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Mercredi à la Une de Le Libéral

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La diplomatie togolaise a encore trois semaines pour convaincre

Qui du Togo, du Maroc ou de la Mauritanie aura la lourde responsabilité de remplacer l’Afrique du Sud et le Nigéria en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité conformément à l’amendement de 1963 qui a fixé la répartition géographique des sièges de membres non permanents du Conseil de sécurité. Le compte à rebours a commencé.

Plus que 15 jours pour savoir si le Togo aura le privilège parmi les 3 candidats africains de bénéficier d’une place autour de la table en fer-à-cheval dans la salle mythique du Conseil de sécurité où se déroulent les réunions de l’instance suprême de l’Organisation des Nations Unies, et espérer ainsi par un bail de deux années peser dans la prise de décision sur la paix et la sécurité internationales.

Même si les chances du Togo sont grandes : des soutiens ayant été assurés proclamés et réaffirmés, trop de précautions ne nuisent pas. Raison pour laquelle la diplomatie togolaise continue par s’activer jusqu’à l’instant ultime dans les couloirs de l’immeuble en verre des Nations Unies pour avoir toutes les chances de son côté.

De ce point de vue, le voyage de la triade Houngbo, Ohin, Esaw de l’autre côté de l’Atlantique à New York est loin d’être fortuit. Ils continuent le réglage des derniers détails de cette échéance et parachèvent le travail de lobbying entamé voilà quelque temps sans tambour ni trompette. Et les informations provenant de New York sont rassurantes d’autant plus que la campagne a permis de s’assurer du soutien des personnalités dont les voix portent au sein de la diplomatie multilatérale.

Le soutien du prix Nobel de la paix et ancien Président finlandais Martti Ahtisaari est à cet effet réconfortant. Bien d’autres pays électeurs hésitant pourraient bien basculer dans le camp togolais, ils ont donné des promesses fermes. Si certains acceptent volontiers de voter pour le Togo sans contrepartie, d’autres posent des conditions en espérant en retour un soutien de notre part pour leurs candidatures dans d’autres instances dans un proche avenir. Aucun acte posé ne semble donc être gratuit à ce niveau là. C’est le rendez-vous du donner et de recevoir.

Le discours du chef de gouvernement Gilbert Fossoun Houngbo à la Tribune de l’ONU qui s’apparente à la dernière épreuve de l’examen a eu une forte prégnance et a été plutôt bien accueilli le samedi 24 septembre après les tensions diplomatiques de la veille sur l’épineux problème israélo-palestinien. Il a contribué à renforcer cette atmosphère favorable pour la candidature togolaise.

Dans son allocution, le Premier Ministre a évoqué longuement la candidature du Togo. «Notre pays si il est élu, selon le chef du Gouvernement mettra l’accent sur la diplomatie préventive et le règlement pacifique des conflits qui ont depuis toujours constitué le socle de sa politique étrangère sans oublier la lutte contre les fléaux (…) ainsi que les nouvelles menaces à la paix et à sécurité internationales. Et c’est ensemble avec les autres Etats Membres du conseil, et grâce à leur soutien, que ces actions pourront être menées» a, notamment, déclaré M. Houngbo.

Pour la suite du contenu de la parution n° 39 du journal Le Libéral, veuillez télécharger le document joint: liberal_039_site.pdf

“Togoportail, toute l’information à votre portée”

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