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REVUE DE PRESSE

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Les raisons de la guéguerre entre Faure et Kpatcha Gnassingbé et la mise en exécution de la confiscation des biens de Kpatcha après sa condamnation à 20 ans de prison ; la manifestation de rue organisée par la NJSPF pour demander à Faure Gnassingbé de créer son propre parti et les éternels préalables posés par des partis politiques bloquant le démarrage du CPDC, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Deux semaines après la condamnation de Kpatcha, les déballages sur la famille Gnassingbé continuent. Ainsi, à en croire certaines informations, la guéguerre entre Faure et Kpatcha Gnassingbé proviendrait d’une colossale somme d’argent que feu Eyadéma aurait placé dans une banque Suisse.

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 99 du 04 Octobre 2011» titre en manchette : «Bien mal acquis : Singapour, Iles Caïman, Suisse, France, Afrique du Sud, Vatican, les 3700 milliards F CFA d’Eyadéma dans une banque à Lausanne au cœur de la lutte fratricide entre les princes Gnassingbé». Donnant les raisons pour lesquelles Kpatcha risque de mourir en prison, le confrère écrit que : «Pour revenir au cas d’Eyadéma, il est évident, au regard du déballage au cours du procès, que c’est sa colossale fortune, en fait les biens du Togo passés dans le privé qui est au centre de la guerre à mort entre Luc Kpatcha Gnassingbé et son frère Faure Gnassingbé. Cette fortune qui suscite tant de convoitises non seulement parmi la pléthore des rejetons dont la plupart n’ont aucune qualification, mais aussi des barons qui à l’époque étaient dans l’intimité du Timonier. Comme on le voit, la condamnation de Kpatcha Gnassingbé et la confiscation de ses biens permet à Faure d’être le seul maître du bateau, mais cela ne règle pas la question de la fortune de Lausanne, et c’est là que les proches de Kpatcha Gnassingbé s’inquiètent pour sa vie. Finalement, cette histoire de coup d’Etat se révèle un canular».

S’intéressant au même sujet : «Liberté, n° 1064 du 04 octobre 2011» titre en manchette : «Après la parodie de procès et l’invraisemblable sentence : Faure Gnassingbé voudrait éliminer physiquement Kpatcha : rumeur ou réalité ?» Révélant qu’au centre du complot c’est la question de signature sur un compte d’Eyadéma en Suisse, le confrère note : «Malgré les lourdes peines auxquelles a été condamné Kpatcha Gnassingbé, la sérénité n’est pas de mise dans l’entourage de Faure Gnassingbé. Des indiscrétions, un projet d’élimination physique de l’ancien ministre de la Défense serait sérieusement envisagé. Au cœur de la manœuvre la question de signature sur un important compte bancaire appartenant à feu Eyadéma».

A propos de la confiscation des biens du député de la Kozah, le confrère «Liberté, dans sa parution du 03 octobre 2011» titre à la Une : «Début de saisie des biens de Kpatcha Gnassingbé : Mme Mimi Gnassingbé et ses enfants envoie d’être expulsés du domicile de Kpatcha» et précise : «Il nous revient que la procédure de confiscation des biens va être enclenchée dans les jours qui suivent. De sources proches du dossier, il est envisagé l’expulsion de Mme Mimi Gnassingbé et de ses enfants du domicile de Kpatcha. L’information circule dans l’entourage de Faure Gnassingbé. On susurre que c’est la meilleure occasion de faire payer à cette dame sa témérité lorsqu’elle dénonçait les conditions dans lesquelles son époux était gardé à l’ANR».

Suite à cette confiscation, «L’Alternative, n° 99 du 04 Octobre 2011» titre en manchette : «Mme Gnassingbé et ses enfants bientôt dans la rue» et indique : «Déjà les comptes des enfants et de la femme du Député ont été bloqués la semaine dernière, en toute illégalité, puisque n’ayant pas la même identité bancaire que Kpatcha Gnassingbé, seule personnalité juridique et bancaire contre laquelle est prononcée la confiscation générale».

Parlant également de ce dossier d’atteinte à la sûreté de l’Etat dans lequel Kpatcha Gnassingbé est condamné à 20 ans de réclusion, « Chronique de la Semaine, n°165 du 6 octobre 2011 » titre en manchette : « Après la condamnation de leur client : Les avocats de Kpatcha saisissent la Cour de justice de la CEDEAO ». S’interrogeant sur l’issue pour cette plainte, le confrère souligne : « L’affaire à la sûreté de l’Etat est loin d’être close. En effet, le verdict de la Cour Suprême dans cette affaire continue de susciter des réactions diverses tant du côté des avocats de la partie civile que de celui de la défense. Les premiers se sont réjouis de la décision de la Cour qui, ont-ils souligné, a su dire le droit. Du côté de la défense, on crie au scandale et on saisit la Cour de justice de la CEDEAO, convaincu que celle-ci dira le droit en faveur des condamnés. Une question se pose cependant, que peut vraiment cette Cour face à cette décision et à la délicatesse de l’affaire ?… Le Togo bien qu’étant un pays membre de la CEDEAO ne demeure pas moins un Etat souverain qui doit combattre toute tentative de déstabilisation de ses institutions. Ce n’est certainement pas la Cour de justice de la CEDEAO qui dira le contraire »

Ce week-end, les rues de Lomé ont été prises d’assaut par les jeunes du mouvement dénommé Nouvelle Jeunesse pour le Soutien du Président Faure (NJSPF). L’objectif était de demander au Chef d’Etat Faure Gnassingbé de créer son propre parti politique.

