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Economie

Lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme : Où en est le Togo ?

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L’Etat togolais avec le soutien de ses partenaires mène la lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme depuis quelques années. L’éradication de ces infractions qui freinent le développement économique et qui favorisent un climat de terreur dans les Etats, est au cœur des préoccupations des autorités togolaises. Plusieurs actions sont déjà menées dans ce sens, cependant il faut remarquer que beaucoup restent encore à faire.

Cette volonté de l’Etat togolais à lutter contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme, un véritable fléau de l’époque, se traduira par la transposition sur ordonnancement juridique de deux directives de l’UEMOA ; celle du 19 septembre 2002, relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux dans les Etats membres de l’UEMOA et celle du 07 juillet 2007, relative à la lutte contre le financement du terrorisme dans les Etats membres de l’UEMOA. Ces directives seront respectivement internalisées par deux lois en 2007 et 2009.

La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) qui a vu le jour depuis mars 2008 et le Comité Interministériel de Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) créé en 2009 permettent aux autorités togolaises de lutter efficacement contres ces deux fléaux.
Dans le but d’accroître et d’améliorer la capacité de l’Etat et du gouvernement togolais à faire face aux problèmes liés au trafic illicite de drogues et à la criminalité organisée, les Autorités ont validé en septembre 2009, avec l’appui technique de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (UNODC), un Programme National intégré (PNI) de lutte contre le trafic illicite de drogues et le crime organisé.

C’est dans cet esprit que depuis quelques mois, des actions spécifiques portant par exemple sur la sensibilisation des cibles sont mies en œuvres au Togo, avec la bonne et ranche collaboration du gouvernement togolais et l’implication effective des institutions administratives compétentes en la matière.

Ainsi, du 27 au 29 juillet 2011, un séminaire sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Togo s’est tenu à l’hôtel Eda oba à Lomé. Cette rencontre de trois jours organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF-Togo) a permis aux participants de se familiariser avec le éléments de la question, ainsi que les contours qui la composent.

Dans cet même objectif, il s’est tenue du 12 au 16 septembre dernier dans la Région des Plateaux, précisément à Nangbeto (environ 200 Km de Lomé), une réunion de travaux des experts nationaux et internationaux impliqués dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) du Togo.
C’était sous l’initiative de la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières du Togo (CENTIF-TG), avec l’appui technique et financier de l’Office des Nations-Unies contre la Drogue et le Crime (UNODC).

Malgré toutes ces actions menées par le Togo tant sur le plan juridique qu’institutionnel, il reste encore à faire. En effet, le rapport des évaluations produit par les Experts du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) révèle quelques insuffisances. On notera entre autres, l’insuffisance de vulgarisation des lois relatives à la lutte contre ces fléaux.

Dans ce contexte, il est impérieux d’intensifier ces actions de sensibilisation vers d’autres cibles, par exemples les acteurs de la société civile, les journalistes…pour permettre à ceux-ci de servir d’interlocuteurs valables auprès du grand public, sur la question de criminalité financière, ses causes profondes et ses conséquences désastreuses sur l’économie, la société. Le développement durable poursuivi par nos Etats, en est besoin pour son effectivité.

La Rédaction

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