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Chronique de la Semaine n°177 du 12 janvier 2012 : Le second séjour du bateau de l’espoir au Togo

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Il y a deux ans, accostait aux larges de côtes togolaises, le bateau médicalisé Mercy Ships qui avait à son bord des centaines de médecins qui avaient séjourné pendant plus de 3 mois à Lomé, en apportant des soins aux malades les plus démunis souffrant de carences nécessitant une intervention chirurgicale.

Depuis le 05 janvier dernier, la logistique est de nouveau arrivée au Togo pour la même mission.

L’information n’a pas échappé à Chronique de la Semaine qui dans sa dernière parution n° 177 du 12 janvier 2012, a mis en manchette que ‘’Pour des opérations chirurgicales gratuites au Togo, le bateau médicalisé de Mercy Ships est à Lomé‘’.

Pour des opérations chirurgicales gratuites au Togo

Le bateau médicalisé de Mercy Ships est à Lomé

L’Africa Mercy, le bateau-hôpital de Mercy Ships est arrivé à Lomé le 5 janvier 2012 avec à son bord 250 personnes auxquelles se joindront 200 autres. Le navire médicalisé accueilli au port autonome de Lomé par une délégation ministérielle conduite par le ministre de la Santé, le prof Charles Kondi Agba et une autre de pasteurs avec à sa tête le pasteur Djakouti Mitré apportera espoir et guérison aux malades les plus démunis qui souffrent d’affections nécessitant une intervention chirurgicale. Bec de lièvre, chéloïdes, goûte, cataractes, fistules, etc. seront traités par des spécialistes étrangers appuyés par des chirurgiens togolais. La chirurgie de réparation faciale et la chirurgie reconstructive permettront enfin à des personnes malades de pouvoir se montrer dans la société, elles qui se sentent marginalisées. La sélection des affections se fera au Stade de Kégué à Lomé du 20 janvier au 2 février 2012. Ces malades sélectionnés s’ajouteront aux 261 autres qui sont déjà sur la liste d’attente.
” Nous avons prévu dans 15 jours, à partir du 20 janvier la sélection des malades, parce que certaines affections existent mais ne sont pas connues de nous-mêmes, ministère de la Santé, puisque ces maladies siègent au visage et ceux qui en souffrent en éprouvent de la honte. Ce qui fait qu’ils se cachent, mais fort heureusement, le bateau est parmi nous “, a déclaré le ministre de la Santé. Les malades de l’intérieur du pays qui ne peuvent pas descendre à Lomé bénéficieront également des mêmes soins, rassure le Professeur Kondi Agba. ” Ceux qui ne peuvent pas se déplacer, Mercy Ships a des équipes mobiles qui iront jusqu’à chez eux pour les soigner “, a-t-il dit.
Mercy Ships est une œuvre humanitaire chrétienne internationale qui utilise des navires-hôpitaux complétés par des programmes basés à terre afin de prodiguer gratuitement des soins médicaux transformationnels aux plus démunis de ce monde. Depuis 1978, Mercy Ships compte plus de 2,9 millions de personnes impactées.
Les programmes de Mercy Ships font la promotion de la Santé et du bien-être, en répondant aux besoins chirurgicaux urgents des plus démunis de notre monde et en responsabilisant les communautés en développement. Depuis 1978, Mercy Ships offre, dans les pays en développement des services, estimés à plus de 834 millions de dollars US. Mercy Ships tire ses revenus de dons privés. Les bénévoles sur le terrain contribuent à leurs propres frais d’hébergement et de repas, permettant ainsi à Mercy Ships d’apporter une aide médicale et au développement pour une fraction des coûts usuels.
C’est la cinquième fois que le bateau-hôpital de Mercy Ships séjourne dans notre pays pour une durée de 6 mois au cours desquels des soins gratuits, le suivi gratuit et la formation gratuite seront offerts à la population togolaise. Le 29 décembre 2011, au cours d’une conférence de presse organisée au ministère de la Santé, les membres de la délégation de Mercy Ships ont parlé de ce partenariat entre le ministère de la Santé et leur organisation, une collaboration qui a permis de former des chirurgiens à qui des techniques modernes d’intervention ont été enseignées. Ceux-ci feront le suivi des malades après le départ de la mission de Mercy Ships.

