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Société

Togo : Les prostituées de la ville de Kpalimé sous la botte de la police locale

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Le gouvernement togolais semble être bien décidé à vider les rues des petites prostituées. Le samedi 07 janvier 2012, des rues de la ville de Kpalimé, réputées chaudes ont été plus ou moins désertes. Et pour cause, la police a mis la main sur ces filles mineures qui circulent de bar en bar pour offrir du plaisir charnel à qui veut, contre des pécules.

Le samedi dernier, une bonne centaine a été prise dans les mailles de la police.Selon des indiscrétions, la décision proviendrait du sommet de l’Etat qui aurait été alerté de l’ampleur inquiétant que prenait la prostitution dans la ville. La forme choisie pour traquer ces petites prostituées est de faire la patrouille et mettre la main sur celles qui seront mineures, qui ne possèdent pas de pièce d’identité et qui traineront tardivement dans les maquis et bars.

Du coup, certaines de ces petites filles qui ont l’habitude de porter des décolletés, des robes sexy et moulantes dessinant tout leur corps ou de mini jupe laissant parfois voir les parties intimes ont été prises dans les filets de la police.

Cette opération de la police est diversement appréciée par les populations de cette ville située à plus de 120 kilomètres de Lomé, la capitale où la prostitution risque de devenir la chose la mieux partagée. « Est-ce que le gouvernement sait ce que mangent ces filles-là toute la journée ? Elles n’ont que ça comme alternatif pour se procurer leur pitance journalière », s’efforce de justifier Angela, une jeune fille dans la vingtaine. « C’est vrai que qu’elles nous attirent de la clientèle mais elles exagèrent des fois. Je considère que ces filles peuvent être aussi mes filles et cela m’attristent à les voir dans certaines tenues. Si cela (opération ndlr) peut les emmener à changer de comportement, je suis d’avis 100% », explique un tenancier de bar.

Devra-t-on s’attendre à vivre pareil à Lomé où des quartiers sont réputés être les fiefs des prostituées ? En Août 2011, le gouvernement avait déjà pris en conseil des ministres, une décision pour contrecarrer le phénomène sur toute l’étendue du territoire national. Et même bien avant, en juin 2010, la police avait fait détruire des chambres de passage à Lomé, dans certains coins « chauds » de la ville.

Source:http://sylviocombey.wordpress.com

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