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REVUE DE PRESSE

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Les implications du report de la dissolution du RPT, les conséquences de la spoliation des fonds des commerçants par l’ANR et les violences à Dakar suscitées par la candidature de Abdoulaye Wade, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

C’est avec étonnement que la population togolaise a appris le report à une date ultérieure du congrès du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), congrès qui devrait se tenir le 28 janvier dernier et qui devrait être consacré à la dissolution de ce parti qui a pourtant porté Faure Gnassingbé au pouvoir. Les journaux y sont allés de leurs commentaires.

Abordant ce sujet, «Courrier de la République, n° 263 du 30 janvier 2012» qui titre en manchette : «43 ans d’existence du RPT ; 07 ans après la disparition du Président fondateur, le parti va tirer sa révérence en février : En Attendant l’événement, des réglages à faire», écrit : «Le congrès du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT), prévu se tenir le week-end dernier à Blitta a été contre toute attente reporté à une date ultérieure. Certains cadres du parti en ont été tenus informés tardivement sans que des raisons qui sous-tendent cette volte-face ne soient avancées. D’après certaines indiscrétions, le Sommet de l’Union Africaine serait l’événement perturbateur du chronogramme établi à cet effet. Avec la nouvelle casquette de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU que porte le Togo à l’heure actuelle, le président Faure ne saurait pour rien ne pas se rendre au Sommet d’Addis-Abeba où des sujets importants ont été débattus pour se consacrer à la mise à mort d’un parti aussi ‘‘inoffensif’’ qu’est le RPT. Certains officines estimeront la raison non aussi valable mais est-il que s’il y en a d’autres, le Sommet de l’UA semble celui qui dédouane le mieux».

S’intéressant au même sujet, «Le Potentiel, n° 82 du 31 janvier 2012» titre en couverture : «Accouchement difficile de nouveau parti : Faure confronté à la résistance de Zoumarou Gnafome, Fambaré Natchaba, Vouley Frititi et Cie» et note : «Programmé pour se tenir le 28 janvier dernier, la logique voudrait que dans ce numéro, nous vous relations le déroulement du congrès du RPT, mais le sort en a décidé autrement. Tout a été bien fignolé et plusieurs invitations ont même été envoyées à certaines personnalités et militants de premières heures du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) et même à certains médias. Et comme on pouvait s’y attendre, le Prince qui n’a pas réussi à aplanir toutes les divergences au sein de sa mouvance s’est vu contraint de surseoir à la tenue du congrès devrait assassiner le RPT et écarter certains de ses extrémistes de la gestion du pouvoir usurpé à la suite de la mort du Président Dictateur Général, le très regretté (sic) Gnassingbé Eyadéma. Le rendez-vous de Blitta est reporté sine die mais également délocalisé à Lomé».

Suite au report du congrès du RPT, «L’Alternative, n° 195 du 31 janvier 2012» titre en manchette : «Dissolution du RPT : La perte du groupe parlementaire complique les choses». Indiquant que l’ANC est insidieusement sollicitée, le confrère précise : «Le congrès de dissolution du 28 janvier dernier a fait flop et l’on parle de nouveau de la date du 5 février. Pour l’heure rien n’est officiel, les choses se passent à huis-clos. Au-delà des divergences internes, la dissolution du RPT ne sera pas sans conséquences. Ces conséquences ne sont pas pour arranger les partisans de la dissolution. Cette dissolution entraîne la perte du groupe parlementaire et la redistribution des rôles du Parlement. Dans une discussion informelle la semaine dernière, entre un avocat, membre de l’ANC et un ministre de Faure, avocat de son état, ce dernier suggérait à son confrère de l’ANC d’introduire à l’Assemblée Nationale une demande de constitution d’un groupe parlementaire. Surpris par cette suggestion, l’avocat membre de l’ANC a rappelé à son collègue du RPT les méthodes dont son parti a fait preuve pour s’opposer à la Constitution du groupe parlementaire ANC au lendemain de la création du parti. Ce rappel des faits a poussé finalement le ministre de Faure à dire que les choses ne sont plus comme avant, que nous sommes à l’heure de l’apaisement et que le pouvoir ne trouverait plus d’obstacle à ce que l’ANC constitue un groupe parlementaire à l’Assemblée Nationale. Cette discussion certes informelle et à bâtons rompus est remontée au niveau des dirigeants de l’ANC. Elle traduit aussi les difficultés du pouvoir actuel à se débarrasser du RPT, avec toutes les conséquences».

