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Economie

Togo : Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme

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Un séminaire sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Togo s’est ouvert tenu du 27 au 29 juillet 2011 à l’hôtel Eda oba à Lomé. Cette rencontre de trois jours est organisée par l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) en collaboration avec la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF-Togo). Cet atelier est rendu possible grâce à l’appui du Gouvernement français au Programme National Intégré (PNI) de lutte contre la drogue et le crime organisé au Togo.

Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent une des préoccupations majeures de la Communauté internationale en ce sens que ces fléaux représentent de nos jours une grave menace pour la sécurité mondiale et la stabilité économique et financière des Etats. Le blanchiment de l’argent sale est intrinsèquement lié au trafic de drogues, à d’autres formes de crime organisé, à la corruption, etc. Aucun pays n’est désormais à l’abri de ces fléaux.

C’est dans ce contexte qu’il est organisé ce séminaire qui a eu pour objectif général de proposer des projets de textes, sous réserve du respect des dispositions communautaires, en vue de combler les lacunes existantes au niveau du dispositif législatif, réglementaire et institutionnel du Togo. De façon spécifique, il s’agit de proposer des projets d’amendements nécessaires pour améliorer, compléter ou abroger certains textes en vigueur au Togo ou le cas échéant élaborer de nouveaux projets visant à renforcer le corpus juridique du Togo en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Ayant pris conscience des dangers que représentent ces fléaux, les Autorités Togolaises, à l’instar des Etats membres de l’UEMOA, ont transposé dans l’ordonnancement juridique interne les directives relatives à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT).

La CENTIF créée par décret le 28 mars 2008, a notamment pour rôle de recevoir et d’analyser des déclarations d’opérations suspectes qui lui sont communiquées par les professions du secteur privé assujetties au dispositif LBC/FT, et, le cas échéant, de transmettre des dossiers aux autorités de poursuite en vue d’aboutir à des condamnations.

Toutes ces mesures, signe de l’engagement des autorités togolaises, constituent des efforts remarquables pour doter le Togo d’un dispositif législatif et institutionnel efficace en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

A l’issue des travaux, des Experts nationaux prendront le relais pour parachever les projets de textes retenus en vue de les soumettre aux autorités nationales pour considération et approbation. Il en sera de même éventuellement pour les autorités de l’UEMOA, fondatrices des textes fondamentaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au niveau des Etats membres.

Ainsi les travaux du Programme National intégré de l’ONUDC pour le Togo serviront sans doute de références pour les futurs chantiers en cours pour mettre la région ouest africaine à l’abri des criminels financiers et créer ainsi un cadre propice des affaires et un environnement attractif pour un développement prospère et durable.

L’Expert de l’ONUDC (Bureau Régional du Sénégal), M. Konan Djaha, tout en remerciant les Autorités Togolaises pour l’organisation et la bonne réussite des travaux en ateliers, s’est dit satisfait des conclusions de ce séminaire.

Il faut rappeler que le document de la première phase du PNI a été signé le 16 septembre 2009 entre le Ministère togolais de l’Intérieur et de la Protection Civile et l’UNUDC. La coordination du PNI est assurée par le Comité National Anti-Drogue (CNAD).

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