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REVUE DE PRESSE

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Les rebondissements dans l’affaire Kpatcha Gnassingbé et les implications de l’affaire de débarquement de riz toxique au Port Autonome de Lomé sont les principaux sujets à la une des journaux togolais cette semaine.

Des tractations seraient en cours pour que Kpatcha Gnassingbé et coaccusés qui croupissent depuis plus de deux ans dans les locaux de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, soient enfin jugés.

Abordant ce sujet, «Forum de la Semaine, n° 1007 du 22 août 2011» qui titre à la Une : «Scoop Forumscopie : L’ouverture du procès de Kpatcha et coaccusés prévue pour ce week-end». Indiquant que les citations aux inculpés doivent être délivrées le lundi 22 août 2011, le confrère écrit : «Sauf cas de force majeure, le procès des inculpés dans l’affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat pourra s’ouvrir le vendredi 26 août 2011, a appris ‘‘Forum de la Semaine’’ de sources proches de la Justice togolaise. Les mêmes sources précises que la chambre judiciaire de la Cour Suprême est en fin prête pour le début du procès en fin de cette semaine et le Parquet Général de la Cour Suprême fera citer au plus tard la fin de cette journée de lundi les inculpés, les civilement responsables et autres témoins».

Dans le même registre, «Chronique de la Semaine, no 160 du 25 août 2011 » titre à la Une : «Atteinte à la sûreté de l’Etat : Kpatcha Gnassingbé devant la Cour Suprême » et souligne : «Les Togolais sont dans l’impatience de voir le procès de Kpatcha Gnassingbé s’ouvrir pour être situés sur cette affaire que certains ont du mal à croire. Ce procès s’avère important car il permettra aux Togolais d’être édifiés sur cette affaire…A en croire certaines informations provenant du dossier, le prévenu Kpatcha Gnassingbé aurait craché le morceau en faisant des révélations croustillantes permettant à l’instruction d’avancer dans son enquête. C’est d’ailleurs ces révélations qui ont permis d’interpeller le général Tidjani Assani qui est actuellement aux arrêts. Aujourd’hui, le dossier est bouclé et mis sur le bureau du Président de la Cour Suprême. Cette juridiction sera chargée de juger en toute transparance Kpatcha Gnassingbé et ses coaccusés dans les jours à venir».

Relevant que ce dossier se complique contrairement à ce que les gens peuvent imaginer, «Le Correcteur, n° 278 du 22 août 2011» titre en couverture : «Révélations de «Sahel-Intelligence : Vers une complication du dossier Kpatcha ; Les services américains sur les traces du député de la Kozah pour son appartenance à une filière de drogue» et note : «En détention depuis plus de deux ans dans une ténébreuse affaire de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Kpatcha Gnassingbé, le demi-frère du Chef de l’Etat togolais et ses co-accusés devraient être situés très prochainement sur leur sort. Le procès est annoncé imminent par le Procureur Général de Lomé. Pendant que les avocats du député de la Kozah croient à l’innocence de leur client, sa situation pourrait se compliquer davantage. Le pouvoir américain pourrait profiter de l’éventuelle ouverture du procès pour ressusciter une autre affaire de drogue dans laquelle Kpatcha serait trempé alors qu’il était ministre de la Défense et des Anciens Combattants. L’information publiée par le confrère nigérien en ligne : «Sahel-Intelligence» a été relayée par le site mO5togo.com».

Parlant de ce dossier, «La Dépêche, n° 584 du 23 août 2011» titre : «Affaire Kpatcha : Le procès du siècle s’ouvre vendredi, le DEA appelé au secours» et note «A l’issue d’une confusion juridico-politique, le député de Kpatcha a été arrêté le 15 avril 2009 devant l’ambassade des USA et gardé au secret avec ses coaccusés. Arrêté sur le chef d’accusation de flagrant délit, le procès s’ouvre deux ans et quatre mois après dans une confusion totale puisque jusqu’ici aucune procédure n’a été respectée. L’opinion attend de voir si au moins l’immunité parlementaire du député sera levée avant le jugement… A la veille du procès, une curieuse information attribuée au DEA américain circule sur la toile selon laquelle l’organisme américain de lutte contre le trafic de drogue n’a pas arrêté son souhait de lutte contre le trafic de drogue. Si cette information est avérée, ce serait une intrusion scandaleuse dans un procès fratricide. Si la poursuite contre Kpatcha dans le trafic de drogue il y a, on est passé de connaître ses coaccusés. C’est lamentable que des gens extérieurs se mêlent d’une affaire qui ne les concerne pas».

