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Faits divers

Alerte!!! Psychose des meurtres rituels sur mineurs à Lomé

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La banlieue d’Agoenyivé, située à une quinzaine de km au nord de Lomé, est, depuis un peu plus de trois mois, le théâtre odieux de cadavres, corps de jeunes filles en décomposition avancée pour la plupart.

Le nombre de corps découverts se chiffre actuellement à une quinzaine. Les cadavres sont retrouvés dans des buissons, quelques jours après leur disparition de leur domicile, annoncée parfois par le biais des médias, surtout des radios.

Les premières investigations ont conclu qu’il s’agit de meurtres rituels perpétrés par des individus opérant dans des cercles occultes ou à des fins commerciales.

Ces corps présentent des mutilations : des organes génitaux, le foie ou encore le cœur des victimes sont arrachés par les criminels.

On avait cru très tôt à une trêve des assassins après que le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Colonel Gnama Latta a pour la première fois levé le ton pour officiellement annoncer une bataille contre le phénomène qui sème la panique au sein de la population loméenne, mais c’était sans compter avec la barbarie et l’inhumanité des criminels. La semaine dernière, des témoignages récurrents ont fait état de nouveaux cas de meurtres, non seulement à Agoenyivé mais aussi dans la zone Aflao-Adidogomé dans la périphérie nord-ouest de la capitale. Officiellement, une certaine réserve était observée sur ces allégations, mais il faut rappeler que dès qu’il a reçu l’alerte sur les événements, le ministre a fait le déplacement sur les lieux pour constater les faits. Et face à cette réalité macabre, le Colonel Gnama Latta a pris des mesures d’urgence : renforcement de la patrouille dans le canton et ses périphéries, mise en place d’une équipe d’experts pour tracer les pistes vers l’arrestation des malfrats, implication de la population dans l’opération de recherche.

« Nous jugeons inacceptable chez nous ce que nous avons pu observer. Et selon les premières informations qui nous sont parvenues, ces tueries macabres auraient un rapport avec des rites selon lesquels en tuant une jeune fille et en disposant de certains de ces organes, on peut devenir riche, puissant ou tout simplement changer de situation. Et cela n’est du tout admissible dans un pays de droit et de liberté », s’est indigné le Colonel dans une mise au point.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile se décide à en finir avec ces tueries hideuses. « Après avoir constaté les faits, ensemble avec mes collaborateurs et les forces de sécurité, nous avons décidé de prendre des dispositions pour en finir une fois pour toute », a-t-il martelé.

Alors que les enfants ont repris le chemin de l’école il y a juste un mois, la psychose de ces meurtres continue de hanter les cœurs. Les parents s’inquiètent. Le ministre rassure que les Togolais seront sécurisés à tout prix et que ces criminels sans vergogne seront neutralisés. « Nous sommes là pour la sécurisation totale des Togolais pour qu’ils puissent aller là où ils veulent et quand ils le veulent sans être inquiétés…Tout le monde adhère à ce que nous faisons et je suis sûr que nous allons traquer les criminels jusque dans leurs derniers retranchements », a-t-il dit. Ce discours est-il défié par certains des assassins, et jusqu’à quand ? Il y aurait déjà eu quelques arrestations dans cette affaire et la publication des éléments d’une enquête préliminaire pourra peut-être lever un coin de voile et mieux situer l’opinion sur la réalité de cette tragédie.

En tous cas, la population observe une pieuse vigilance et les autorités sécuritaires continuent de dissiper le spectre de la panique. Partout à Lomé et surtout dans les quartiers périphériques, les forces de sécurité veillent au grain et s’activent pour le démantèlement des tueurs.

Anani Ahiadjo

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