S’intéressant à cette manifestation, «L’Eveil de la Nation, n° 244 du 03 Octobre 2011» titre en couverture : «Marche de soutien de la majorité silencieuse à la politique de Faure Gnassingbé : La Jeunesse exhorte Faure à créer son propre parti politique» et souligne : «Une gigantesque foule de jeunes sympathisants du président Faure Gnassingbé a marché dans les rues de la capitale Lomé le samedi 1er octobre 2011 pour manifester leur adhésion de la politique de réconciliation, de paix et de bonne gouvernance que le jeune président même depuis son arrivée au pouvoir. Ces jeunes trouvent que pour faire davantage, Faure doit créer un parti présidentiel».

Abordant le même sujet, «La Griffe, n° 25 du 04 Octobre 2011» qui titre à la Une : «La NJSPF continue sa marche en avant : Le Bureau Lomé-Commune et Préfecture du Golfe installé» écrit : «Porté sur les fonts baptismaux depuis le 03 janvier 2009 à Dapaong, le mouvement des jeunes pour soutenir M. Faure Gnassingbé a voulu élargi sa vision en devenant une organisation nationale qui aura un bureau dans chacune des cinq régions administratives et économiques du Togo. C’est pourquoi, après les Savanes, la Kara, la Centrale, les Plateaux, c’est le tour de la Maritime de présenter son bureau à la population après son installation au cours d’une cérémonie pompeuse».

Mais s’insurgeant contre cette manifestation de la majorité silencieuse, «Le Correcteur, n° 289 du 03 Octobre 2011» titre en couverture : «Reprise des activités de la «Majorité silencieuse» : Faure Gnassingbé pris en flagrant délit de mensonge et de mauvaise foi». Indiquant que des centaines de millions du contribuable togolais sont débloqués aux mercenaires béninois pour animer la comédie, le confrère écrit : «On aurait pu tirer la même conclusion depuis que la NJSPF et le MSF donnent des coups d’épée dans l’eau en attirant des citoyens par l’argent et en parlant en leur nom au prétexte qu’ils invitent le Président de la République à créer son propre parti. A présent que ce qu’on a appelé la Majorité Silencieuse a fait sa rentrée politique au vu et au su de tout le monde, parlant pour le Chef de l’Etat et se réclamant du soutien pour lui, la preuve est faite qu’on a abusé de la gentillesse des citoyens en dégageant toute responsabilité de l’action de cette majorité silencieuse».

Trouvant ridicule les manifestations de ce mouvement, «L’Alternative, n° 99 du 04 Octobre 2011 » qui titre à la Une : «Clochardisation de la Jeunesse togolaise par le pouvoir : La NJSPF et la bagarre autour des mille francs de Faure Gnassingbé» souligne : «La bagarre a été spectaculaire samedi dernier entre ceux appellent à la paix et à la réconciliation au Togo, autour des mille francs qu’on distribuait aux participants. Ces derniers n’étaient pas du tout d’accord sur les miettes que leur donnaient ceux qui, au devant, vendent la peau de ces jeunes pour soutirer de l’argent aux sommités».

Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) rénové peine à démarrer ses travaux. Et pour cause, certains partis invités à y prendre part posent des préalables.

Abordant ce sujet, «Le Combat du Peuple, n° 694 du 03 Octobre 2011» titre en couverture : « Boycott du CPDC rénové : Le CAR et la CDPA dans la logique des préalables » et précise : «Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC) est une structure prévue par l’Accord Politique Global dont justement le CAR et la CDPA sont les signataires. Le cas de l’ANC est à part et doit être dissocié. Le hic, c’est que le CPDC n’a jamais fonctionné avec l’adhésion de tous. Et pour cause. L’opposition togolaise ne s’entend jamais sur rien».

S’intéressant au même sujet, «L’Eveil de la Nation, n° 244 du 03 Octobre 2011» titre en couverture : «Reprise du dialogue entre le pouvoir et l’opposition : Le CAR et la CDPA toujours les erreurs» et précise : «Mais là où le bât blesse, c’est qu’on convoque des gens pour venir discuter des réformes constitutionnelles et institutionnelles, donc de tout ce qui peut entourer l’organisation transparente des élections et qu’ils refusent de se rendre à la table de négociation alors que ces mêmes messieurs sont prêts à se présenter aux élections».

Suite à la 3e séance de travail du CPDC rénové, «Le Libéral, n°40 du 5 octobre 2011 *» qui titre en manchette : « Les concertations s’ouvrent sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles » note : « Les travaux du CPDC rénové semblent effectivement être partis sur les chapeaux de roue et ce malgré le boycott et les hésitations de certaines personnalités et formations politiques qui n’ont jusqu’ici pas répondu à l’appel des autres membres de ce cadre. Le jeudi 6 octobre 2011, les travaux portent sur les premières réflexions en vue des réformes constitutionnelles et institutionnelles. A propos de ces réformes, les membres du CPDC rénové évoquent essentiellement le régime politique, la nomination et les prérogatives du Premier ministre, les conditions d’éligibilité du Président de la République, la durée et la limitation du mandat présidentiel, l’institution d’un Sénat, la réforme de la Cour Constitutionnelle et les questions relatives au découpage électoral. Des sujets d’intérêt national seront également au programme des travaux ».

D.M.

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