Pierre AGBANDA

Voici la suite de la parution

Présentation de vœux de Nouvel An

Vaine polémique autour du message du chef de l’Etat

Faure Gnassingbé très préoccupé par la situation sociale

Les gens l’attendaient avec impatience, le discours de vœux du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. Mais aussitôt prononcé, ce discours a fait couler beaucoup d’encre et de salive aussi bien chez les journalistes que les hommes politiques et les Togolais ordinaires. Chacun y est allé de son petit commentaire. Des gens ont qualifié ce discours de vide et de SMS, estimant qu’il aurait valu mieux qu’il ne le prononçât pas. Mais au fait, qu’attendaient les gens de ce discours ? Certainement un bilan exhaustif de l’année 2011 et surtout des annonces et des promesses à l’endroit du monde des travailleurs. N’ayant pas laissé libre cours à ces fanfaronnades, ce discours du chef de l’Etat n’avait pas pour certains sa raison d’être. Mais en réalité pour qui connaît le chef de l’Etat saura que c’est un homme discret. Faure Gnassingbé communique peu et préfère l’action aux discours, l’efficacité dans la discrétion aux fanfaronnades. C’est une stratégie de communication qu’il aurait sans doute choisi depuis que la situation socioéconomique a transformé les Togolais en de véritables ” Saints Thomas ” qui préfèrent toucher du doigt ce qu’on leur promet avant de croire. Ainsi, ce n’est pas exclu que dans les jours à venir ce que les gens souhaiteraient entendre dans le discours se traduise par des actes concrets.
Par ailleurs, il n’est nulle part écrit que c’est seulement le 31 décembre de chaque année que le chef de l’Etat doit parler à son peuple. Bien qu’étant court, le discours du président de la République est porteur d’un grand message. Faure Gnassingbé s’est félicité des avancées enregistrées par le Togo dans plusieurs domaines. ” …Grâce à vos efforts et à vos sacrifices, notre pays le Togo s’est remis depuis quelques années sur la voie du progrès. En 2011, nous avons enregistré, en dépit de tout, de nouvelles avancées dans le domaine économique et social “, s’est-il réjoui. Il a invité les Togolais à “rester mobilisés dans l’effort, plus engagés et plus solidaires”. En clair, l’effort entamé doit se poursuivre afin de booster notre économie et permettre l’amélioration des conditions de vie des Togolais.

Après le 31 décembre, le président Faure a encore parlé
Le bilan de l’année 2011 que les gens voulaient entendre de la bouche du chef de l’Etat, a été présenté par le chef du gouvernement, Gilbert Fossoun Houngbo. C’était le lundi dernier au cours de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux de nouvel An au président de la République au Palais de la présidence.
Répondant au gouvernement, le chef de l’Etat a déclaré que ” l’année 2011 a été une bonne année pour le gouvernement ” avant d’exprimer sa préoccupation par rapport à la situation sociale. ” Quels que soient les succès que nous remportons, ils seront dérisoires si au centre de notre politique, nous n’avons pas le souci de les mettre dans de bonnes conditions “, a-t-il déclaré. Il a convié les enseignants et le gouvernement à la table de négociation pour une sortie de crise définitive. ” Aux enseignants, je dis qu’on ne résout pas un conflit social à coup d’ultimatum. Le dialogue n’a pas encore épuisé toutes ses ressources. Je leur demande de venir et de discuter avec les ministres et je promets que nous trouverons une solution à la satisfaction de tous “, a lancé Faure Gnassingbé. S’agissant de la crise au sein des universités du Togo, le président de la République a indiqué que ” le gouvernement est prêt à trouver une solution définitive à ce problème ” mais il prévient que ” le monde universitaire doit être de vrais lieux d’enseignement, mais pas des lieux où on fait de la politique “. Voilà qui doit clouer le bec aux éternels agitateurs qui prétendent tout connaître. Faure a encore parlé, prouvant qu’il prend à bras le corps la crise sociale qui sévit au Togo. Pour ceux qui aiment les discours, ils sont bien servis. Qu’ils laissent maintenant la main libre au chef de l’Etat afin qu’il s’occupe du concret.

