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« Tribune d’Afrique » dédouane Abass Bonfoh et porte plainte contre la gendarmerie

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La rédaction togolaise du magazine Tribune d’Afrique a animé ce jeudi matin à Brother-Home, à Lomé, une conférence de presse. Autour de la table, Marx Carmel (En photo) et David Amékoudji, respectivement rédacteur en chef et directeur du bureau –Togo du magazine.
L’affaire de mœurs impliquant le controversé président de l’Assemblée nationale et la séquestration du journaliste de cette rédaction, Marx Carmel Sanvi, par la gendarmerie était au centre de cette conférence de presse.

Pour le rédacteur en chef du magazine, Marx carmel Sanvi, « Depuis l’année dernière, sur des témoignages recueillis au sein de notre rédaction, nous avons appris que le président de l’Assemblée nationale serait impliqué dans une affaire de pédophilie. Nous avons été contacté par les présumés victimes parmi lesquelles il y a quelques mineures (…) A l’heure où nous sommes aujourd’hui, il n’y a rien qui nous permet au niveau de notre rédaction d’affirmer que Abass Bonfoh est pédophile», poursuit-il.

Par cette déclaration, le journal réfute l’accusation portée contre le président de l’Assemblée nationale et qui avait été reprise par plusieurs journaux de la place. En effet, A en croire plusieurs parutions nationales, le président de l’Assemblée nationale serait concerné. Selon des sources dignes de foi, le chef de l’Etat aurait même souhaité sa démission au sujet de cette affaire. Ce qui fait que le revirement de ce magazine surprend plus d’un. Puisqu’au lendemain de cet enlèvement, le journal avait promis à ses lecteurs d’aller jusqu’au bout de l’enquête et de publier des résultats. Des pressions seraient-elles passées par là ? Rien n’est sûr.

«Nous avons constaté dans la presse nationale et sur les sites internet qu’Abass Bonfoh a été diversement accusé de pédophilie. Mais nous pensons que la presse est libre à partir d’information qu’elle a de faire le traitement qu’elle veut, mais à notre niveau nous ne pouvons l’affirmer», a poursuit Marx Carmel.

Concernant sa séquestration à la gendarmerie nationale, le rédacteur en chef du magazine a confié qu’il a porté plainte auprès du Tribunal de Lomé et qu’il entend saisir la Cour de Justice de la CEDEAO et a demandé à son conseil d’étudier la possibilité de saisir également la Cour européenne des Droits de l’Homme. «Nous attendons que la culpabilité de la gendarmerie soit reconnue et nous attendons également des dédommagements. Personnellement j’attends à être dédommagé pour le fait d’être séquestré par quatre gendarmes et subis des interrogatoires durant sept heures de temps à la gendarmerie», a martelé Marx Carmel.

«Il n’y a pas eu de tortures physiques, ni un exercice physique de violence sur moi pour obtenir des informations et donc je n’ai pas été torturé de quelque manière que ce soit ; néanmoins il y a eu des tortures psychologiques sur moi», précise-t-il.

Le 09 février dernier, alors qu’il investiguait sur cette affaire sensible, le journaliste de tribune d’Afrique a été enlevé par quatre éléments de la gendarmerie.

Source: Mo5-Togo

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