qui titre en manchette : «Sit-in de la synergie des ODDH « ça suffit» : Quand Déckon frôle la place Trahir», note : «A l’appel des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) pour exiger la démission du gouvernement suite au tripatouillage du rapport de la CNDH, une marée humaine a pris d’assaut le carrefour Déckon pour observer un sit-in. Plusieurs partis politiques ont également répondu à l’appel. Le boulevard Houphouët-Boigny est grouillé de monde le vendredi 2 mars dernier. Des dizaines de milliers de Togolais ont battu le pavé pour une fois encore crier haro sur les dérives du gouvernement. Hommes, femmes, enfants et vieillards scandaient des slogans hostiles au pouvoir «Gouvernement Houngbo démission», «Massina, Titikpina tous à la CPI», «Exigeons la ratification du Traité de Rome», peut-on lire sur les pancartes. Partis de Bè-Château, la marée humaine s’est ébranlée vers Déckon en passant par le marché de Bè, Société Lala, Kondjindji et boulevard circulaire».

Par Mawu K.

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