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REVUE DE PRESSE

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La polémique autour de la décision de la Cour de Justice sur la situation des députés ANC à l’Assemblée Nationale, les rebondissements dans l’affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat et le bruit autour du limogeage de Ably Bidamon du poste du Directeur Général des Douanes Togolaises, sont les sujets qui meublent la revue de presse cette semaine.

Il y a quelques semaines, la Cour de Justice de la CEDEAO a rendu un verdict suite à la saisine de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) par rapport à l’exclusion de 9 de ses députés de l’Assemblée Nationale. Selon le verdict, il est question de réintégrer ces députés à l’hémicycle, ce que le gouvernement rechigne à mettre en application.

Abordant ce sujet, «Liberté, n° 1073 du 17 Octobre 2011» titre à la Une : «Réintégration des députés ANC à l’Assemblée nationale : Les diplomates européens appellent les autorités togolaises à respecter le verdict de la Cour de Justice de la CEDEAO» et écrit : «Le verdict de la Cour de Justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) rendu le vendredi 7 Octobre dernier occupe sans doute encore l’actualité politique au Togo. Malgré la clarté de la décision, le pouvoir Faure Gnassingbé essaie de tirer malhonnêtement le drap de son côté et continue d’entretenir la polémique. Bien malin pourrait présager la suite qu’il va donner du verdict. Si c’est avant tout une affaire nationale, la problématique préoccupe aussi l’opinion internationale, le cas des diplomates européens accrédités au Togo. Le sujet était vendredi dernier au menu de la 11e session du dialogue politique périodique permanent entre le Togo et l’Union Européenne, inscrit dans le cadre du partenariat ACP-UE».

S’intéressant au même sujet, «Le Correcteur, n° 293 du 17 Octobre 2011» qui titre en couverture : «Décision de la Cour de Justice de la CEDEAO : L’UE met la pression et demande la réintégration des neuf députés ANC». Publiant une interview de Jean-Pierre Fabre, selon qui «le mandat du député ne se marchande pas», le confrère note : «Ils étaient sept (7) membres du gouvernement Houngbo à s’asseoir autour de la table de discussion avec les diplomates de l’UE dont le représentant de la Commission Européenne auprès du Togo, M. Patrick Spirlet… Le délire médiatique entretenu par le pouvoir RPT après la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO demandant la réintégration des députés de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) traduit sa mauvaise foi permanente et l’UE et la Communauté internationale peuvent aisément voir la mauvaise foi dont est coutumier le pouvoir togolais. Des accords et engagements politiques non tenus aux élections aux résultats préfabriqués en passant par la violation des droits et libertés publiques, le gouvernement a toujours nargué tout le monde. L’UE doit aller au-delà des déclarations pour faire entendre raison au pouvoir togolais. Il ne sert à rien de financer des élections dont les élus seront démissionnés après parce que leurs têtes ne plaisent pas au président de la République».

La condamnation de Kpatcha Gnassingbé à 20 ans de prison avec déchéance civique dans l’affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, continue de connaître des rebondissements. D’abord, c’est les populations de la Kozah qui restent divisées sur cette condamnation, ensuite c’est les avocats de Kpatcha Gnassingbé qui veulent saisir les Tribunaux sous-régionaux.

Suite à la division des populations de la Kozah sur cette condamnation, «Forum de la Semaine, n° 1046 du 17 Octobre 2011» qui titre à la Une : «Condamnation de Kpatcha Gnassingbé à 20 ans de prison : Descente dans le canton de Landa dans la Kozah : Les oncles maternels divisés sur le sort de leur neveu», précise : «Même si le jugement de Kpatcha Gnassingbé fait encore couler beaucoup d’encre et de salive entre le juge Alchimiste Pétchélébia et les avocats de la défense à Lomé, à Landa, village maternel du député de la Kozah, condamné pour 20 ans de prison avec déchéance civile, ce jugement ne requiert pas l’unanimité des points de vue. Les parents proches et activistes du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) restent divisés sur son sort. Même des discussions vont des fois jusqu’à des querelles et à la haine viscérale… La vieille Nana parlant correctement le français, et se disant tante de Kpatcha Gnassingbé, n’a pas caché sa colère une fois que le nom de son petit-fils a été évoqué, car selon elle, Kpatcha est victime de sa propension politique, rien d’autre».