Pierre Agbanda

Crise universitaire :

La mauvaise foi du président du MEET Adou Sébou

Dans notre parution N° 176 du 22 Décembre 2011, nous dénoncions l’instrumentalisation des associations estudiantines qui écument les deux campus universitaires de notre pays par des partis politiques. Ces associations, au lieu de rechercher des solutions durables à leurs revendications afin de reprendre les cours et sauver l’année académique, préfèrent recevoir des ordres de leurs parrains politiques pour aventures hasardeuses. Ces associations assujetties à des parrains politiques aux visées autres que les revendications estudiantines, refusent même de s’associer avec les autres pour revoir leur plate-forme de revendications en vue de reprendre langue avec le gouvernement. Il s’agit surtout du Mouvement pour l’Epanouissement des Etudiants du Togo (MEET) qui, apparemment, reçoit des ordres des responsables du CAR. Pour ce parti politique en perte de vitesse qui compte bien exploiter la crise estudiantine pour tenter de renaître de ses cendres, le MEET devient ainsi un fonds de commerce. Sinon comment comprendre que le MEET se permette de rejeter toute les initiatives prises par les autres associations en vue de revoir leur plate-forme revendicative et de la soumettre au gouvernement. Le comble, c’est lorsque le président du MEET, Adou Sebou, décline l’offre de quatre associations considérées comme les plus radicales, (ULEETOD, SNET, CDG et AJEET). Ces associations invitaient le MEET à se joindre à elles pour revoir ensemble la plate-forme qu’elles ont toutes signée à Tsévié et qui a servi de base au décret qui pose problème aujourd’hui. Le président du MEET doit se prendre au séreux car sa signature figure bel et bien au bas du document qui a permis au gouvernement de prendre le décret contesté. Ce n’est pas en jouant au malin et au dribleur, comme sait bien le faire son parrain politique, qu’il se fera un nom. Si lui, Adou, est heureux de rester à la maison parce qu’il a déjà bouclé une formation universitaire au Bénin et s’est réinscrit à l’Université de Lomé non pas véritablement pour suivre les cours mais plutôt pour assouvir les intérêts d’un parti politique, les autres étudiants ont envie et grand intérêt à reprendre le chemin des amphis. Le hic, c’est lorsqu’il déclare dans une interview accordée à notre confrère savoirnews que son association ne veut plus discuter avec le gouvernement. Et pourtant le président du MEET a bel et bien signé le document qui a permis au gouvernement de prendre le décret. D’ailleurs, oublie-t-il qu’il avait été pris à parti par les étudiants lorsqu’ils ont appris qu’il avait signé ce document qui supprimait l’aide aux étudiants de la première année ? Il doit donc cesser de jouer la comédie parce qu’avec ou sans lui, les autres associations sont déterminées à rechercher une solution pour permettre aux étudiants de reprendre le plus rapidement possible les cours. En dépit de l’appel qu’il a lancé dans son interview à ses camarades étudiants pour les inviter à rester mobilisés, il sera surpris de voir les autres associations trouver une solution de sortie de crise et permettre aux vrais étudiants de reprendre le chemin du campus.

ALIZIOU Dominique

Coin du civisme

Le corbillard est-il un véhicule prioritaire?

