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Economie

Le Mali active ses armes dans la lutte contre le blanchiment de capitaux : L’information, un des éléments majeurs du dispositif sécuritaire

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A Bamako (Mali), le centre de formation et de développement a abrité un atelier national de formation en matière d’enquêtes sur le blanchiment d’argent et les crimes financiers. Organisée par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), la rencontre était coprésidée par le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Touré et son homologue de l’Artisanat et du Tourisme, Almamy Ibrahim Koreissi.

Le président de la CENTIF, Modibo Sylla, le secrétaire général du comité des compagnies d’assurances du Mali, Mohamed Fofana, et des représentants des agences de voyage, des hôteliers, des compagnies d’assurances, des casinos et des sociétés de jeux étaient également présents. Destiné justement aux compagnies d’assurances, aux agences de voyage, aux casinos, aux hôteliers et sociétés de jeu, l’atelier visait à développer chez les participants des connaissances en matière de traitement de l’information sur le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Mali.

L’ouverture des échanges internationaux renforcée par la mondialisation des économies a engendré une mobilité accrue des capitaux et un développement rapide des nouveaux moyens de paiements avec l’essor des nouvelles technologies de l’information, a expliqué Modibo Sylla. Cette évolution a nécessité des outils de plus en plus sophistiqués qui peuvent permettre des transactions anonymes, favorisant ainsi le blanchiment des capitaux.

Le Mali, à l’instar des autres pays de l’UEMOA, a adopté en 2006 la loi uniforme portant lutte contre le blanchiment des capitaux, celle sur le terrorisme en juillet 2008, loi relative à la lutte contre le financement du terrorisme et celle de la mise en œuvre de la CENTIF. Cette structure est chargée de recevoir les déclarations de soupçon en provenance des assujettis, de traiter, d’analyser et de transmettre le dossier à la justice. Le secrétaire général du comité des compagnies d’assurance du Mali a souligné que les opérations de blanchiment mettent en cause la stabilité des économies en utilisant les institutions financières pour le blanchiment. Ces activités criminelles peuvent aussi gravement compromettre la solidité et la stabilité du système économique et financier.

Pour Mohamed Fofana, cette formation permettra aux assureurs de mieux s’armer et de prendre conscience de son rôle dans la lutte contre ce crime organisé.

Abdoulaye Touré et Almamy Koreïssi se sont tous réjouis de cette initiative citoyenne avant de préciser que dans le dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, il est nécessaire d’informer largement les assujettis sur leur rôle et leurs responsabilités.

Au terme de la journée, les participants ont adopté des recommandations relatives, entre autres, à l’application effective au Mali des textes de loi sur le blanchiment d’argent et l’escroquerie, l’accroissement de la vigilance aux postes d’entrée et de sortie. Ils ont préconisé une large diffusion des rapports annuels de la CENTIF, l’intensification des ateliers de formation et sensibilisation sur le blanchiment des capitaux et la lutte contre le terrorisme.

Bambo Keïta

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