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Sport

Gros plan sur la CAN : Retour sur l’histoire passionnante et évolutive de la Coupe d’Afrique des Nations

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A l’occasion de la 28e édition de la CAN (Coupe d’Afrique des nations), qui se déroule depuis le 21 janvier au Gabon et en Guinée équatoriale, et ce jusqu’ au 12 février, Togoportail vous propose ce gros plan sur la plus grande fête du football en Afrique.

La CAN est organisée par la Confédération africaine de football (Caf) depuis 1957 au Soudan. Elle se déroule tous les deux ans depuis 1968 les années paires (entre 1957 et 1965, cinq éditions ont eu lieu). Mais, à partir de 2013 (Afrique du Sud), elle sera disputée les années impaires.

Création de l’épreuve

L’origine de la Coupe d’Afrique des nations remonte à juin 1956, lorsque la création de la Caf est proposée durant le troisième congrès de la Fifa à Lisbonne par l’intermédiaire de l’Égyptien Abdelaziz Abdellah Salem qui est débouté de sa demande en raison du faible nombre de membres africains (quatre). Celui-ci décide alors de quitter le congrès en disant : «Si nous ne sommes pas tous traités ici sur le même pied d’égalité, il n’est nullement question de notre présence parmi vous» et est accompagné par solidarité par le soudanais Mohamed Abdelhalim, ce qui pousse la Fifa à réagir favorablement à sa demande.

Immédiatement, un projet de créer une compétition continentale se met en place, à laquelle Salem souhaite donner son nom, mais devant l’opposition des autres membres, l’appellation Coupe d’Afrique fut adoptée (a contrario le trophée remis au vainqueur porte le nom de Salem).

Première édition au Soudan

En février 1957, la première édition de la coupe d’Afrique, inaugurée par le premier ministre soudanais Sayed Ismail El Azhari, voit le jour en prenant place à Khartoum au Soudan après la construction d’un stade d’une capacité de 30 000 places. Cette édition se déroule sans aucune phase éliminatoire, et réunit les quatre nations fondatrices de la Caf : le Soudan, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud. Toutefois, cette dernière refuse finalement d’envoyer une équipe multi-raciale à cette compétition (le délégué sud-africain Fred W. Fell propose alors d’envoyer une équipe composée uniquement de blancs ou uniquement de noirs) entraînant sa disqualification et permettant à l’Éthiopie d’être qualifiée directement pour la finale.

Le règlement d’alors stipule que seuls les joueurs évoluant dans leur pays peuvent disputer la compétition. Durant ce tournoi, seuls deux matchs ont donc eu lieu. Le premier match étant la seule demi-finale, opposant le Soudan à l’Égypte, remportée par cette dernière sur le score de 2-1.

Le deuxième match est la finale entre l’Éthiopie et l’Égypte arbitrée par le soudanais Youssouf Mohamed Ibrahim. Les égyptiens l’emportent facilement 4-0 grâce à 4 buts de Mohammed Ad-Diba déjà auteur du but de la victoire en demi-finales. L’Égypte devient donc le premier champion d’Afrique de l’histoire et reçoit le Trophée Abdelaziz Salem.

Evolution de la compétition

Deux ans plus tard en 1959, l’Égypte et la Syrie fusionnent pour former la République arabe unie qui accueille la seconde édition au Caire où les équipes participantes sont les trois mêmes qu’en 1957.

La troisième édition de la coupe d’Afrique (1962) est repoussée d’un an en raison du coup d’État manqué en décembre 1960 et du retard pris dans la restauration du stade Haïlé-Sélassié. Le nombre de participants passe à neuf, et une phase éliminatoire est mise en place pour le tournoi final qui a lieu en Éthiopie à Addis-Abeba dans l’Addis Abeba Stadium.

En 1963, le tournoi final s’agrandit et accueille 6 équipes réparties en 2 poules de 3. Le Ghana indépendant depuis 1957, entraîné par Charles Giamphy, fait sa première apparition en phase finale puisque qualifié d’office en tant que pays hôte de la CAN 1963 et l’emporte.

En 1965, la Coupe d’Afrique devient la Coupe d’Afrique des Nations. De nombreux pays refusent de participer en raison de la volonté politique du chef d’état tunisien Habib Bourguiba qui prône l’ouverture du dialogue entre Israël et la Palestine.

À partir de l’édition 1968, le tournoi se tient tous les deux ans les années paires. Le règlement (modifié en mai 1967) autorise désormais les sélections à prendre jusqu’à deux joueurs évoluant en dehors de leur pays pour le tournoi. 20 nations participent au tour préliminaire pour espérer rejoindre le double tenant du titre ghanéen et l’Ethiopie. Les huit équipes qualifiées pour la phase finale sont regroupées en deux groupes de quatre jouant une rencontre contre chacun de leurs adversaires, et les deux premières de chaque groupe se qualifient pour les demi-finales (système utilisé jusqu’en 1982).

Pour la première et unique fois de l’histoire de la compétition, la finale est rejouée après un score de parité lors du premier match (2-2 à l’issue du temps réglementaire). Lors de la deuxième rencontre, le Zaïre s’impose 2-0 face à la Zambie. (Trois mois plus tard, le Zaïre devient la première nation d’Afrique noire à se qualifier pour une Coupe du monde en 1974 où elle subit une déroute : trois défaites dont un 9-contre la Yougoslavie.)

A suivre…

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