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Enjeu-élection Ghana 2012: Quand les moeurs et valeurs sociales sont foulés aux pieds

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Le Conseil Chrétien des églises du Ghana exhorte tous les chrétiens électeurs du pays à ne pas voter pour quiconque des candidats à la présidentielle de 2012 qui soutient ou qui encourage le droit des gays et des lesbiennes. Cet appel solennel intervient à un moment où la pratique de l’homosexualité tend à prendre une assise dans le pays et que des informations circulent sur de probable soutien que les homosexuels pourraient avoir chez certains candidats en lice pour la présidence de 2012.

Face au phénomène de l’homosexualité que d’aucuns qualifient de dépravation des mœurs, le Conseil Chrétien du Ghana (CCG) est monté aux créneaux en début de cette semaine pour donner sa position sur cette question qui divise la société. Lors d’une conférence de presse à Accra, le secrétaire général du CCG, Dr. Fred Deegbe, se basant sur les principes divins, a déclaré que « l’homosexualité est un péché devant Dieu. C’est un acte odieux et abominable qui ne doit pas être toléré dans le pays. Et purement sur le plan socio culturel ghanéen, Degbee ajoute « l’homosexualité est étranger à la culture ghanéenne, nous devons donc résister à son imposition dans nos mœurs au nom des droits humains. S’il est adopté comme loi, il entrainera la colère de Dieu sur la nation et les conséquences seront insupportables».

Sur la base de ces différents arguments énoncés, le CCG a donné, sans ambigüité, une ligne de conduite aux chrétiens du Ghana « … Nous appelons tous les chrétiens à voter contre tous les politiciens qui font la promotion et qui encouragent le parrainage de l’homosexualité». Cet appel concerne non seulement les candidats à la présidence mais aussi tous les autres candidats qui aspirent à un poste électif lors des prochaines consultations électorales. Le modérateur de l’Eglise Presbytérienne du Ghana, Rev Martey Emmanuel, a certifié la position du CCG, une mesure qui influencera les uns et les autres. Afin donner une envergure générale à la décision de boycott des homos, le CGG appelle les autres organisations religieuses, les chefs traditionnels bref tous les Ghanéens soucieux de la préservation des valeurs morales à faire entendre leurs voix.
Cependant une voix nuancée, celle d’un professeur de droit à l’Université du Ghana, Kissi Adjabeng, s’est fait entendre. Le concerné déclare ne pas vouloir se verser dans des débats religieux mais espère que ce sujet ne prenne le dessus sur le programme des candidats lors de la campagne électorale.

Quelle sera l’influence de la décision des leaders ecclésiastique sur les électeurs et les politiciens? Le vote étant un acte libre et sans contrainte, il est difficile de pronostiquer quoi que ce soit pour le moment. Wait and see…

Source: www.koaci.com

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