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REVUE DE PRESSE

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La révélation des noms des auteurs du traficotage du rapport de la CNDH, les implications des discussions Gouvernement-CAR-ANC-RPT et la signature d’un accord entre Bolloré et Vinci pour la construction du 3e quai du terminal à conteneurs au Port Autonome de Lomé, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

En vue de faire la lumière sur les allégations de torture au Togo, le Gouvernement a saisi la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en vue de mener une enquête. Le rapport de cette enquête a été remis au Gouvernement pour publication. Mais, constatant que le Gouvernement a traficoté le rapport, la CNDH publia le rapport authentique via son site.

«Le combat glorieux de la CNDH : Une occasion offerte à Faure pour libérer les condamnés dans le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat», titre en manchette «La Dépêche, n° 611 du 29 février 2012» qui écrit : «Faure doit aujourd’hui se rendre à l’évidence. Le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat n’en finit pas de révéler ses secrets. Nous ne lui apprenons rien. Il dispose, nous pensons, de services sincères pour l’informer de l’état de l’opinion suite au procès et au sort réservé à Kpatcha. Les difficultés dans la création de son parti trouvent leur origine dans le procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat… Si Faure s’est réconcilié avec celui qui a attenté à la vie de son père à plusieurs reprises, ce n’est pas avec son frère de sang qu’il ne peut pas le faire».

S’intéressant au même sujet, «L’Alternative, n° 123 du 28 février 2012» qui titre en manchette : «Gangstérisme au sommet de l’Etat/Traficotage du rapport de la CNDH : Voici les faussaires de la République», précise : «L’affaire ne saurait être classée comme si de rien n’était. Même si la polémique liée à la publication des deux rapports de la CNDH s’est quelque peu estompée avec la réunion de clarification tenue le 22 février à la Primature entre le gouvernement et les membres de la CNDH, les Togolais ordinaires, les acteurs politiques, membres de la société civile et surtout la communauté internationale veulent des clarifications sur ce qui s’est réellement passé et connaître les auteurs de la falsification du rapport transmis au gouvernement par la CNDH…».

Suite à l’affaire de rapport charcuté de la CNDH, «Le Potentiel, n° 86 du 28 février 2012» s’interroge : «Qu’attend Faure pour réagir?». Citant Yotroféi, Titikpina, Me Tchalim… comme les présumés coupables, le confrère note : «Complice ou pas complice ? Faure Gnassingbé était-il au courant de l’opération de charcutage effectuée sur le rapport «authentique» de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) sur les allégations de torture dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat? Le président est-il un faussaire et protège-t-il des tortionnaires? Voilà les questions que se posent de nombreux togolais dans le cadre de la controverse née de la publication de deux rapports, l’un tronqué, suite à une enquête de la CNDH sur les allégations de torture à l’Agence Nationale de Renseignement (ANR). Aussi, de retour de son périple newyorkais où il présidait le Conseil de Sécurité de l’ONU, ses concitoyens attendent de lui des clarifications et des actes forts. Mais force est de constater que trois jours après, toujours rien. Pas de déclarations officielles, rien».

Parlant des suites du rapport de la CNDH, «Liberté, n° 1159 du 27 février 2012», titre en couverture : «Col. Massina Yotroféi, Général Titikpina, Cdt Kuloh, Cpt Kadanga… Ces hommes qui prendront le vol direct pour la CPI» et écrit : «Les grands hommes d’une Nation, ce sont ceux qui se sont illustrés par des actes de bravoure, de dignité, bref des actes qui portent haut le flambeau du pays. Au Togo, on peut citer Sylvanus Olympio et compagnie qui ont arraché de haute lutte la souveraineté nationale et internationale. François Akila-Esso Boko qui a refusé de cautionner le massacre de ses compatriotes en avril 2005 pour permettre la montée au trône de Faure Gnassingbé. On ne peut bien sûr pas ignorer le tout dernier héros national, Koffi Kounté qui a eu le courage de dire la vérité malgré les menaces de mort dont il a été l’objet. A contrario, il y en a qui ont décidé d’entrer dans l’Histoire du Togo à reculons. Eux, ce sont ceux qu’il convient d’appeler «Les tortionnaires de la République».
Leurs noms ont été révélés dans le rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)
».

Malgré le reniflement des micros partis entre autres l’Union des Forces de l’Union des Forces de Changement (UFC) et le Parti Républicain pour la Rédemption (PRR), le dialogue Gouvernement CAR-ANC-RPT a pris son envol. Les micros partis qui voient de mauvais œil ce dialogue, craignent que ce ne soit un autre Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC).

S’intéressant à ce sujet, «Le Potentiel, n° 86 du 28 février 2012» titre à la Une : «Dialogue entre le gouvernement et les partis représentés à l’Assemblée : L’UFC boude, les micros partis contestent, le dialogue a pris son envol» et indique : «La classe politique togolaise est actuellement dans une phase de dialogue dans le cadre de la préparation des prochaines élections législatives et locales. Les discussions ont été ouvertes le 20 février dernier par le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo à son cabinet entre les partis représentés à l’Assemblée Nationale. Le nouveau cadre de discussion est boycotté par Gilchrist Olympio et ses amis. On en était là quand d’autres micros partis d’opposition à l’instar de PRR sortent de leurs gonds pour dénoncer l’initiative du gouvernement».

Abordant le même sujet, «Forum de la Semaine, n° 1133 du 27 février 2012» titre en couverture : «Discussion Gouvernement CAR-ANC-RPT : Le PDP s’en félicite mais refuse un doublon au chantier du CPDC» et souligne : «Oui à des discussions entre le gouvernement, le CAR, l’ANC et le RPT en vue d’un consensus autour du cadre électoral, mais non à un doublon aux chantiers déjà entrepris par le CPDC et ses membres. C’est en ces termes que peut se résumer la position du PDP (Parti Démocratique Panafricain) autour de cette nouvelle table dressée entre ces trois partis de la scène politique togolais».

Suite au rapprochement ANC-CAR, «Courrier de la République, n° 267 du 27 février 2012» s’interroge : «Vers une alliance ANC-CAR ? : Les enjeux et les conséquences sur le landernau politique national. Le rapprochement qui ferait mal».

Le Groupe Bolloré a confié les travaux de la construction du 3e quai du terminal à conteneurs au PAL à la Société Vinci. C’était à l’issue d’un accord signé le vendredi dernier.

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 123 du 28 février 2012» titre en couverture : «Projet de construction du 3e quai du Port Autonome de Lomé : Et maintenant les travaux!» et écrit : «Après la concession des travaux du 3e quai du Port Autonome de Lomé au groupe Bolloré, et maintenant les travaux. Le contrat de construction vient d’être signé entre les deux entreprises, Bolloré Africa Logistics et le groupe Vinci».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1159 du 27 février 2012» titre à la Une : «Construction du 3e quai du terminal à conteneurs au PAL : Bolloré Africa Logistics choisit le groupe Vinci» et note : «La construction d’un 3e quai au terminal à conteneurs du Port Autonome de Lomé était dans les cordes depuis. Un projet de Bolloré Africa Logistics et SE2M, très présents dans la concession et la manutention au Port Autonome de Lomé. La cérémonie de lancement avait déjà eu lieu le 4 mars2011, et c’est Faure Gnassingbé qui y avait procédé. Aujourd’hui, la construction proprement dite peut démarrer. Et pour cause, le constructeur est choisi, à la suite d’un appel d’offres international auquel ont participé onze «(11) grands groupements. Il s’agit du consortium mené par Vinci, composé des sociétés Sogea-Satom, Soletanche-Bachy et Emec».

Par K. Mawu

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