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Education

Togo : Résolution de la crise universitaire

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Trois mois après la signature de l’accord intervenu entre le gouvernement et les acteurs du monde universitaire suite à une persistante crise, les réalisations commencent par décevoir les premiers concernés( les étudiants). Bien que la plupart des promesses contenues dans ce accord ne trouveront leur application qu’au cours de la rentrée 2011-2012, les étudiants n’y croient plus. Le 1er article de l’accord qui prévoyait des « examens spéciaux » aux étudiants en « transition en Droit » fait objet de polémique.

Contre toute attente, la direction de la faculté de Droit de l’Université de Lomé a refusé d’étendre les conclusions de l’accord du 7 juillet à tous les étudiants en transition. Seuls ceux qui étaient en 3ème année en 2008-2009 étaient pris en compte par la note du décanat. Ces étudiants en question ne sont réalité pas en transition mais bien dans le système classique car y ayant passé tout le 1er cycle.
«Nous qui avions fait la 1ère et la 2ème année dans le système classique et qui faisons la troisième dans le LMD sommes laissés de coté et pourtant c’est nous qui sommes en transition. On dirait qu’on fait la culture de la médiocrité dans cette maison. Ces étudiants ont déjà eu la chance de passer une fois la licence. Mais ils ont été recalés. Pourquoi ne pas donner cette chance aux nouveaux aussi ?» tentait de nous expliquer désespérément un groupe d’étudiants mécontents.

Interpellé sur la question par la rédaction de togopartail le chef du département de Droit prive le prof. Wolou Komi a préféré répondre par un silence éloquent. Erreur d’interprétation ou pas, cette démarche du doyen Santos de la FDD remet en cause la bonne foi du gouvernement et des autorités universitaires.

Le troisième point de l’accord relatif à la reprogrammation des unités d’enseignement fondamentales et celles dans lesquelles il y aurait un faible taux de réussite semble ne pas être d’actualité à quelques jours de la rentrée universitaire.

Selon certaines sources (qui restent à confirmer) les frais d’inscription seront encore à 25000 frs contrairement aux 5000 frs prévus par l’accord. Si cette rumeur devenait clameur alors les étudiants et l’opinion nationale donneront raison au MEET (Mouvement pour l’Epanouissement de l’étudiant) qui a refusé de signer l’accord du 7 juillet.

L’histoire retiendra que ce Mouvement conduit par son président Sébou Abdou était l’initiateur d’ une liste revendication qui a conduit après une série de violentes manifestations entre étudiants et force de l’ordre, au fameux accord du 7 juillet dont l’application cause problème.

Togoportail se propose de vous informer sur l’évolution de la situation des étudiants car tant vaut la jeunesse, tant vaut la nation dit-on.

La Rédaction

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