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Economie

Lomé abrite la 16 ème réunion plénière de la commission technique du GIABA

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Le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme constituent un réel danger pour la sécurité et la stabilité du système financier. Les pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), très sensibles sur la question, mènent depuis quelques années des actions d’envergure pour lutter contre ce fléau qui est une véritable gangrène contre l’économie nationale des Etats. C’est dans ce contexte qu’il est crée le Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA). Cette organisation intergouvernementale tient du 14 au 16 novembre courant, la 16 ème réunion plénière de sa commission technique à Lomé. Plusieurs acteurs de lutte contre le fléau participent aux côtés de divers partenaires au développement à cette réunion qui se tient à l’Hôtel Mercure Sarakawa, dans la capitale togolaise.

Pour la première fois, le Togo abrite la 16 ème réunion de la commission technique de GIABA, Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest, avec la présence effective du Directeur Général de l’Institution, Dr. Abdullahi SHEHU. Cette réunion lancée officiellement ce mardi 15 novembre par le représentant du ministre togolais des Finances et de l’Economie, M. Sémodji Djossou, a pour but d’évaluer l’évolution de la mise en œuvre du dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Durant ces 3 jours d‘échanges et de réflexions, les participants s’adonnent à des travaux d’analyse et d’examen pour apprécier l’état d’avancement des actions menées dans les pays de la CEDEAO, conformément à l’esprit des approches du GIABA. En tant que Institution spécialisée de la CEDEAO, le GIABA stimule les efforts des Etats Membres dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Au cours de ces réunions plénières de la commission technique qui se tiennent deux fois par an, GIABA évalue les pays membres de la CEDEAO, en matière d’actions en faveur de la mise à niveau de chaque pays de la communauté régionale et au niveau mondial. Selon le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, “les progrès enregistrés par cette institution depuis 2000, dans l’espace CEDEAO…sont louables et font l’objet de notre légitime fierté”.

Dans son allocution d’ouverture des travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, n’a pas manqué de souligner que “plus qu’un besoin, la lutte contre le blanchiment de capitaux est un baromètre de la confiance que peuvent manifester les partenaires au développement à l’égard de nos Etats et une conditionnalité pour toute nation qui aspire à une économie saine’’.

En effet, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, constituent des actes de criminalité économique et financière dont les effets restent dévastateurs pour nos Etats et notre espace économique.

Ces pratiques représentent de nos jours une grave menace pour la sécurité mondiale et la stabilité économique et financière des Etats. Le blanchiment de l’argent sale est intrinsèquement lié au trafic de drogues, à d’autres formes de crime organisé, comme la corruption, la fraude, le détournement des deniers publics etc. Aucun pays n’est désormais à l’abri de ces fléaux et il est urgent d’intensifier des actions de lutte contre le phénomène dont les pratiques criminelles prennent de plus en plus la place aux activités économiques légitimes.

Chose plus inquiétante, le fléau connait plus d’envergure, face au développement et au progrès de la technologie, échappant aux mécanismes de contrôle et de sécurité déjà mis en application contre les pratiques criminelles dérivées. Dans ce contexte et face à la mutation technologique, il faut actualiser les instruments juridiques qui sont adoptés et mis en pratique dans nos Etats.

Pour ainsi mener des actions plus efficacement face aux défis de la bonne gouvernance et de la stabilité financière et économique dans les Etats membres de la CADEAO, la communauté régionale à travers le GIABA doit se doter d’instruments juridiques et de coopération efficaces et renforcés pour endiguer avec réussite le mal.

Ce qui na pas échappé à l’attention de M. Tchaa Bignossi Aquiteme, président de la CENTIF et correspondant national du GIABA qui a souligné lors de son intervention que “GIABA ne cesse de stimuler les efforts des Etats Membres de la CEDEAO dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme en veillant à l’adoption des textes de lois conformes aux normes internationales reconnues notamment les 40+9 Recommandations du GAFI dont il est membre associé d’une part et en facilitant l’adoption et le mise en œuvre des mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme tout en tenant compte des conditions et particularités régionales spécifiques d’autre part…”.

Il est attendu au terme de cette 16 ème réunion plénière de la commission technique de GIABA, des décisions et recommandations visant à un meilleur renforcement de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

Vicarmelo TIEM

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