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REVUE DE PRESSE

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Le déblayage du terrain pour la création du nouveau parti de Faure Gnassingbé, la problématique de l’application de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO et les cris d’alerte des Organisations de Défense des Droits de l’Homme sur l’enlèvement de Barry Mamoudou Belko, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux cette semaine.

Les rumeurs selon lesquelles Faure Gnassingbé veut enterrer le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) s’accompagnent des faits et gestes des amis de ‘‘l’esprit nouveau’’ qui déblayent le terrain afin que le nouveau parti du Prince héritier puisse voir le jour.

Abordant ce sujet, «Echo du Pays, n° 82» qui titre en manchette : «Révolution de palais au RPT : Le terrain en préparation pour la naissance du nouveau parti pro-Faure» écrit : «Le week-end dernier a été caractérisé politiquement par la tournée des responsables du Rassemblement du Peuple Togolais à travers le pays pour rencontrer les militants, objectif : expliquer à ceux-ci les raisons qui motivent la nécessité de la naissance d’un nouveau parti qui remplacera le creuset qui les a rassemblés quarante-deux ans durant sur la terre de nos aïeux. Le moins que l’on puisse dire c’est que le travail a été laborieux mais couronné par le sentiment des envoyés du Président du RPT de ce que les militants ont compris le message de leur chef».

S’intéressant au même sujet, «Le Correcteur, n° 297 du 31 Octobre 2011» titre en couverture : «Nébuleuse de la création du nouveau parti de Faure Gnassingbé : Au-delà des signes d’un accouchement sous contrôle, quelle valeur ajoutée à la politique togolais ?» et note : «Le débat n’est plus nouveau dans le pays. La création d’un parti pour Faure Gnassingbé sur le corps vivant de l’épouvantail RPT semble relever de plus en plus de l’éventuel. Différentes activités, diverses attitudes confondent la thèse de la volonté manifeste et manifestée du fils d’Eyadéma à rompre avec le parti quarantenaire, à l’enterrer vivant. La partie est loin d’être gagnée car à différents niveaux des obstacles existent. Mieux, les Togolais sont dans le droit de se demander ce que le nouveau parti pourra changer dans les pratiques politiques du pays… Il revient à Faure Gnassingbé de savoir ce qu’il veut faire et dans tous les cas seul l’intérêt général doit prévaloir. Dans le cas contraire, ce sera un acte de plus qui n’apportera rien à la paix et à la cohésion sociale dans la paix».

Le verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO suite à l’affaire des députés ANC exclus de l’Assemblée nationale, a été notifié aussi bien au pouvoir en place qu’à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Mais la Cour Constitutionnelle togolaise refuse de revenir sur sa décision empêchant ainsi la réintégration des neuf (09) députés à l’hémicycle.

Suite à ce verdict, «Liberté, n° 1083 du 31 Octobre 2011» qui s’interroge : «Affaire des députés ANC exclus : Verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO, une décision influencée par Awa Nana ?», précise : «Ils n’étaient pas nombreux, les Togolais qui s’attendaient à un verdict favorable à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de la Cour de Justice de la CEDEAO le 7 Octobre dernier. Cela n’avait rien, à avoir avec le fond du dossier, parce que l’exclusion des neuf députés était on ne peut plus inique ; mais à la présence au sein de la Cour, d’une certaine Awa Nana, le pion de Lomé qui la préside d’ailleurs. Les craintes étaient énormes que les dés soient pipés en faveur du pouvoir en place. Raison pour laquelle nombre de Togolais n’en revenaient pas à l’annonce du verdict déboutant l’Etat togolais, et des lauriers étaient même jetés à cette dame d’avoir fait du bon boulot. Mais c’était en toute ignorance des manœuvres qui auraient été entreprises pour influer sur la décision».

Abordant le même sujet, «Le Correcteur, n° 297 du 31 Octobre 2011» titre en manchette : «Application de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO : Face au silence assourdissant du pouvoir, Jean-Pierre Fabre hausse le ton : ‘‘Si le RPT refuse le retour des 9 députés à l’Assemblée, nous allons nous organiser pour y retourner’’» et indique : «Dans le même sens, Me Abi Tchessa, Secrétaire Général du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), a expliqué que les députés ne veulent. Ils veulent travailler pour leur peuple. Tout en estimant que le Togo est une honte pour l’Afrique, l’Avocat trouve que les diverses interprétations qu’on fait certaines pontes du pouvoir de cette décision pourtant claire sont ‘‘des interprétations de voyou’’. Même son de cloche du côté de Claude Améganvi, Secrétaire Général du Parti des Travailleurs. Il a révélé que le FRAC est bien informé de tous les lobbyings que Faure Gnassingbé et ses affidés ont mis en place en vue de faire changer de décision à la Cour de Justice de la CEDEAO’’. Il leur a été répondu tout simplement que c’est impossible’’, a-t-il rapporté ».

La disparition du sieur Barry Mamadou Belko inquiète aussi bien les organisations de Défense des Droits de l’Homme que des journalistes. Dans cette optique, des voix se sont élevées pour que la lumière soit faite sur ce lugubre enlèvement.

Abordant ce sujet, «Le Regard, n° 758 du 02 Novembre 2011» titre en couverture : «Préoccupée par la disparition du bouvier togolais extradé au Burkina Faso : La LTDH, L’UIDH et le MBDHP menacent de saisir les juridictions internationales» et écrit : «Barry Mamoudou Belko, enlevé en son domicile à Bouldjouaré dans la préfecture de Kpendjal (Togo) par le Groupement de Compagnie de Dapaong, le 24 septembre 2010, serait remis à la Police Burkinabè. Pour briser le silence radio entretenu par les autorités togolaises et burkinabè autour de l’événement depuis plus d’un an déjà des organisations de Défense des Droits de l’Homme montent au créneau pour exiger toute la lumière sur cette ténébreuse affaire. Dans une déclaration qu’elles ont rendu publique, ces organisations menacent de porter l’affaire devant les juridictions internationales si les autorités du Togo et du Burkina Faso ne sortaient de leur mutisme pour y apporter l’éclairage nécessaire».

S’intéresse à ce sujet, «Liberté, n° 1083 du 025 Novembre 2011» titre en couverture : «Aucune nouvelle du Togolais extradé au Burkina Faso : La LTDH et l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme interpellent les autorités togolaises et burkinbè» et souligne : «Il y a un an le Togolais Barry Mamoudou Belko a été enlevé et remis à la police burkinabè par le Groupement de Compagnies de Dapaong. Soupçonné d’implication dans un braquage au Burkina Faso, ce concitoyen a été extradé sans aucune forme de procès et en toute violation des dispositions constitutionnelles. Mais jusqu’à ce jour, personne ne sait le sort qui a été réservé au sieur Belko, toutes les recherches des organisations des droits de l’Homme des deux pays étant infructueuses. A l’occasion de l’an 1 de cette extradition, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), le Mouvement Burkinabè des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP), l’Union Interafricaine des Droits de l’Homme (UIDH) ont rendu publique une déclaration dans laquelle elles exigent que la lumière soit faite».

C.A.

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