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Médias

REVUE DE LA PRESSE

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Le Togo reconnu par les Etats-Unis comme plaque tournante de trafic de drogue et base arrière du Hezbollah, un mouvement terroriste, la crise universitaire et ses implications, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Plaque tournante de la drogue, du blanchiment d’argent et financement du terrorisme, notamment le Hezbollah. Telles sont les accusations portées par les Etats-Unis d’Amérique contre l’Etat Togolais. De ce fait, le Togo rentre dans le viseur de la justice internationale.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1117 du 19 décembre 2011» titre en manchette : «Trafic de drogue et commerce de voitures d’occasion : Le Togo accusé d’être la base arrière du Hezbollah, un mouvement terroriste selon les Etats-Unis». Indiquant que la Justice américaine soupçonne un Libanais d’avoir corrompu des officiels togolais, le confrère écrit : «L’information fait actuellement la Une des médias internationaux. Le commerce des voitures d’occasion qui a pignon sur rue au Bénin, au Ghana ou au Togo, sert à financer le Hezbollah. En plus, le Libanais Maroun Saade, présenté comme lié au Hezbollah, est soupçonné par les Américains d’avoir corrompu des officiels togolais pour étouffer une enquête contre un certain Imad Zbid. Une mauvaise publicité à laquelle les autorités togolaises n’ont pas encore réagi ».

S’intéressant au même sujet, «L’Indépendant Express, n° 191 du 20 décembre 2011» titre en manchette : «Dans le collimateur des USA : Drogue et trafic d’argent, le pouvoir secoué par une plainte américaine» et note : «Le Togo est de nouveau cité dans des dossiers pourris. Drogue et trafic d’argent. Cette fois-ci, c’est une plainte qui est déposée aux Etats-Unis pour blanchiment contre des établissements libanais lié au financement du Hezbollah. Une nouvelle paire de manche dans laquelle le Togo se taille une bonne position, malgré la publicité qui est faite par les autorités en ce qui concerne la lutte contre les trafics de drogue et d’argent. Un autre souci du pouvoir qui est déjà embarrassé par des contestations internes. Secoué par cette plainte, le gouvernement à travers le ministère de la Justice a rendu public un communiqué ouvrant une information judiciaire tout en vantant la volonté du pouvoir togolais de combattre les trafics incriminés. C’est jeudi 15 décembre dernier que les autorités américaines ont annoncé avoir porté plainte devant le tribunal de Manhattan, contre plusieurs établissements libanais. Ces sociétés appartenant à des ressortissants libanais sont accusés d’avoir participé au blanchiment de plus de 483 millions de dollars via les Etats-Unis et l’Afrique, en lien avec le trafic de drogue. Objectif de ces trafics, financer le Hezbollah, mouvement terroriste. D’après le Procureur de Manhthan, ce sont des centaines de millions de dollars qui ont circulé entre les Etats-Unis et l’Afrique courant 2007-2011»..

A propos de ce sujet, titrant en manchette : «La caporalisation de la Justice togolaise démasquée», «Le Correcteur, n° 310 du 19 décembre 2011», précise : «… Au Togo, la justice est totalement caporalisée. Des proches du Chef de l’Etat l’ont entièrement mise sous leurs bottes pour faire leurs affaires. Comment Transparency International ne peut-elle pas classer le Togo parmi les pays les plus corrompus au monde ? Cette affaire de blanchiment d’argent est un indice de taille de la corruption à haute dose au Togo, Faure Gnassingbé doit cesser de proclamer la lutte contre la corruption. S’il est véritablement engagé à lutter contre ce fléau, il doit d’abord faire des ménages autour de lui. Démasquer ce réseau de ministres qui ne cherche qu’à s’enrichir et quelle que soit la manière pour laisser la place à une justice libre et indépendante».

Les Universités du Togo sont fermées provisoirement suite aux manifestations violentes des étudiants pour réclamer l’amélioration de leurs conditions d’études. Malgré la fermeture de ces deux institutions, les étudiants durcissent plutôt le ton.

S’intéressant à ce sujet, «L’Alternative, n° 109 du 20 décembre 2011» titre en couverture : «Contestations tous azimuts du pouvoir de Faure : est-ce le début de la fin ? Des barons organisent l’évasion de leurs richesses, la théorie du troisième larron fait son chemin». Citant les étudiants selon qui «Nous demandons à Faure Gnassingbé de quitter le pouvoir si nous ne trouvons pas satisfaction d’ici le 22 décembre», le confrère écrit : «La crise qui sévit dans ces universités du Togo est loin de connaître son épilogue. Face aux menaces que brandissent les autorités togolaises au lieu de régler le problème une fois pour de bon, les étudiants se montrent de plus en plus déterminés et demandent au gouvernement, surtout à Faure Gnassingbé de «dégager» du pouvoir si rien n’est fait dans les soixante douze (72) heures qui suivent. Il est désormais évident que cette série de contestations généralisées trouve ses origines dans le refus de l’alternance, et surtout la saturation du pouvoir qui se vit aussi bien dans l’opposition qu’au sein même du sérail».

Abordant ce sujet, «Le Correcteur, n° 310 du 19 décembre 2011» titre à la Une : «Poussée de mécontentement à travers le pays : Le prix de l’irréalisme, du laxisme et de l’inpertinence du gouvernement de Houngbo» et indique : «Longtemps mis à l’abri par l’outrecuidante politisation des systèmes de travailleurs, d’étudiants ainsi que la psychose de terreur qui hante les populations, le pouvoir RPT de père en fils, se montre bien incapable d’opérer les mutations dynamiques nécessaires afin de s’adapter au nouveau contexte. Son habituel laxisme devant les attentes des travailleurs, des étudiants et autres semblent lui porte de grands préjudices cette fois-ci et l’on peut dire, après les violentes manifestations d’étudiants à Kara, que le mauvais vent a changé de direction et de vitesse».

Suite à cette crise universitaire, «Liberté, n° 1117 du 19 décembre 2011» qui titre en couverture : «Crise universitaire et manipulations ethniques : Des ministres originaires de la Kozah en mission pour diviser les étudiants», souligne : «La crise des universités du Togo serait-elle en train de prendre une autre tournure ? La question reste posée au vu des dernières déclarations des différents acteurs de cette crise, en l’occurrence, les premiers responsables de l’Union Nationale des Elèves et Etudiants du Togo (UNEET) qui appellent le gouvernement togolais à prendre les mesures idoines en vue de trouver une solution rapide à cette crise avant le 23 décembre prochain, faute de quoi, le mouvement appellera purement et simplement le peuple togolais à descendre dans la rue pour demander la démission du gouvernement. Pendant ce temps, une délégation de cadres originaires de la Kozah a été envoyée en mission auprès de leurs «jeunes frères» de cette localité afin de recueillir leurs doléances pour les soumettre à qui de droit. Une démarche qualifiée d’inadéquate par les étudiants de l’UNEET qui viennent de rendre public un communiqué dans lequel ils fustigent cette tentative de division du mouvement estudiantin par le régime en place».

Suite à la manifestation des étudiants, le mardi dernier, «Le Regard, n° 764 du 21 décembre 2011» titre à la Une : «L’étudiant Adou et ses compagnons kidnappés, enfermés puis libérés» et note : «Adou Sebou et ses compagnons ont été libérés dans l’après-midi du mardi 20 décembre 2011 après avoir passé quelques heures au gnouf de la gendarmerie. Le ministre qui est allé les faire libérer, a prétendu leur donner des conseils».

D.M.

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