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Mercredi à la Une de Le Libéral : Dialogues parallèles

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Depuis deux semaines les partis qui ont des représentants à l’Assemblée nationale à l’exception de l’UFC sont en à la Primature. Dans le cahier des charges il est indiqué que les parties prenantes à ce cadre vont échanger sur l’amélioration du cadre électoral et les reformes institutionnelles et constitutionnelles. Après une suspension provisoire les trois partis politiques ont repris les discussions hier à la primature.

Pendant ce temps le CPDC que certains disaient caduque continue toujours ses séances. Les membres se prononcent beaucoup plus sur les questions d’intérêt national sans pour autant évoluer sur les propositions de réformes et d’amélioration du cadre électoral. On se souvient que les membres du CPDC, à mi-parcours, avaient déjà compilé leurs conclusions et propositions qu’ils ont envoyées successivement au Chef de l’Etat et tout récemment au Premier Ministre. Selon des indiscrétions, le gouvernement serait déjà en train de parcourir le document présenté par le CPDC rénové. Et pour permettre aux autres de prendre le train en marche, il aurait demandé et obtenu des membres du CPDC qu’ils s’abstiennent d’évoluer sur les propositions d’amélioration du cadre électoral et de réformes constitutionnelles et institutionnelles . Et l e s questions que le profane togolais se pose est de savoir pourquoi deux discussions sur des sujets identique s ? Pourquoi ouvrir un autre cadre à ceux qui de tout temps ont refusé de participer aux discussions? A ceux-là, la sagesse répondra peut-être qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Mais en le faisant pour obtenir le plus large consensus possible, il se posera sans doute au gouvernement le problème de choix sur les propositions de reformes à mettre en œuvre pour l’amélioration du cadre électoral et des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Lesquelles des propositions faites au CPDC rénové ou à l’issue de ces nouvelles discussions entre partis parlementaires, seront prises en compte par le gouvernement ? Après les demandes d’explication affichées lors de la dernière séance du CPDC, il est apparu clairement que les membres du CPDC n’entendent pas jouer les « seconds rôles » et se discréditer dans ce processus.

« S’il est incontestable que certains partis ont des députés à l’Assemblée Nationale, organe qui traduira dans les textes les propositions de réformes que nous faisons, il est important de préciser que en tant que togolais structurés et représentants des courants politiques, associatifs ou sociaux, notre voix compte à plus d’un titre dans ce qui est en train de se faire. Il n’y a pas de togolais plus légitimes que d’autres.

Et nous, en tant que partis politiques qui voulons nous engager dans le prochain processus électoral, nous avons les mêmes droits que les partis qui sont ou qui sont représentés au parlement » indique avec fermeté un des participants au CPDC.

Face à la crédibilité dont chacun se réclame, la tâche du gouvernement se complique et risque de se résumer, pour le moment à une simple action de compilation. Pour harmoniser les propositions, il n’aura d’autre choix que de rassembler à nouveau dans un seul et même cadre d’harmonisation les membres des deux cadres. Et si Houngbo rassemblait les participants aux deux cadres de discussion ? Il y aurait sans doute un avantage certain : gagner le temps. Mais il semblerait que le Premier ministre s’est finalement rendu compte que certains togolais ne souhaitent pas s’asseoir sur les mêmes tables que d’autres. C’est un secret de polichinelle.

Source : Le Libéral n° 61 du 29 février 2012

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