Suite à ce nouveau rebondissement dans cette affaire, «Liberté, n° 1034 du 22 août 2011» qui croit que c’est un croisade contre le député de la Kozah, titre en manchette : «Du coup d’Etat au «coup de drogue» : Les détracteurs de Kpatcha Gnassingbé diversifient les pistes d’accusations ». Estimant que c’est un dossier de trafic de drogue parallèlement ressuscité; le confrère précise «Pourquoi Kpatcha Gnassingbé sera-t-il jugé au juste? La question devrait paraître superflue aux yeux de certains; d’autant plus que les chefs d’accusation retenus contre le député de la Kozah sont connus de tous. Lui et une trentaine de personnes civiles et militaires sont accusés de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, groupement de malfaiteurs, rébellion, violences et complicité. Ce sont les griefs qui sont officiellement retenus, et le mercredi 17 août dernier était censé voir la chambre judiciaire de la Cour Suprême plancher sur l’affaire. Mais le calendrier n’a pas été respecté. Alors qu’on n’est même pas encore situé sur la date du procès, les détracteurs de Kpatcha Gnassingbé dépoussièrent un autre dossier… Pour quel grief Kpatcha Gnassingbé sera-t-il finalement jugé dans les jours à venir ? Coup d’Etat ou coup de drogue ? Visiblement à défaut du mobile d’atteinte contre la sûreté de l’Etat, il devra l’être pour trafic de drogue ».

S’intéressant au même sujet, «L’Alternative, n° 93 du 23 août 2011» titre en manchette : «Kpatchagate : C’est affaire de coup d’Etat ou de drogue ? Faure et ses amis tentent de brouiller les pistes» et indique : «Si la DEA américaine a besoin de Kpatcha Gnassingbé dans une affaire de drogue, ce n’est pas en marge du procès de tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat que cette affaire va être soulevée. A moins qu’on prenne le peuple togolais pour des mabouls. Après l’attaque de son domicile dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, Kpatcha Gnassingbé avait trouvé refuge le 15 avril à l’ambassade des USA au Togo où il a demandé un asile refusé par Washington qui l’a finalement livré aux autorités togolaises. Pourquoi les Américains à cette époque n’avaient-il jugé utile de le garder en même temps pour trafic de drogue… Du reste en cherchant par tous les moyens à transformer l’affaire de tentative de coup d’Etat en une affaire de trafic de drogue, Faure Gnassingbé et ses amis sont en train d’ouvrir un dossier sulfureux qui risque non seulement de le éclabousser tous, mais aussi de sauter la République».

Il y a quelques jours, la Société Elisée Cotrane de Julie Béguédou a réceptionné au Port Autonome de Lomé une cargaison du riz que certains journaux taxent de toxique. Pour rassurer les consommateurs togolais de la bonne qualité du riz, Mme Béguédou a tenu une conférence de presse le mercredi 18 août dernier au Port Autonome de Lomé (PAL).

Suite à cette conférence de presse, «Courrier de la République, n° 237 du 22 août 2011» qui titre en couverture : «Débarquement de riz au PAL : La contre offensive de Julie Béguédou», souligne : «D’après l’accusée, les allégations visent tout simplement à jeter du discrédit sur ses affaires et à braquer l’opinion sur ses activités de manière injustifiée. Ce riz dit toxique a été embarqué depuis les Etats-Unis et il faut un minimum de sécurité des grains de ce granulé. Le trajet ne se fait pas en une semaine et les cales exposées à l’humidité peuvent exposer le riz à des attaques d’insectes et c’est en prévention de cela que les produits ont été utilisés».

Abordant le même sujet, «Liberté, n° 1034 du 22 août 2011» précise : «Affaire de riz toxique au Port Autonome de Lomé : Mensonges à tous les niveaux, le doute persiste sur la qualité de la marchandise». Révélant que le riz vient de la Thaïlande et non des Etats-Unis d’Amérique, le confrère écrit : «Depuis la semaine dernière, une affaire de riz toxique débarqué au Port Autonome de Lomé (PAL) agite le microcosme économico-médiatique togolais. Les journalistes censés être la voix des sans-voix ont choisi de jouer les cerbères en s’époumonant sur les démonstrations métaphysiques de la Directrice générale d’Elisée Cotrane, Julie Béguédou, une intime du Chef de l’Etat. Le zélé ministre du Commerce et de la Protection du Secteur Privé, et Secrétaire Général à la Présidence de la République, Arthème Ahoomey-Zunu, est aussi allé à la rescousse de la femme de son patron. Mais tous ces gens ont tous fait faux en mentant au peuple togolais. Le riz vient de Thaïlande et non des Etats-Unis d’Amérique comme on le laisse croire». S’intéressant à ce sujet, «L’Alternative, n° 93 du 23 août 2011» révèle : «Affaire de riz contaminé : Julie Béguédou assigne le journal «L’Indépendant Express en justice».

D.M.

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