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REVUE DE PRESSE

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Les implications du procès sur la tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat et les révélations sur les 17 milliards de F CFA que le Général Eyadéma le Togo aurait offerts à Chirac suite aux aveux de Robert Bourgi, sont les sujets qui ont fait la Une des journaux togolais cette semaine.

Le verdict dans l’affaire de tentative d’atteinte à la Sûreté de l’Etat à la suite de laquelle Kpatcha Gnassingbé et trois de ses coaccusés écopent de 20 ans de prison ne finit pas de faire couler l’encre et la salive. En plus des 20 ans qu’il devra passer en prison, Kpatcha se voit non seulement déchu de tout droit civique mais aussi ses biens sont gelés par l’Etat togolais.

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 97 du 20 Septembre 2011» titre en couverture : «Affaire de coup d’Etat : Faure braque ‘‘légalement’’ Kpatcha et s’empare de ses biens». Indiquant que c’est un procès qui condamne Faure suite aux révélations sur la torture qui l’accablent lui et son entourage, le confrère écrit : «Pour le contrôle du pouvoir qui l’oppose à son jeune frère depuis la succession monarchique sanglante de 2005, Faure Gnassingbé a compris qu’il fallait trouver un moyen de le mettre définitivement hors d’état de nuire, il décrète alors par la justice la déchéance civique de Kpatcha. Mais il sait aussi que tant que son frère sera en possession de sa colossale fortune, il représentera toujours une menace, alors il le dépouille de tous ses biens».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1053 du 19 septembre 2011» titre à la Une : «Coup d’Etat et différends familiaux : La saisie des biens de Kpatcha Gnassingbé, l’ultime preuve de règlement de compte». Révélant que le Général Assani Tidjani est de nouveau évacué au pavillon militaire de CHU-Tokoin, le confrère précise : «La comédie de procès d’atteinte à la sûreté de l’Etat a connu son épilogue vendredi avec la condamnation sans état d’âme de Kpatcha Gnassingbé et ses camarades d’infortune. Une bonne partie des inculpés ont été condamnés à des peines allant de 18 à 24 mois de prison, dont un avec sursis, et devraient recouvrer leur liberté, puisque ayant déjà passé plus de deux ans en prison. Le député, le Général Asssani Tidjani et le Commandant Atti écopent eux, de 20 ans de réclusion, de même que le Libanais Bassam El Najar contre qui un mandat d’arrêt international est lancé. Le bon sens peut comprendre les peines d’emprisonnement infligées aux prévenus et la déchéance de leurs droits civiques mais ce qu’il est difficile de saisir, c’est la confiscation de leurs biens. Qu’est-ce que le coup d’Etat a-t-il à avoir avec les richesses des inculpés ? Une telle mesure s’entendrait si c’est par exemple un détournement de deniers publics qui leur était reproché».

Saluant le courage de Faure Gnassingbé à pouvoir laisser la Justice dire librement le droit, «La Lanterne, n° 127 du 21 septembre 2011» s’interroge : «Epilogue du long feuilleton Kpatcha Gnassingbé : La condamnation de Kpatcha, marque d’une véritable fin de l’impunité ?» et note : «C’est clair que par ‘‘l’audace de Faure Gnassingbé’’, les Togolais ont vu défiler à la barre des enfants de l’ancien homme fort de Lomé II, Eyadéma Gnassingbé de même que des officiers de l’armée dont la simple évocation de nom faisait frémir. Décidément les temps auraient changé sous l’ère Faure Gnassingbé longtemps critiqué pour son manque de courage dans les prises de décisions».

« Chronique de la ,Semaine, n° 163 du 22 Septembre 2011 » plutôt affirmative titre à la Une : «Le procès de Kpatcha Gnassingbé consacre la fin de l’ère de l’impunité au Togo» et note : « Au cours d’une rencontre avec la presse organisée à l’hôtel Ibis à Lomé au lendemain du procès Kpatcha Gnassingbé par la partie civile dans le dossier de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, requalifié : “complot formé pour préparer un attentat contre la sûreté de l’Etat” , l’ancien bâtonnier du Benin, Me Gabriel Archange Dossou, s’est prononcé sur l’essentiel à retenir de ce procès que d’aucuns considèrent comme celui du siècle. Dans la déclaration liminaire présentée à cet effet, l’ancien bâtonnier de Cotonou a relevé que le procès Kpatcha Gnassingbé consacre la fin de l’ère de l’impunité au Togo. Autrement, une personnalité de pointe comme Kpatcha, ancien ministre de la Défense et surtout un député à l’Assemblée Nationale n’aurait jamais été trainé devant les tribunaux pour répondre de ses actes».

