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Société

Dévalorisation de l’éducation scolaire

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Dans l’univers où les soirées récréatives, les téléphones mobiles de haute gamme, les sorties nocturnes et les chats sur internet prennent la majeur partie du temps des élèves, il est bien évident que les exercices ne soient plus le meilleur canal pour réussir les examens de fin d’année. Les jeunes filles les plus astucieuses de la capitale préfèrent opter pour des moyens plus faciles et plus rapides d’avoir accès à ces diplômes. C’est ainsi qu’elles sont nombreuses à séduire leurs enseignants dans le but de bénéficier de leur clémence au cours de la correction de leurs copies. Si cette technique marche dans certaines cas il faut reconnaître que les déceptions sont parfois cuisantes et les conséquences irréparables.

Les parents d’élèves, les associations de défense des droits des femmes ainsi que les médias ont toujours accusé les enseignants de harcèlement sexuel surtout à partir du secondaire. Bien que cette pratique persiste, il est remarqué une nouvelle forme de relation enseignants-élèves basée sur des intérêts réciproques.

Désormais les jeunes filles n’hésitent plus à déclarer leur flamme aux enseignants. Si pour certaines, c’est le charme et la jeunesse du professeur qui les emballent, pour la majorité les relations amoureuses avec les enseignants trouveraient leurs explications du coté des notes sur les bulletins de fin d’année.

Pour atteindre leurs buts, certaines de ces filles préfèrent avoir leurs enseignants comme des répétiteurs privés. D’autres encore passent par de petits cadeaux auxquels ces enseignants généralement mal payés ne sont pas indifférents. Les chemises décolletées d’où se remarquent aisément les bouts de seins soyeux et fermes, les mini-jupes qui laissent contempler de jambes longilignes, les coiffures extravagantes et les maquillages inédits sont entre autres des armes de ces demoiselles qui ne reculent devant rien.

Les enseignants les moins scrupuleux promettent à ces filles la réussite en fin d’année. Cependant forces est de constater que si dans les classes de passage les enseignants arrivent à augmenter les notes des filles pour les faire monter en année supérieure, la situation est tout autre dans les classes d’examen.

Les élèves en classe de première qui ont passé les examens de Bac I ont essuyé la grosse déception. Elles se sont vues recaler malgré les promesses de leurs professeurs. Andréa une victime du système pense avoir trouvé la solution:”mon professeur m’avait donnée des exercices qui devraient sortir mais ce n’était pas le cas. Ma copine Jeanne moins brillante que moi qui par contre sortait avec le proviseur est admise au premier tour“. Conclusion pour réussir au Bac I il faut traiter avec le proviseur et non avec les enseignants”.

Sachant qu’étant dans l’impossibilité d’aider les filles à décrocher le baccalauréat, les enseignants promettent aux filles ce ticket gagnant pour l’université contre des nuits en chaleur. Les corrections se déroulant dans l’anonymat, ils auront toutes les difficultés pour honorer leurs engagements. Les candidates encore en attente des résultats ne doivent pas espérer un miracle. Comme le dirait un jeune enseignant dans un complexe scolaire privé de la capitale:”Nous sortons toujours gagnants dans cette histoire“.

Roger ADZAFO pour Togoportail

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