Beaucoup d’usagers sont en conflit avec le code de la route, par insouciance de l’entretien de leur engin, ou par la méconnaissance du code de la route. Cette méconnaissance se ressent en circulation lorsqu’on est en face d’usagers qui ne savent pas quel véhicule est prioritaire et à qui il faut céder le passage ou quel autre à qui il faut faciliter le passage. Il en découle évidemment des accidents.
Le code de la route français dont nous nous inspirons a défini certains véhicules comme prioritaires à qui il faut céder le passage et d’autres à qui il faut faciliter le passage. Les ambulances SAMU (Service d’Aide Médicale d’Urgence), et SAMUR (Service Médicale d’Urgence et de Réanimation) auxquels s’ajoutent les véhicules de la gendarmerie, de la police ainsi que le convoi présidentiel appartiennent à la catégorie des véhicules à qui il faut céder le passage. Ces véhicules une fois en mission allument leurs gyrophares (les lampes jaunes, rouges ou bleues) qui trottent sur le toit des ambulances, de la police de la gendarmerie. En plus de ces gyrophares, ils sont équipés de klaxons à sons multiples (deux au moins). Ce sont ces éléments qui permettent facilement de les distinguer.
Dans la seconde catégorie se trouvent les véhicules de la voirie, d’électricité, le corbillard, les véhicules longs, à qui il est recommandé de faciliter la voie. La méconnaissance de ces informations sur le code de la route engendre souvent des dérapages des usagers. Il n’est pas rare de voir en circulation, un véhicule de la gendarmerie ou de la police en mission avec gyrophare allumé et klaxons en marche, peiner à trouver le passage. Ne vous méprenez pas, le corbillard est un véhicule à qui il faut faciliter le passage. Il ne bénéficie de priorité en circulation que s’il est suivi d’un motard ou d’une quelconque indication pouvant faire preuve de priorité de passage.

Carole AGHEY

Célébration du 63e anniversaire de la DUDH

Les élèves du CEG Adamavo sensibilisés sur les TIC

” Les TIC au service de la promotion des droits de l’homme “, c’est autour de ce thème que l’ONG Volontaire en Action pour la Santé et l’Epanouissement a sensibilisé les élèves de la classe de 3ème du CEG Adamavo le 22 décembre 2011. Cette rencontre fait suite à la célébration du 63e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) le 10 décembre dernier.
L’objectif principal de cette sensibilisation est de prévenir ces élèves contre les risques de l’Internet comme : le cyber criminalité, la manipulation de l’information, la manipulation des consciences, les fausses nouvelles, l’escroquerie, la traite des personnes, principalement les femmes et les enfants et la prostitution.
Selon l’exposant, M. Dweggah Milavo Philippe, rapporteur général adjoint de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH), les droits sont l’ensemble des règles qui organisent les relations des hommes entre-eux. Les droits de l’homme sont des droits et libertés que possède chaque individu du seul fait d’être une personne humaine. Ce sont des principes fondamentaux sans lesquels l’homme ne peut vivre dans la dignité.
Les principes des droits de l’homme constituent les fondements de l’application des droits de l’homme. Ce sont : l’universalité, l’indivisibilité et l’interdépendance, la participation et la responsabilité.
La promotion des droits de l’homme vise essentiellement à faire connaître les droits de l’homme à chaque homme par tout moyen légal afin que chaque être humain puisse en jouir, ceci en référence à l’article 19 de la DUDH, a dit le coordinateur de Volontaires en Action pour la Santé et l’Epanouissement, M. Agbeli John. Celui-ci a donné d’ample exemples pour appuyer M. Dweggah Milavo Philippe dans son exposé avant de remettre à l’adjoint au directeur de l’établissement, M. Adama Messan des brochures sur les meilleurs sites Internet pour les apprenants en français, philosophie, mathématique, encyclopédie, éducation civique, physique-chimie.
Celui-ci a exhorté les élèves à mettre en application les conseils reçus.
Rappelons que la DUDH qui proclamant les différents droits (civils, politiques, économique, sociaux, culturels) de tous les hommes, a été adoptée le 10 décembre 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Carole AGHEY

