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Médias

REVUE DE PRESSE

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Les implications des menaces de mort dont fait l’objet un groupe de journalistes jugés trop critiques vis-à-vis de l’Etat, et les dessous des accrochages entre les ministres Ayassor de l’Economie et Tchamdja des Travaux Publics, sont les sujets qui meublent la revue de presse cette semaine.

Suite aux menaces de mort dont fait l’objet un groupe de journalistes, membres de l’Association « SOS Journalistes en Danger », cette association appuyée par les Organisations de défense des Droits de l’Homme (ODDH), a organisé une grande marche le samedi dernier pour réclamer aussi bien la démission du Lt Colonel Massina Yotroféi, patron de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) que le respect de la liberté de presse au Togo.

Abordant ce sujet, «Crocodile News, n° 853 du 9 août 2011» qui titre en manchette : «SOS Journalistes en Danger devant l’Ambassade de France le samedi : Des journalistes bravent la peur » écrit : «Des journalistes togolais ont été sévèrement réprimés par la police nationale le samedi 6 août 2011 au cours d’une manifestation pacifique organisée à Lomé. Ils se sont vus contraints de se rétracter sur l’Ambassade de France au Togo; la démission du Colonel Yotroféi Massina est l’une de leurs exigences».

S’intéressant au même sujet, « Indépendant Express, n° 176 du 9 août 2011 » titre à la Une : « Atteinte à l’intégrité physique : Les journalistes mettent la pression » et note : «Le 6 août 2011, à l’appel de l’Association SOS Journalistes en Danger, les hommes de médias dans leur diversité ont soulevé la poussière dans plusieurs artères de la capitale togolaise, Lomé, pour exiger la préservation de la liberté de presse et d’expression au Togo. Ils ont mobilisé à leur cause des militants de partis politiques, les défenseurs des droits de l’Homme pour protester contre les menaces qui pèsent sur la presse. La foule estimée à plus de cinq mille manifestants qui se dirigent vers le Palais des Congrès de Lomé, point de chute initialement prévu pour cette marche, a été contrainte d’aller devant l’Ambassade de France à Lomé. Cette marche pacifique de protestation intervient suite aux allégations venant de sources concordantes faisant état de menaces de l’Agence nationale de renseignement (ANR) dirigée par Massina Yotroféi visant à porter atteinte à l’intégrité physique et à la vie des journalistes».

Fustigeant les déclarations faites à la Télévision nationale (TVT) par le ministre de la Sécurité, Gnama Latta, «L’Alternative, n° 91 du 9 août 2011» titre en couverture : «Marche de SOS Journaliste en Danger : Mensonge, zèle et naïveté du ministre Gnama Latta» et précise : «A sa nomination, beaucoup ont poussé un ouf, espérant que dans ses méthodes, le « pilote chevronné » fera la différence par rapport à son prédécesseur auquel on attribue une certaine brutalité et un certain zèle hautement nuisible. Mais, à l’épreuve des faits, Gnama Latta, puisqu’il s’agit de lui, se présente plutôt dans les mêmes termes comme certains « tristes sires » que la mémoire collective des Togolais retiendra comme tel. On l’a encore vu ces derniers jours faire volontiers la défense du diable, dans l’affaire de menaces de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) contre les journalistes à coup de…mensonge ».

Battant en brèche tout le mal qu’on pense de Massina Yotroféi, «Le Combat du Peuple, n° 687 du 8 août 2011» qui titre à la Une : «Cessons de jouer avec le feu : Menaces de mort contre des journalistes, membre de SOS Journaliste en Danger » souligne : « Pour notre part nous n’avions pas cru, du moins selon les versions présentées sur Rfi que nos confrères disposent de preuves irréfutables pour étayer leurs affirmations. Nous n’irons pas jusqu’à dire qu’ils ont menti ou inventé de toute pièce cette histoire, mais nous somme en droit de douter parce que leurs allégations ne reposent sur aucun élément solide. Car, pour notre part, nous avons une idée assez de l’ANR. Nous n’avons jamais reçu de menaces de la part du Lt Colonel Massina, en dépit des articles au vitriol que nous avions publiés contre lui. C’est le lieu de porter témoignage parce que nous sommes bien placés pour le faire ».

Abordant dans le même sens, «Chronique de la Semaine, n° 158 du 11 août 2011» qui s’interroge : «Marche de SOS Journaliste en Danger : Les organisateurs sont-ils désormais en sécurité après la manifestation ? » indique : «La marche a été suffisamment diffusée sur les médias locaux et surtout sur les réseaux sociaux, notamment le Facebook et le Twitter. Comme nous l’avons déjà dit, l’objectif réel visé par les organisateurs de la marche c’est de montrer à la communauté nationale et internationale qu’au Togo la presse est bâillonnée. La communauté nationale peut-elle avaler cette couleuvre servie par SOS Journaliste en Danger ?…Visiblement, les journalistes de SOS Journaliste en Danger semblent bien dépasser les politiciens qui sont maître dans l’art de montage…Cette histoire de menaces dont on nous rabat les oreilles relève de l’imagination fertile de l’Anc et son aile marchante SOS Journaliste en Danger».

Il se raconte qu’il y a un accrochage entre le ministre de l’Economie et des Finances, M.Otèth Adji Ayassor et le ministre des Travaux Publics, M. Andjo Tchamdja à propos de l’attribution des marchés sur la réhabilitation des routes au Togo.

Suite à cet accrochage, «Liberté, n° 1026 du 9 août 2011» qui titre en manchette : «Malaise dans le gouvernement : Les fameux grands travaux divisent les ministres Ayassor et Tchamdja » indique : « Ministre de l’Economie et des Finances depuis 2007, Adji Otèth Ayassor est l’un des incontournables du nouveau pouvoir de Faure Gnassingbé. Détenant le cordon de la bourse, il est présent dans tous les domaines et tente de faire les affaires dans ce qu’on appelle ici « Le Togo en Chantier». Une forte présence qui polluerait actuellement les relations entre lui et son collègue des Travaux Publics, Tchamdja Andjo. La démarche solitaire du ministre des Finances dans l’attribution du marché serait décriée par son collègue des Travaux Publics qui serait révolté par la manière dont le côté financier des grands travaux à la togolaise est géré ».

Abordant ce sujet, «L’Alternative, n° 91 du 9 août 2011» titre en manchette : «BTP, Attribution fantaisiste des marchés publics : Qui d’Ayassor, Houngbo ou Tchamdja favorise l’entreprise CECO-BTP ? ». Révélant que le bitumage de la route Todman aurait coûté 500 millions de FCFA, le confrère écrit : «L’entreprise CECO-BTP est en passe de se voir attribuer le marché de réhabilitation de la route Station Agbalépédo-Lycée d’Agoè par la bonne volonté du ministre Ayassor et ce, dans des circonstances floues pour un montant de 17 milliards de F CFA…Visiblement le ministre Andjo Tchamdja ne serait pas au courant de cette attribution. Et certainement la Primature du « Pnudien » non plus ».

Par D.M. pour Togoportail

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