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Culture

Saisie de fonds des commerçants par l’ANR : Des journaux internationaux dénoncent cet injuste «braquage»

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Décidément au Togo de l’esprit nouveau, il n’y a plus aucune affaire dans laquelle l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) n’est impliquée. Affaire de drogue, elle est là, de torture, on retrouve l’ANR, de projet d’assassinat des journalistes, c’est l’ANR qui est indexée, de saisie de fonds, la même ANR est accusée. C’est à croire que l’ANR est devenue un instrument à tout faire, une institution considérée comme un Etat dans un Etat au Togo.

En effet, le 11 janvier 2010, l’ANR s’est négativement illustrée en faisant main basse, à l’aéroport de Lomé-Tokoin, sur une somme de 1,700 milliards de FCFA, fonds que ces commerçants convoyaient en Chine dans le but de remplir leur engagement vis-à-vis de leurs fournisseurs.

Selon les victimes, ce fonds a été régulièrement déclaré à la douane togolaise. Le tribunal de première instance ayant été saisi du dossier après étude et enquête, ordonné la main levée partielle sur ce fonds. Non seulement tristement célébré ANR s’obstine à s’exécuter mais aussi tente par des manœuvres, de présenter le transport des fonds comme du trafic illicite et justifier leur réel à jamais.

Pour faire marcher ses manœuvres cette Agence de Renseignement s’est servi du site pas des moindres du microcosme médiatique togolais pour publier un article dont le contenu contraire aux témoignages des victimes. Les auteurs de cette manœuvre soutiennent que les récépissés de banques saisis montrent qu’une grande partie de cet argent provient de retraits en banque mais n’a pas été déclarée. La loi togolaise (N° 2007- 016) relative à la lutte contre le blanchissement des capitaux énumère parmi les agissements constitutifs de l’infraction la dissimulation, le déguisement de la nature; de l’origine du mouvement ou de la propriété réelle de biens dont l’auteur sait qu’ils proviennent d’un crime ou d’un délit.

Le règlement N° R09/98/CM/L/UEMOA du 20 décembre 1998 relatif aux relations financières, une domiciliation extérieure des Etats membres de l’Union Economique et monétique Ouest Africaine en son article 13, exige des opérateurs économiques, une domiciliation auprès d’un intermédiaire agréé pour leurs montants qui excèdent cinq millions (5.000.000 FCFA). Le même règlement précise que, les voyageurs se rendant dans les Etats non membres de l’Union ne sont autorisés à emporter par personne que la contre-valeur de deux millions de FCFA en billets autres que des billets FCFA. «Il faut savoir que l’exploitation illicite de fonds est le moyen le plus utilisé par les organisations criminelles en vue de financer leurs activités ou de blanchir des capitaux acquis illégalement. Sur recours de leurs avocats, les passeurs qui avaient reconnu les faits lors de l’instruction ont prétendu en produisant de prétendu bordereaux douaniers qu’une petite partie de ces fonds auraient fait l’objet d’une déclaration douanière, ce qui en tout état de cause ne lève pas l’infraction de blanchissement», lit-on sur ce site.

A notre sens, cette argumentation est trop belle pour être vraie, car, connaissant les ardeurs des responsables de l’ANR, il est impossible qu’ils mettent la main sur d’éventuels blanchisseurs de capitaux pour les relâcher aussi facilement. Mais dans le cas d’espèce, ils l’ont fait. Aussi, lorsqu’on saisit des capitaux de ce montant, on est supposé les mettre sous-scellé. Mais au grand étonnement, on retrouve, à en croire les victimes, des billets de ce fonds sur le marché. Cela démontre que l’ANR joue au gangstérisme.

En tout cas, cette affaire est parvenue au plan international. Elle est, en effet, abordée par le confrère français « La lettre du continent» dans son N° 629 du 16 Février 2012. Ce confrère s’inscrit en fait contre l’argument développé par pontes de l’ANR dans l’article publié sur le site republicoftogo, M. Yotroféï Massina et son bataclan sont-ils décidés à noyer les efforts de réconciliation de Faure GNASSINGBE?

Les victimes de leur part ne comptent pas baisser les bras. Selon les informations proches du collectif des 33 commerçants une grève d’une journée sera observée dans les prochains jours elle aura pour but de paralyser en une journée, toutes les activités du grand marché. A en croire la même source puis ensuite une marche sera faite sur la Présidence de la République pour exprimer leur ras-le-bol.

Mauri K

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