Afin de garantir la santé des populations togolaises

L’inspection et le contrôle sanitaires dans les ménages sont lancés

” Prévenir vaut mieux que guérir “, dit-on souvent. Le gouvernement togolais veut faire de cette assertion une réalité. Pour cela, le ministre de la Santé a procédé au lancement de l’inspection et du contrôle sanitaires le 29 décembre 2011 au Centre Médico-social (CMS) de Tokoin Doumasséssé à Lomé.
Des agents de santé formés pour la cause passeront de quartier en quartier, de maison en maison pour sensibiliser et éduquer les habitants sur des bonnes conduites à tenir pour éviter des maladies. Car depuis un certain temps, l’on constate un relâchement d’hygiène au Togo, ce qui a des conséquences sur la santé des populations.
Pour le ministre de la Santé, le Prof Charles Kondi Agba, c’est un relancement. Car, estime-t-il, ” les activités ont existé dans le temps et ont fait leur bonne preuve. (…) Il vaut mieux pour nous de nettoyer les abords de nos maisons, assécher les petites flaques d’eau dans lesquelles les moustiques (anophèles) pondent leurs œufs, plutôt que d’avaler plein de médicaments “. Il a rassuré que les activités de visite domiciliaire, d’assainissement et d’hygiène se dérouleront sans difficultés. ” Nous avons déjà formé des agents d’assainissement qui ont déjà fait des simulations d’assainissement. Ils vont (…) se répartir dans tous les quartiers et les maisons et conseiller les gens sur ce qu’il faut pour se prémunir de la maladie. Adopter des comportements sains pour que la maladie s’éloigne d’eux “, a indiqué le ministre de la Santé. Cette opération se déroulera également partout, dans toutes les préfectures.
Dans son discours de circonstance, le prof Charles Kondi Agba a laissé entendre que ” nous sommes désormais pris par le temps, d’autant plus que la date butoir de 2015 pour l’atteinte des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement) est imminente… Aujourd’hui, des efforts louables sont engagés pour la protection et la promotion de la santé des populations, et le gouvernement est attentif à la prise en compte des déterminants préventifs de la santé”.
Pour lui, nos communautés sont peu ou mal informées sur les risques et dangers auxquels elles s’exposent quotidiennement en vivant à proximité des sites insalubres et en ignorant les pratiques d’hygiène qui sauvent. Il a en outre relevé que la plupart des pays de la sous région ont mis en œuvre ces inspections qui ont fait et continuent de faire leurs preuves.
La mission des agents chargés de faire l’inspection et le contrôle d’hygiène va consister entre autres à :
– effectuer des visites intra et extra domiciliaires,
– effectuer des inspections sanitaires des marchés,
– recenser les installations sanitaires,
– contrôler les conditions d’évacuation des excréta et des eaux usées domestiques,
– notifier les cas avérés de risques d’épidémies.
Il importe donc que la population leur réserve un bon accueil pour la réussite de leur mission.

Pierre A.

Affaire de vente des palmiers de la SONAPH

Face au refus du Cabinet FICAO de leur restituer leur sous les groupements menacent d’entreprendre des mouvements

