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Politique

Mali : Face à face entre Soumaïla Cissé (URD) et Capitaine Sanogo de la junte militaire au pouvoir

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A quelques semaines du premier tour des présidentielles du Mali, un groupe de militaires putschistes conduits par le capitaine Sanogo a renversé le régime de Amadou Toumani Touré (ATT). Ce dernier a cédé son fauteuil à la junte militaire qui actuellement détiennent les reines du pouvoirs. Ce lundi 26 mars, deux leaders politiques, candidats aux prochaines échéances électorales, ont répondu à une convocation des putschistes. Il s’agit de Soumaïla Cissé (URD), et de Ibrahim Boubacar Keïta (RPM). Au terme de l’entretien avec le capitaine Sanogo, Soumaïla Cissé a confié à notre confrère de Jeune Afrique, ce qui constitue la teneur des propos qu’il a eu tenir à l’endroit de la junte militaire.


« J’étais à Kati ce lundi matin pour répondre à une convocation du capitaine Sanogo. Je lui ai dit clairement ceci : nous sommes contre le coup d’État. Il y a des problèmes urgents dans ce pays. Les militaires ont la responsabilité de la sécurité intérieure – et fort à faire avec toute la casse à Bamako – et il y a aussi la sécurité au Nord qui relève de leur compétence. Nous exigeons le respect de la Constitution. Nous demandons l’ouverture des frontières et la libération des camarades emprisonnés arbitrairement (ministres et membres du gouvernement, leaders politiques).

Nous sommes dans un pays démocratique, et dans un pays démocratique, il y a des voies et des moyens d’accéder au pouvoir. Le monde a changé et il ne peut plus accepter de tels actes. S’ils [les putschistes, NDLR] aiment le Mali, nous aussi nous l’aimons. Ils disent leur vérité, nous aussi nous disons la nôtre car nous sommes tous maliens.

Et la vérité, c’est qu’aujourd’hui si nous coupons les ponts avec la communauté internationale, demain il n’y aura plus à manger à Bamako, et il n’y aura plus de carburant non plus. La sécheresse au Sahel va s’aggraver et c’est la population malienne qui va en souffrir. Ce qui est sage, aujourd’hui, c’est de faire marche arrière et de sortir le plus rapidement possible de cette situation ».

Propos recueillis par Baba Ahmed à Bamako | Jeuneafrique.com

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