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Politique

Lancement des audiences de la CVJR à Tsévié dans la région Maritime

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A l’ouverture des audiences de la Commission vérité Justice et
Réconciliation (CVJR) ce jeudi 20 octobre à Tsévié, le président de la
Commission à fait mention spéciale aux medias et à invité les uns et
les autres à la sincérité dans les déclarations.

Dans son discours introductif de ces audiences qui porteront sur les
violences politiques de 1958, les législatives de 1961, et les
arrestations arbitraires qui s’en sont suivies, les violences
électorales de 2005 et d’autres violences à caractères politiques
survenues au Togo entre 1958 et 2005, le président de la CVJR a
reconnu le rôle des medias dans le processus.

«Je voudrais faire mention spéciale des organisations de la société
et des medias, a la fois pour leur travail de mobilisation sociale
et la qualité du travail médiatique des audiences publiques
», a
déclaré Mgr Nicodème Barrigah à ses «chers amis des medias» dont, selon lui, la diligence permet aux togolais de suivre les audiences à chaque étape.

Le président de la CVJR reconnait par ailleurs qu’à ce moment des
audiences, seuls les victimes et les témoins répondent nombreux aux
sollicitations de la commission et que «parmi les personnes mises en
cause, rares sont celles qui acceptent de se remettre personnellement
en question.»

Pour le président qui ne se désespère pas pour autant, la réconciliation passe par la reconnaissance des fautes commises. Selon lui, la contrition et le regret des auteurs présumés préparent le terrain du pardon véritable.

Il a ainsi invité les uns et les autres à beaucoup plus de sincérité, de vérité et sérénité dans les déclarations qui seront faites.
«Le Togo peut renaitre des cendres de la division, de haine et
méfiance si tous les citoyens se reconnaissent dans cette commission
en vue de faire jaillir la vérité et d’accepter mutuellement la vérité
et d’accepter mutuellement avec un cœur contrit le pardon à l’instar
des devanciers qui ont réussi
» a précisé le préfet de Zio M. Deh
Komi Banzi
.

Les premières audiences à Tsévié ont été consacrées aux miliciens de
CUT connus sous le nom de «Ablodé sodja». Les témoins et victimes
écoutés ont raconté de nouveau les actes de tortures de destructions
de biens de ceux la qui se vengeaient des progressistes accusés de
collaborationnisme avec le régime colonial. Les faits en question se
rapportent à la victoire des indépendantistes togolais aux
législatives de 1961.

Germain Kokoura

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