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Politique

Les violences sociopolitiques d’avril 2005 au centre des audiences de la CVJR

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Devant les membres de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation, et le grand public, un homme raconte « j’étais dans la chambre avec ma femme le 27 Avril 2005. Mon fils de 6 ans dormait dans notre lit. Je voulais fermer notre fenêtre. Soudain, un homme m’en empêche et tire un coup de feu qui traverse la chambre. Je tentai de réveiller mon enfant que je trouvai mort…. ». Le sieur précise aussi que ceux qui étaient au niveau de la fenêtre avaient un véhicule de marque Dacia et d’écriteau « FAT ». Ce sont ces genres de témoignages qui ont été rendus publics cette journée de vendredi 11 septembre dans la salle de la CVJR à Lomé. Ce jour étant consacré aux violences sociopolitiques de 2005.

« Le témoignage d’une victime a permis à la Commission d’en apprendre sur les violations de droits de l’homme : tentative d’enlèvement, arrestation et détentions arbitraires, sévices corporels… » précise la CVJR qui constate que le décès du Général Eyadéma survenu le 5 Février 2005 a occasionné une vacance de la Présidence de la République et a plongé le Togo dans une grave crise socio politique caractérisée par une grande tension socio politique.

La proclamation des résultats, poursuit la Commission, a exacerbé la tension déjà grande et fonctionné comme un détonateur qui a déclenché un cycle de violences sociopolitiques. «A l’action de contestation des militants de l’opposition, l’armée et les groupes proches du parti au pouvoir ont opposé une réaction disproportionnée» selon toujours la Commission qui ajoute «une fois encore, l’intolérance politique a constitué le ferment qui a renforcé les dissensions politiques et nourri les haines socio ethniques sur fond de chasse à l’homme dans les rues de Lomé avec pour bilan, de nombreux blessés et des pertes en vies humaines, des destructions des biens meubles et des déplacements de personnes».

La Commission Vérité Justice Réconciliation présente sa compassion et ses condoléances aux nombreuses victimes dont certaines portent encore les séquelles physiques et psychologiques des évènements regrettables consécutifs à la présidentielle d’Avril 2005.

Elle déplore les violences qui caractérisent les périodes électorales et incitent les militants politiques de tous bords à la tolérance. Rappelons que la CVJR a été mise en place par les plus Hautes Autorités du Togo afin de faire la lumière sur les violences politiques qu’a connues le pays de 1958 à 2005.

Firmin Teko-Agbo

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Firmin Teko-Agbo

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