Les responsables de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) qui excellent dans la torture des citoyens togolais font régulièrement abus de leur autorité pour escroquer des opérateurs économiques de ce pays. L’un de leurs forfaits qui défraie actuellement la chronique est la spoliation des fonds de certains commerçants.

S’intéressant à ce sujet, «Liberté, n° 1139 du 30 janvier 2012» titre en manchette : «Affaire de saisie de fonds sur les commerçants togolais et nigériens : La Cour d’appel ordonne une mainlevée partielle, l’ANR bloque la restitution des fonds, le dossier renvoyé à la Cour Suprême». Révélant que des billets issus de la saisie sont retrouvés sur le marché par les victimes, le confrère écrit : «Il vous en souvient en 2010, une affaire de saisie de fonds sur des commerçants avait défrayé la chronique. Ces commerçants qui faisaient passer des devises étrangères en Asie en vue de payer leurs fournisseurs, furent interpellés à l’aéroport et dépossédés de leurs sous, par des éléments de l’omniprésente Agence Nationale de Renseignement (ANR). Une première fois le 11 janvier 2010, et une seconde fois le 26 novembre de la même année. Beaucoup devraient croire cette affaire réglée et l’argent restitue à leurs propriétaires, puisqu’il s’est avéré que les fonds ont été légalement déclarés à la Douane. Mais il n’en est rien, deux ans après. En tout cas s’agissant de la première saisie. Et dans les rangs des commerçants, c’est la détresse totale».

Abordant le même sujet, «Le Potentiel, n° 82 du 31 janvier 2012» qui titre à la Une : «L’ANR revient dans l’acte avec la spoliation» indique : «Décidément notre Auantanamo national ne compte pas sortir de l’actualité de si tôt. Le haut lieu de torture organisé et dirigé par le très controversé Colonel Yotroféi Massina. Après plusieurs semaines dans l’actualité nationale en tant qu’une agence de haute torture, l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) vient d’être rattrapée par l’une de ses gaffes. On se souvient que notre chère ANR avait depuis quelques temps déjà, bloqué au nom de quoi et de qui on ne sait, tous les tas de billets de banque qui sortent du Togo. Il paraît que les billets peuvent devenir des billets de coup d’Etat».

Suite à cette escroquerie de l’ANR, «Le Regard, n° 768 du 1er Février 2012» titre à la Une : «Arbitraire contre des opérateurs économiques : Les victimes exigent la rétrocession des fonds saisis par l’ANR» et souligne : «Décidément au Togo de ‘‘l’esprit nouveau’’, il n’y a plus aucune affaire dans laquelle l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) n’est impliquée. Affaire de drogue, elle est là, torture on retrouve l’ANR, projet d’assassinat des journalistes, c’est l’ANR qui est indexée, saisie de fonds, la même ANR est accusée. C’est à croire que l’ANR est devenue l’Agence à tout faire, un Etat dans un Etat au Togo de Faure Gnassingbé».

Les journaux togolais ne sont pas restés sans commentaires sur la situation qui prévaut actuellement au Sénégal suite à la candidature du président sortant Abdoulaye Wade.

Abordant ce sujet, «Le Correcteur, n° 317 du 30 janvier 2012» qui titre en couverture : «Trouble à Dakar après la validation de la candidature de Wade : Le Conseil Constitutionnel sénégalais complaisant et caporalisé à l’image de ceux du Togo et de la Côte d’Ivoire» et soutient «Sans prétendre que le Conseil constitutionnel du Sénégal a rendu une décision de complaisance, il est évident que sa décision a mis le pays de la Teranga dans une situation de tension politique inquiétante. Que va-t-il en être à la proclamation des résultats du scrutin lui-même ? Vu la polémique et les contestations qui ont suivi la publication de la liste des candidats, il y a à parier que le lendemain de ce scrutin ce que le Conseil constitutionnel aura voulu : Du coup revient au devant de l’actualité le rôle infect ou bénéfique de ces Cours et Conseils dans la consolidation de la démocratie en Afrique».

S’intéressant au même sujet, «Courrier de la République, n° 263 du 30 janvier 2012» qui s’interroge : «Présidence à 85 ans, pour quoi faire ? : Wade, la candidature de la honte et de la provocation des intellectuelles africains», note : «Des émeutes ont éclaté dans plusieurs villes du Sénégal aussitôt la validation de la candidature d’Abdoulaye Wade à un troisième mandat proclamée par le Conseil Constitutionnel. Bilan : un policier tué».

D.M.

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