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Politique

Début des audiences de la CVJR à Atakpamé : «osons donner une chance à la paix dans le cadre de la justice transitionnelle» déclare Mgr Barrigah

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Les audiences publiques de la Commission Vérité Justice et
Réconciliation (CVJR) se déroulent depuis vendredi 14 octobre à
Atakpamé, ville cosmopolite et cité carrefour, aux sept merveilleuses
collines toutes vertes flamboyantes, s’étendant à perte de vue à
l’ horizon.

Ici, dans la ville des sept collines, 4623 dossiers ont été recueillis. Les audiences seront consacrées aux violences politiques de 1958 à 1963, les déplacements de populations suites aux violences politiques et intercommunautaires, les violences électorales de 2005 et d’autres cas de violations des droits humains à caractère politique survenues au Togo à partir des années 1990.

A l’ouverture des audiences, Mgr Nicodème Barrigah-Benissan a invité les personnes qui hésitent encore a donné une chance à la paix à se joindre dynamisme en cours. «Permettez à présent, qu’une fois
encore, je me tourne vers les compatriotes qui, pour diverses raisons,
hésitent encore à entrer dans cette démarche de réconciliation, pour
leur adresser mon appel : osons donner une chance à la paix dans le
cadre de ce processus de justice transitionnelle, car les erreurs et
les violences du passé ne doivent hypothéquer notre avenir
» a déclaré le prélat.

Il a rappelé par ailleurs que « les témoins et tous les intervenants
auprès de la commission bénéficient de la protection de l’Etat et ne
peuvent être poursuivis ou arrêtés pour leur propos, avis ou opinion
»
conformément au décret portant nomination des membres de la CVJR.

Pour le préfet de l’Ogou, M. Lemou Pilakani, mieux que le colibri
ce petit oiseau qui osait arrêter les flammes qui dévoraient la forêt
la commission joue sa partition pour la réconciliation au Togo avec
admiration. Il a assuré que la région des Plateaux va jouer aussi
sa partition au cours de ces audiences par une participation
constructive.

Les évènements de 1958 et les Ablodé sodja sont aux centres de
l’audience à ce debut. Les différents témoins et victimes qui ont
ouvert la balle des audiences à Atakpamé, racontent les agissements de la milice à la solde d’indépendantistes pendant la période des
indépendances. Selon un témoin en juin 1958 un groupe introduit à la
maison de son père qui était du Parti Togolais pour le Progrès (PTP).

La milice à tout saccagé, emporté de l’argent. «C’est partant de
ces événements que mon père était devenu pauvre jusqu’à sa mort en
2001.
» à indiqué le fils de la victime.

Germain Kokoura

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