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GHANA : Les ex-combattants refugiés Ivoiriens bientôt délocalisés loin dans un pays tiers

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Le Président Ivoirien Alassane Dramane Ouattara a signé le jeudi dernier à Accra au Ghana au nom de la Côte d’Ivoire avec le Ghana et l’Organisation des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) un accord tripartite pour transférer d’une part les ex-combattants dans un pays tiers qui n’a pas de frontière avec la Côte d’Ivoire et d’autre part un rapatriement volontaire des quelques 18.000 réfugiés ivoiriens au Ghana. Peu avant cet accord, les réfugiés ont conditionné leur retour par la libération du Président déchu Laurent Gbagbo et le désarmement des ex rebelles des Force Nouvelles (FN) qui font la pluie et le beau temps dans le pays.

L’un des objectifs majeurs pour lequel le président Ouattara est venu au Ghana est de convaincre ses compatriotes à retourner au bercail après qu’ils avaient fuit par milliers les affres de la récente crise post-électorale qui a fait saigner le pays. Mais visiblement sa démarche n’a pas rassuré les refugiés qui sont en majorité des supporters de Gbagbo.

Ces derniers demandent que le nouveau pouvoir pose des actes concrets allant dans le sens de l’apaisement sur le terrain afin qu’ils soient motivés pour rentrer. Les réfugiés prétendent ne pas voir la sincérité dans la main tendue des nouvelles autorités qui jouent à un double jeu en essayant de les faire revenir pour les arrêter ou pour subir les brimades des ex rebelles FN qui font la loi dans le pays.

Ce qui motive ces réserves, c’est l’une des déclarations de Ouattara de poursuivre en justice ceux qui ont commis des crimes économiques dans le pays. Mais dans le but de faire aboutir son projet de rapatriement, le Président Ivoirien a signé un accord tripartite pour un retour volontaire en Côte d’Ivoire.

Pour le ministre Ghanéen des Affaires Etrangères, Alhaji Mohammed Mumuni, le ministre des Affaires étrangères ivoirien, ainsi que son homologue Ivoirien M. Daniel Kablan Duncan et le Directeur du HCR au Ghana, Mme Sharon Coopar, qui ont signé cet accord, leurs prières est de voir à terme les réfugiés Ivoiriens à retourner au pays pour prendre part au processus de réconciliation en cours mais aussi pour prêter une main forte à la reconstruction de la Cote d’ivoire.

Outre le volet rapatriement volontaire des réfugiés, d’autres sujets ont meublé l’agenda de Ouattara à savoir la normalisation de la situation politique en Côte d’Ivoire, l’exploration et la production pétrolière au Ghana et la démarcation de la frontière maritime entre les deux pays.

Comme on le voit la question des réfugiés ivoiriens, civiles et militaires, au Ghana continue d’être une préoccupation pour les nouvelles autorités à Abidjan qui craignent que des dangers pourraient provenir de leur part à tout moment pour déstabiliser la Côte d’Ivoire. S’inscrivant en faux contre cette idée, le Président Ghanéen John Atta Mills avait juré que son pays ne servira jamais de base arrière pour déstabiliser la Côte d’Ivoire.

CA

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