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Politique

La Commission vérité Justice et Réconciliation a démarré les audiences à Sokodé

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La phase des audiences publiques de la CVJR se poursuit et a
lieu actuellement à Sokodé dans région centrale du Togo, après les étapes de Lomé, Dapaong et Kara.

Ces audiences à Sokodé seront consacrées également à divers
évènements ayant mis à mal la cohésion communautaire et la concorde
nationale au Togo, notamment, les déplacements de populations, les
violences électorales des années 1992 sur fond de conflits
intercommunautaires survenus à Sotouboua, l’affaire des militants
politiques d’Agbandji décédé lors de leur détention à Blitta, les
conflits intercommunautaires consécutifs au décès de l’ex-ministre
Djobo Boukari.

Dans leur engagement à ce travail qui est une première pour notre
pays, ils font preuves de personnalités infatigables tenaces et d’une
adresse sans commune mesure
” a déclaré M. Tchambi Tchakpo, préfet du Tchaoudjo par rapport aux membres de la CVJR en leur souhaitant la bienvenue dans la ville.

Le président de la CVJR, Mrg Nicodème Barrigah quant à lui a
remercié, à la séance introductive des audiences, les populations de
Tchaoudjo pour leur mobilisation autour de la commission. Il a
également convier de nouveau le peuple togolais au pardon. “Si nous
voulons remonter de l’abîme de nos conflits il faut accepter d’unir
nos forces dans l’humilité, la sincérité et le pardon.
” a martelé Mgr
président qui sur le champ, a donné la parole aux victimes et témoins
des évènements liés au déplacement de populations dans la région
centrale.

Les témoins et les victimes pour la plupart des descendants des
populations déplacées du nord venus peuplés d’autres lieux du Togo ont relaté des scènes horribles vécus pendant la période des troubles
sociopolitiques des années 90, contraintes de regagner le pays de leurs parents.

Les victimes écoutées affirment pardonner mais font à la quasi unanimité une doléance aux pouvoirs publiques: les aider à venir
à bout d’un problème lié à la dévastation de leur récolte par les
éléphants.

En effet à en croire une victime, près de 900 familles relogées à Sotouboua dans la faune subissent aujourd’hui après les
hommes la foudre des animaux. Une situation qui est à corriger pour le bien être de la population.

De sokodé, Germain Kokoura, envoyé spécial.

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