La Fédération des Exploitants de Palmiers à Huile (FEPH) d’Agou composée de trente cinq groupements est à bout de patience face au bras de fer qui l’oppose au Cabinet FICAO qui a procédé à la liquidation de la Société Nationale des Palmiers à Huile (SONAPH) dont les palmiers ont été achetés par la FEPH en 2000. C’est en tout cas ce qui ressort des propos du secrétaire général de cette Fédération, M. Jérôme Tchamdja.
En effet, dans son processus de désengagement des secteurs agricoles, l’Etat togolais a procédé à la liquidation des sociétés dont SONAPH. Le cabinet FICAO, dont le directeur général est M. Amouzou Abalo, a été désigné à un conseil des ministres pour conduire la liquidation. Les palmiers ont été alors acquis par trente cinq groupements d’Agou au prix de 100 millions de FCFA et l’usine a été vendue à la société BANAMBA. Les groupements devaient verser la somme d’achat avant la signature du contrat de vente, une somme qui devait servir à l’indemnisation des agents délaissés. La Fédération n’ayant pas la somme exigée s’est rabattue sur la société BANAMBA qui lui a prêté cette somme qui a été finalement versée à la liquidation. Il était donc convenu qu’avec l’exploitation, la Fédération allait commencer à payer à BANAMBA sur prélèvement des recettes. Le contrat de vente fut finalement signé le 10 novembre 2000 à Lomé entre la Fédération des groupements représentée par son président, M. Kodjo Edo et le liquidateur de la SONAPH, M. Abalo Amouzou avec toutes les garanties. Par exemple, l’article 7 du contrat de vente dispose que ” l’Acquéreur rentre en jouissance des biens vendus dès la signature du contrat. Les terrains restent la propriété de l’Etat Togolais. Un contrat d’exploitation de longue durée desdits terrains déterminera les relations Etat-Groupements. L’Acquéreur ne peut mentir ou hypothéquer lesdits terrains “. Ces terrains du domaine d’exploitation de la palmeraie ont été confirmés dans le Journal Officiel de la République de 1927 à la page 4 qui stipule que : ” Quant à l’article 1er de l’arrêté N° 289 ” Les biens, droits et intérêts dépendant du patrimoine de la firme ” Agu-Pflanzungs-Gesellschaft ” et relatifs au domaine de Nyomgbo, tels qu’ils sont décrits dans l’ordonnance du 23 mai 1927 susvisée, sont préemptés par le territoire du Togo au prix de 300 000 FCFA représentant la valeur attribuée à ce domaine par la commission consultative des séquestres “. Mais coup de théâtre, à peine les groupements ont-ils commencé à exploiter les palmiers qu’un problème foncier nait entre les anciens propriétaires terriens et la liquidation. Les collectivités ont commencé à abattre les palmiers. Pour éviter les conflits, les groupements se sont retirés et réclament au Liquidateur la somme versée, soit les 100 millions de FCFA. Une demande qui est restée sans suite. Malgré les sommations faites à son encontre par leur avocat, M. Tchalim, il ne réagit pas. A ce jour, la FEPH doit 80 millions de FCFA à la société BANAMBA. Pour éviter des manifestations violentes en gestation chez les membres des groupements, les responsables de la Fédération ont contacté il y a quelques jours le Cabinet FICAO qui dit n’avoir reçu que 82,5 millions de FCFA de BANAMBA et non 100 millions et que s’il devait payer, c’est cette somme qu’il paierait. Il avait pour cela promis contacter l’avocat de la FEPH mais ne l’a pas fait. Face à ce jeu de cache-cache du liquidateur, les responsables de la Fédération haussent le ton et menacent d’organiser dans les prochaines semaines ou jours des manifestations pour exiger que les 700 membres des 35 groupements puissent être remboursés afin qu’ils honorent leur engagement vis-à-vis de BANAMBA. C’est la déception au niveau des membres restés sans activités depuis six ans. ” Nous réclamons purement et simplement notre argent et les intérêts, ou du moins, le capital “, martèle le secrétaire général de la FEPH qui précise qu’actuellement les supposés propriétaires continuent d’exploiter allégrement les palmiers à huile. Ces supposés propriétaires disent avoir eu gain de cause à la Justice qui leur a rétrocédé leurs terres. Le problème a déjà fait l’objet d’une réunion interministérielle par le passé, des mémorandums ont été envoyés au Ministère de l’Agriculture et de la Pêche sans suite.
Les groupements interpellent le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé à s’impliquer personnellement dans la résolution de ce problème qui constitue une véritable bombe à retardement. Ce problème aurait connu depuis longtemps une issue heureuse si les personnes impliquées s’étaient engagées à le faire. En octobre 2004, le journal ” La Tribune du peuple “, dans sa livraison N° 123, tirait déjà sur la sonnette d’alarme en titrant : ” Liquidation de la SONAPH d’Agou : Crimes à foison “. Le confrère écrivait au début de son article : ” Procédures abusives, corruption, escroquerie, faux et usage de faux se disputent ampleur et gravité. Liquidateur, chefs marron, pseudo chefs, opérateurs économiques véreux, corrupteurs et corrompus excellent et rivalisent dans le genre de gang “. Au moment où le secteur agricole est en pleine redynamisation pour qu’il contribue davantage à la relance économique du Togo, il serait inadmissible que des groupements bien organisés soient plongés dans l’oisiveté et la misère par la seule volonté de certains individus. En tout cas, une chose est sûre, les membres des 35 groupements sont déterminés à mettre à exécution leur menace. Que chacun prenne alors ses responsabilités.

La Rédaction

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