Parlant de la décision des avocats de la défense de porter l’affaire devant la Cour de Justice de la CEDEAO, «Liberté, n° 1073 du 17 Octobre 2011» titre en manchette : «L’affaire Kpatcha Gnassingbé devant la Cour de Justice de la CEDEAO : Faure Gnassingbé s’inscrit dans une logique de conciliation pour éviter une nouvelle humiliation». Indiquant que les dossiers d’arrestation des deux proches de Yamgnane et de personnes appréhendées en 2005 pour coup d’Etat sont portés devant la Cour, le confrère indique : «En dehors du dossiers de l’exclusion des neuf (9) députés de l’ANC, il y a d’autres affaires accablantes pour le régime Faure Gnassingbé devant la Cour de Justice de la CEDEAO. Des indiscrétions, seraient actuellement pendantes devant la Cour de l’institution régionale les affaires Kpatcha Gnassingbé et coaccusés, des deux proches de Kofi Yamgnane arrêtés, torturés à l’ANR et écroués à la prison civile de Lomé, des victimes des violences politiques de 2005 et des personnes arrêtées en 2005 pour coup d’Etat… Cependant, Faure Gnassingbé et son bataclan qui ne veulent plus subir une deuxième humiliation après la fessée relative à la décision des députés de l’ANC, entendent prendre le devant des événements. De sources bien informées, le Chef de l’Etat envisage d’engager des discussions avec ceux qui sont condamnés par le Chambre Judiciaire de la Cour Suprême. L’idée ferait sérieusement son chemin et si tout va bien, les frères ennemis pourraient bientôt fumer le calumet de la paix».

L’éviction de Marc Ably-Bidamon de la tête des Douanes Togolaises fait couler beaucoup d’encre et de salive. D’après certaines sources, ce limogeage est dû à une action concertée de Ingrid Awadé, DG des Impôts et M. Adji Otêth Ayassor, Ministre de l’Economie et des Finances.

S’intéressant à ce sujet, «L’Indépendant Express, n° 185 du 18 Octobre 2011» qui titre en manchette : «Ayassor et la consécration d’un nouveau coup bas : Les mésaventures de Bidamon à la Douane», note : «Contrairement à tout ce qui est proclamé sur les toits, la gouvernance économique au Togo reste embrigadée par des groupes d’intérêts mafieux qui s’enrichissent impunément et qui au même moment s’évertuent à donner des leçons de bonnes pratiques, juste pour flouer les partenaires économiques. La gestion dans la plupart des Sociétés d’Etat reste traditionnelle avec des détournements au quotidien. Les produits des recettes sont mutilés avant la destination au Trésor, la rigueur économique chantée est à sens unique, grevant les caisses de l’Etat pour gonfler les poches des individus, avec à la clé des dépenses faramineuses, sans justificatifs. C’est donc le principe au Togo et celui qui ne veut point se plier à la méthode est vite broyé par le cercle des décideurs du pillage. Illustration parfaite la semaine dernière où Marc Ably-Bidamon a été décapé de la tête des Douanes Togolaises. Au-delà des supputations, beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Après cinq ans de service, le désormais ancien DG des Douanes Togolaises vient sans doute d’être libéré d’un parcours calvaresque, à lui infliger par un réseau puissant, incarné par le nom Adji Oteth Ayassor».

Abordant le même sujet, «Courrier de la République, n° 246 du 17 Octobre 2011» qui titre en manchette : «Echo du palais de la présidence, Faure va surprendre : Après Marc Ably-Bidamon, les prochaines têtes qui vont tomber», écrit : «Le Chef de l’Etat pour ceux qui ne le savent pas encore, a cessé d’être la marionnette de certains puissants gourous du Togo. Faure est le seul à avoir les bonnes cartes en main et à les abattre quand bon lui semble. L’éviction de l’insoumis Directeur Général Marc Ably-Bidamon à la tête des Douanes Togolaises est une parfaite illustration de cette montée en puissance du N° 1 togolais et de son combat remporté haut les mains contre certaines pesanteurs. A présent, ces messieurs et dames qui se croyaient tout permis doivent ranger leur queue entre les pattes parce que à la moindre incartade, la foudre du «big boss» peut s’abattre sur eux».

D.M

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