Suite au bras de fer entre les deux princes, «Courrier de la République, n° 241 du 19 Septembre 2011» titre à la Une : «Enfin, Kpatcha enterré vivant, Rock réaffirme le malaise au sein de la famille. Que peut-il se passer à présent ?» et note : «Pendant plusieurs jours, la population a vibré au rythme de l’ambiance qui a prévalu au Palais de Justice de Lomé. Si le verdict a un goût de fiel pour certains, il a le goût de miel pour d’autres. En effet, le Chef de l’Etat a été d’une rare témérité en allant jusqu’au bout de sa logique de laisser la Justice trancher l’affaire. Cependant des révélations d’ordre majeur ont été faites et elles plombent la cohésion familiale».

Confirmant le malaise qui existe aussi bien au niveau familial que dans l’entourage de Faure, «Forum de la Semaine, n° 1027 du 20 septembre 2011» titre en manchette : «Kpatchagate : L’Ex-officier des FAT Gerry Taama tire les leçons d’un procès à polémiques». Il cite ce dernier selon qui : «Ce procès soulève plus de problèmes qu’il n’en résout. C’est la disparition de l’éthique républicaine dans notre pays, remplacé par un cynisme ostentatoire».

C’est au nom de la cohésion familiale et sociale que «La Dépêche, n° 588 du 21 septembre 2011» titre en manchette : «Après le procès du siècle : La clémence du Chef de l’Etat attendue» et indique : «La balle est définitivement du côté du Président de la République. Premier magistrat du pays, à qui il revient de gracier ou de laisser périr son petit frère en prison. Les hommes passent mais l’histoire reste. A chacun de jouer sa partition. Nous pensons que pendant tout ce temps qu’a duré cette affaire, le président a eu le temps d’apprécier la part de vérité, les manipulations et les mensonges de tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans cette sale affaire. Les regards sont tournés vers lui».

Quant à « Le Liberal, n°38 du 21 septembre 2011» qui titre en manchette : «Réhabilitation ds victimes collatérales du complot contre la sûreté de l’Etat : La CNDH appelle l’Université de Kara à rétablir Awadé Massama-Esso dans ses fonctions», écrit : «C’est au lendemain des événements d’avril 2009 que Awadé Massama-Esso a été brièvement interpellé ; il n’aura connu que quelques jours de garde à vue. Selon des témoignages concordants, il se serait attiré lui-même des ennuis en tentant d’organiser au lendemain du putsch éventé, des manifestations de soutien dans la Kozah en faveur des cerveaux présumés».

Des révélations accablantes faites par l’avocat franco-libanais Robert Bourgi sur d’importantes sommes d’argent que les Chefs d’Etat africains offrent aux présidents français en périodes électorales, agitent les milieux politiques et les médias s’en font un chou gras.

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 97 du 20 septembre 2011» titre en couverture: «Scandale des mallettes : Le clan Gnassingbé aurait envoyé 17 milliards de francs CFA à Chirac en 1995». Révélant que Gilbert Bawara est soupçonné de prendre des contacts suspects dans l’entourage d’Alain Juppé, le confrère écrit : «Selon des indiscrétions, 17 milliards de F CFA des contribuables togolais ont été acheminés à Jacques Chirac en 1995 à la Mairie de Paris. L’argent en francs français était disséminé dans les sacs de militaires marins et convoyé à l’époque par trois personnes. Le premier est le plus chanceux des fils Gnassingbé qui fait la pluie et le beau temps aujourd’hui, le second est un général mécanicien longtemps connu dans le sport et surtout l’Olympisme, le troisième un marabout. Les trois mousquetaires avaient débarqué à l’aéroport d’Orly avant de prendre la direction de la Mairie. A l’époque, Chirac était malmené dans les sondages par Edouard Balladur, mais le fameux marabout avait révélé à Eyadéma que son ami devait remonter la pente et gagner les élections, d’où sa présence dans la délégation».

S’intéressant au même sujet, «Liberté, n° 1054 du 20 septembre 2011» qui titre en manchette : «Françafrique : Les mallettes de Lomé aux hommes politiques français, 17 milliards F CFA et un marabout pour sauver Chirac perdu dans les sondages en 1995» souligne : «Dans une interview accordée le 11 Septembre dernier au «Journal du Dimanche» (JDD, l’avocat franco-libanais, successeur de Jacques Foccart et «ami très écouté de Sarkozy», a mis le pied dans le plat en faisant des révélations sur la Françafrique. Il affirme avoir participé à des remises de mallettes à des hommes politiques français dont les anciens présidents Jacques Chirac et Premier ministre Dominique Galouteau de Villepin de la part des dirigeants africains. Beaucoup de présidents africains ont été cités, sauf feu Gnassingbé Eyadéma présenté par Jacques Chirac comme «un ami personnel de la France». Pourtant, le clan finançait aussi des hommes politiques français».

Par D.M. pour Togoportail

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